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Non ! à l'usage punitif des
allocations familiales
La montée de la délinquance juvénile
redonne du tonus à l'idée de Pierre Caro : utiliser la menace de suppression
des allocations familiales pour amener les parents de jeunes délinquants à
exercer un certain contrôle sur leur progéniture. Du RPR à J.P. Chevênement,
beaucoup se prononcent en faveur de cette fonction "punitive" des CAF.
Voici ce
que nous en pensons :
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Les parents doivent être responsabilisés, y compris
financièrement. Quand les enfants cassent, ou volent, il est normal qu'ils
remboursent et payent des amendes.
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Mais les allocations familiales n'ont pas à être
mises à part des autres revenus de la famille. Pourquoi les parents n'ayant
qu'un enfant à charge, qui donc ne touchent pas d'allocations familiales,
seraient-ils exemptés de sanctions financières ?
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Les CAF ont déjà abusivement été transformées en
bureaux d'aide sociale, il ne faut pas maintenant en faire des annexes des
commissariats de police ni des tribunaux. Si la justice et la police ne sont pas
à même de faire convenablement leur travail, que l'on change les textes qui
les paralysent, que l'on améliore l'efficacité des services, que l'on augmente
leurs budgets, mais qu'on ne fasse pas faire leur travail par les CAF !
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Lorsque les parents sont défaillants dans
l'utilisation des prestations familiales, des mesures de tutelle sont prévues ; leur utilisation est parfaitement normale, ainsi que
celle des mesures de suivi éducatif.
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L'une des causes de la délinquance juvénile est la
déliquescence de l'autorité, notamment parentale. Il faut aider les parents à
exercer l'ascendant qu'il est normal qu'ils exercent sur leurs enfants ; de même
pour les enseignants. Une société dans laquelle les enfants peuvent injurier,
voire frapper, leurs professeurs et leurs parents, en toute impunité, sans même
risquer une taloche (qui, elle, est sanctionnée !) ne peut qu'être la proie de
la délinquance.
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