La famille en Europe  

 

 Que penser du travail

    professionnel des mères de famille ?

 

Le débat sur le travail professionnel des jeunes mères de famille n’en finit pas de faire couler de l’encre.

 

            Trois idées générales circulent sur ce sujet : 

 

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la première est que le travail féminin a contribué à la baisse de la fécondité. Cette assertion est certainement exacte compte tenu des conditions de travail actuelles des femmes. La faiblesse des emplois à temps partiel, l’impossibilité pour elles d’interrompre provisoirement leur activité les conduisent à renoncer à avoir plus d’enfants, leur vie étant une véritable course d’obstacles entre la maison et le travail.

 

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La deuxième idée générale est que ce n’est pas un service à rendre aux femmes de les encourager à retourner au foyer : si elles changeaient d’avis, elles auraient les plus grandes peines à revenir sur le marché du travail. On peut noter à cet égard, qu’aucun gouvernement, fut-ce le plus féministe, n’a eu l’idée de mettre à la disposition de ces femmes au foyer la formation professionnelle qui leur ouvrirait cette possibilité de retour. Si cette deuxième idée générale contient une part de vérité, c’est que, dans le contexte actuel, le statut de la mère de famille est beaucoup trop précaire. Il n’est pas interdit d’y remédier.

 

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Enfin, une troisième idée générale, diamétralement opposée à la deuxième, consiste à dire que le travail des jeunes mères de famille coûte exagérément cher à la collectivité et qu’il serait moins coûteux de les payer à rester chez elles. Des économies seraient à faire tant sur les modes de garde qu’en matière d’emploi puisque leur poste serait libéré pour un chômeur. Comme l’idée précédente, cette assertion refuse de tenir compte des aspirations des femmes dont force est de constater qu’elles investissent massivement le marché du travail.

 

            La vérité se trouve probablement entre les deux : toutes les jeunes femmes d’aujourd’hui ne s’épanouissent pas au foyer (même si certaines y sont très heureuses). Toutes les jeunes femmes d’aujourd’hui ne sont pas prêtes à sacrifier leurs enfants à leur carrière professionnelle (même si certaines y consentent). Il n’est, dans ce domaine, d’autre solution que le compromis individuel.

 

  Pour nous, toute stratégie sur ce sujet doit répondre aux deux objectifs suivants :

            - que le travail professionnel des jeunes mères de famille ne soit plus un obstacle à leur fécondité ;

            - que le marché de l’emploi soit soulagé des jeunes femmes qui souhaiteraient pouvoir rester chez elles à s’occuper de leurs enfants.

Tous droits de reproduction strictement réservés à Dominique Marcilhacy

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