Les
positions de l’UNAF ici exposées sont extraites de son dossier de presse
pour le 29 avril 2003 et de sa lettre « A propos de … » de mars 2003
Sa tactique
Une « posture » de négociation
« A la différence de la posture du « tout-tout de
suite » - qui une fois affirmée n’a comme unique conséquence que de
laisser le soin à d’autres de décider – la Conférence de la famille
impose, si nous voulons qu’elle continue à exister, une posture de
négociation.
Son rôle majeur est bien –
et c’est ainsi que l’UNAF entend qu’il demeure – celui de faire avancer
concrètement, année après année, la réponse aux besoins évolutifs des
familles.
Deux postures sont donc dès
lors possibles lorsque l’on se situe dans une démarche de négociation :
1.
ne transiger sur aucune des propositions
faites, au risque de rompre la négociation, mais cela n’a de sens que si
nous avons la certitude d’être entendus et suivis dans cette
intransigeance par une très large majorité de ceux que nous représentons
ou si nous souhaitons un tel point, entamer une logique de rupture.
2.
faire des choix de priorités et accepter
des compromis pour « engranger », au fil des années, une évolution
concrète de la vie de ceux que nous représentons. Cette deuxième posture
nécessite de s’engager à un moment donné sur des acquis enregistrés et de
« ré-enclencher » ensuite une nouvelle négociation ».
Le conseil d’administration
des 7 et 8 mars 2003 a confirmé cette orientation pour l’Institution.
Ne rien demander pour être sûr de l’obtenir :
« La situation économique de
la France s’inscrit dans des contraintes européennes avec notamment celles
de 3 % du PIB quant aux déficits annuels publics et de 60 % du PIB quant à
la dette publique. Ils faut bien comprendre que toute utilisation des
excédents de la branche famille ne concerne pas exclusivement les
résultats de la branche mais influe également sur l’ensemble des comptes
publics, et qu’aucun gouvernement ne fait l’économie de ce raisonnement. »
(extrait du dossier de presse avril 2003)
Commencer par céder :
« Si l’UNAF doit rester très
attachée au maintien du niveau de ressources de la branche famille, telles
qu’actuellement réparties, la situation économique de la France (et
notamment l’augmentation du déficit public), les enjeux de la réforme des
retraites et de l’assurance maladie peuvent amener l’Institution à revoir
son positionnement quant à l’utilisation des excédents de la branche
famille. Il en va de sa crédibilité par rapport à l’ensemble des
partenaires. » (extrait de la lettre de l’UNAF « à propos de … » mars
2003)
"Si les parents font le choix que l’un s’arrête –
c’est le plus souvent l’une et il nous faudra bien du temps pour que la
culture évolue - c’est vraiment pendant la première année de l’enfant
qu’il faut favoriser la construction de repères familiaux. Il est donc
juste qu’une allocation de 6 mois soit possible et qu’elle traduise, à mon
sens, non pas le retrait de l’activité mais la présence auprès de
l’enfant. Une APE, je veux dire une « allocation de présence auprès de
l’enfant » est une bonne idée. J’ajoute que cette prestation permettra aux
entreprises de mieux prévoir le départ et le retour de ces jeunes mères
qui auront fait le choix de ce rôle parental et familial.
L’équilibre budgétaire de votre
dispositif repose sur une évolution des conditions d’ouverture de l’APE
des rangs 2 – 3 et plus. Au nom de l’UNAF et de la quasi totalité
des mouvements qui la compose, je souhaite qu’au regard d’évaluations plus
complètes, nous puissions à la fois disposer d’études actualisées et
engager une nouvelle négociation sur l’application de critères qui
demandent plus d’attention avant d’être modifiés." (discours d'Hubert BRIN
lors de la conférence de la famille le 29 avril 2003)
225 000 familles sont
déjà privées d'APE, le gouvernement se propose d'en priver 100 000 de plus
!!! (NDLR)
Inoffensives rodomontades :
(voir aussi
)
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Conférence famille
2003 :
A la veille de la conférence, Hubert BRIN,
président de l’UNAF
demande
des engagements financiers fermes concernant les annonces qui seront
faites par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à l'occasion de la
Conférence de la famille du 29 avril.
Conscient des
difficultés économiques du gouvernement, le mouvement familial
pourrait admettre un étalement dans le temps, de deux à trois ans, des
financements, au-delà du budget qui sera voté pour l'année 2004, mais
"ne comprendrait pas" que les mesures qui seront adoptées soient
réalisées "à coût constant", a précisé M. Brin.
On tremble !
Communiqué de presse
UNAF n°1.29.04.03 -
29 avril 2003
:
Conférence de la famille :
une ampleur évidente
L'Union nationale des associations familiales
salue l'investissement que le Gouvernement a choisi de faire pour la
politique familiale, dans une période pourtant difficile, pour un
montant annuel de 1 milliard d'euros auquel il convient d'ajouter
200 millions d'euros avec la poursuite du programme de développement
de
20 000 places en crèches.
L'UNAF prend également acte avec
satisfaction du versement de l'APJE en une seule fois au 8ème mois
de grossesse, prime basée sur le principe d'une quasi-universalité
puisse qu'elle bénéficiera désormais à 90 % des familles.
La PAJE (prestation d'accueil du
jeune enfant) constitue une avancée significative dans la mesure où
elle sera accordée dès le premier enfant et permettra par les
différents modules prévus de prendre en compte réellement le taux
d'effort des parents selon le mode de garde retenu ainsi que leur
choix de poursuivre ou d'interrompre leur activité professionnelle.
Cette prestation contribue largement à simplifier le système actuel
et tend également à le rendre le plus universel possible.
En revanche, la modification des
conditions d'accès à l'APE des rangs 2 et plus appelle des réserves.
(des réserves ? 400 000 femmes
privées d'APE et seulement des réserves" !!!! NDLR)
Les mesures relatives aux crédits
d'impôt accordés aux entreprises qui accepteraient d'investir dans
des modes de garde collective ou de prendre en compte la situation
familiale des salariés peuvent faciliter la conciliation des temps
entre vie familiale et vie professionnelle et faciliter également le
retour à l'emploi des mères de famille qui ont fait le choix de
cesser un temps leur activité professionnelle.
La réorganisation de l'information
en direction des familles par la création des " points infos
familles " correspond à un réel besoin en raison de la complexité
des dispositifs, la multiplicité des intervenants familiaux et la
nécessité de coordonner leurs actions.
D'autres mesures, comme la
véritable reconnaissance du rôle et du métier d'assistante
maternelle par la création d'un diplôme assorti d'une formation
adaptée, sont de nature à contribuer à une meilleure socialisation
de l'enfant dans les premiers mois en liaison naturellement avec les
parents.
Enfin les mesures relatives au
développement de la médiation familiale, création d'un diplôme de
médiateur familial, dégagement de moyens financiers en liaison avec
les CAF dans le but de faciliter la résolution des conflits, en cas
de séparation ou de divorce, constituent également un véritable
progrès.
L'ensemble des travaux
préparatoires à cette journée et les décisions qui viennent d'être
annoncées traduisent une ambition de la société entière au service
de chaque famille et des professionnels de la petite enfance. Pour
l'UNAF, cette Conférence de la famille est donc un succès dans la
mesure où elle ne consiste pas seulement à créer ou modifier des
dispositifs mais à imaginer une nouvelle architecture pour les
prestations et à construire l'édifice qui rend solide l'ensemble de
ces prestations et des services d'accueil des jeunes enfants dans le
cadre de l'articulation et de la conciliation des temps de vie."
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Ce que l’Unaf était prête à accepter
« Les axes que l’UNAF souhaite privilégier. » : Le
conseil d’administration de l’UNAF des 7 et 8 mars 2003 a exprimé une
préférence pour le scénario 2 combinant un socle de base universel et deux
compléments selon que l’accueil s’effectue en dehors du foyer ou par l’un
des parents cessant son activité professionnelle.