25
millions pour l'UNAF ?
Les raisons d'un tel privilège
Dans son rapport 2004 la Cour des Comptes s’interroge sur
la représentativité réelle de l’UNAF et conteste son privilège
de financement public. L’UFE lève le voile sur ce monde opaque.
En 1986, déjà, la Cour avait émis de sévères
critiques. Or, en 20 ans, non seulement l’état
n’a pas renforcé son contrôle sur l’UNAF mais il a augmenté sa
subvention de 30 % ! Dans le même temps, l’UNAF a perdu 200 000
adhérents et ses dirigeants ont encore vieilli, la plupart étant
grands parents.
Quatre faits récents permettent d’expliquer ces
largesses :
- 1999 : l’UNAF vote POUR
l’abrogation d’une loi étendant de 20 à 22 ans l’âge limite de
versement des prestations familiales ;
- 2001 : l’UNAF parvient à museler la seule
association familiale qui avait une audience médiatique et
critiquait l’action du gouvernement ;
- 2002 : l’UNAF vote POUR le
transfert de deux milliards d’euros de la branche famille de la
Sécurité Sociale vers la branche vieillesse ;
- 2004 : la Conférence de la famille
consacrée aux adolescents accouche d’une souris : comme
toujours, l’UNAF se déclare satisfaite.
25 millions d’euros pour acheter la paix sociale,
tel est le calcul du gouvernement.
Comme l’écrit la Cour, « l’état
s’est créé un interlocuteur ». En faisant financer
grassement par la sécurité sociale une institution vieillie et
soumise, en la dotant d’un monopole de représentation des
familles tout à fait extravagant, en attribuant force légions
d’honneur à ses dignitaires, le Gouvernement fait une bonne
affaire : depuis 10 ans, le budget de la politique familiale a
diminué chaque année de plus d’un milliard d’euros. 25 millions
pour pouvoir économiser en fin de course 10 milliards par an
sans heurts, c’est rentable.
En échange de ces moyens et privilèges, l’UNAF
renvoie docilement l’ascenseur et se charge de couper les têtes
des associations familiales qui croient pouvoir agir librement
et critiquer l’action publique en s’appuyant sur une réelle
expertise.
L’UFE est depuis sa création en 2001 la première
de ses cibles. Elle est, en effet, la seule association qui
refuse de se soumettre en échange d’une niche bien moelleuse.
Elle est la seule à avoir l’honneur d' informer librement.