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Pan dans le popotin dodu de l'UNAF !

 

2003 : Le Conseil d’Etat donne un coup de pied dans le marigot des associations familiales conservatrices

En annulant la révocation d’une représentante des associations familiales du Conseil Economique et Social, démise parce qu’elle refusait subordination et compromis, l’Assemblée Plénière du Conseil d’Etat affirme la noblesse et l’indépendance de cette haute fonction de l’Etat.

 

Par un important arrêt d’Assemblée Plénière, le Conseil d’Etat s’est prononcé vendredi 4 juillet 2003 sur la nature du mandat de membre du Conseil Economique et Social : il affirme que les membres du Conseil ne sont pas les représentants des organismes qui les nomment et qu’ils ne sont pas révocables, s’ils ont cessé de leur plaire.

 

Le Conseil Economique et Social est constitué de 240 membres nommés pour 5 ans sur proposition des différents représentants de la « société civile ». Troisième chambre constitutionnelle, il a pour fonction de conseiller les pouvoirs publics.

 

En 2001, Dominique MARCILHACY, représentante des associations familiales, avait été démise de son mandat car l’Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) lui reprochait d’avoir, sans son accord, dénoncé à la tribune les injustices dont les familles sont victimes en matière de retraite et d’allocations familiales.

Cette attitude était insupportable aux institutionnels de l’UNAF qui ont pour habitude d’avaler toutes les couleuvres subies par les familles, pourvu qu’on ne remette pas en cause les avantages de cet organisme : subventions, représentations dans des endroits prestigieux, légions d’honneur ….

 

L’UNAF a donc suscité le débarquement de Dominique MARCILHACY et son remplacement par quelqu’un de plus malléable.

 

C’est ce que vient d’annuler le Conseil d’Etat : La République n’est pas à vendre.

 

           Au delà du contexte navrant des associations familiales conservatrices et de l’UNAF, malade d’être née sous l’Etat Français en 1942, cette décision de principe du Conseil d’Etat vient conforter le rôle éminent du Conseil Economique et Social.

 

Elle proclame en effet que :

-         l’accession au Conseil n’est pas une gratification qu’on réserve aux plus dociles et dont on peut les priver s’ils sont insoumis ;

-         les conseillers sont indépendants et ne sont pas chargés de représenter les institutionnels qui les désignent. Ils ont pour rôle de défendre des catégories de citoyens : les familles, les salariés, les patrons, les agriculteurs, etc …

 

Le retour au Conseil Economique et Social de Dominique MARCILHACY, jeune mère de 5 enfants, spécialiste de politique familiale, est une bonne nouvelle pour les familles. L’Union des Familles en Europe dont elle est membre fondateur et porte-parole sait que les familles peuvent compter sur elle.

 

 

Article paru dans "Chrétiens dans la Cité" Bi-mensuel

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