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 La télé, opium du peuple ?  

 

un dossier de l'Union des Familles

 

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sciences et télévision

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violence, porno et télévision :

la nouvelle signalétique 2002

le bilan 2000

Les 4-12 ans vivant dans un foyer équipé de téléviseur représentent en France 6,291 millions d’enfants ; les 4-12 ans vivant dans un foyer abonné à Canal+ sont 1,535 million. Un point d’audience sur les chaînes hertziennes en clair représente 62 900 enfants, un point d’audience sur Canal+ représente 15 350 enfants.

Sciences et télévision

les chiffres de CSA : En 2000; le CSA a réalisé une étude sur le nombre et la nature des émissions à caractère scientifique diffusées par les chaînes de télévision. Sur les chaînes généralistes, ces émissions ne représentent que 1,2 % (M6) à 3,4 % (France3) des programmes. Toutefois, elle atteignent 18 % des émissions d'Arte et 34 % de celles de la 5. On notera que, depuis 1990, elles sont en nette augmentation (deux fois plus sur TFI et trois fois plus sur France 2)

En revanche, les sujets scientifiques sont souvent traités par les journaux télévisés à des heures de grande écoute : ils représentent 4,5 % des sujets de TF1 et 3,9 % de ceux de France2.

  Les domaines de prédilection des émissions scientifiques sont les sciences de la nature (principalement les documentaires animaliers) et les sciences humaines (surtout l'histoire, le plus souvent contemporaine car on peut utiliser des archives audiovisuelles). La Cinquième est la seule chaîne à aborder des sujets philosophiques, religieux et juridiques.

Les émissions à destination des jeunes sont rares : seules M6  (E=M6) et France 3 (C'est pas sorcier) en programment.

  Certaines chaînes payantes sont spécialisées dans les émissions scientifiques ou y font une large place : ainsi "Santé Vie" consacré à la médecine et LCI ou EuroNews.

Les taux moyens d'audience sont, hélas, éclairants : entre 0,1 % et 5,7 %.

Audimat, quant tu nous tiens !

violence, pornographie et télévision

 

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Le pouvoir du CSA

Que peut faire le CSA ?

En vertu des articles 1er et 15 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 modifiée, le Conseil supérieur de l'audiovisuel garantit l'exercice de la liberté de communication audiovisuelle. La loi limite cette liberté par d'autres principes d'égale valeur, notamment le respect de la dignité de la personne humaine et la protection de l'enfance et de l'adolescence. 
Ces principes sont inscrits dans les conventions que les télévisions ont signées avec le CSA et qu'ils se sont engagés à respecter.

 

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Qui est responsable du sujet au CSA ? Mme Agnès Vincent

 

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La nouvelle signalétique jeunesse de novembre 2002 :


Au vu de plusieurs enquêtes révélant la méconnaissance, par beaucoup d'adultes (presque 50 % !) , du sens des pictogrammes de la signalétique jeunesse, le CSA, en concertation avec les chaînes hertziennes, a décidé de modifier le dispositif existant. La mise à l'antenne de la nouvelle signalétique a eu lieu en novembre 2002.
 

 

Catégorie I

Tous publics
(pas de signalétique)

Catégorie II

Déconseillé aux moins de 10 ans
(des programmes dont certaines scènes sont susceptibles de heurter les moins de 10 ans) ;

Catégorie III

Déconseillé aux moins de 12 ans ou Interdit en salle aux moins de 12 ans
(des programmes pouvant troubler les moins de 12 ans, notamment lorsque leur scénario recourt de façon répétée et systématique à la violence physique ou psychologique) ;

Catégorie IV

Déconseillé aux moins de 16 ans ou Interdit en salle aux moins de 16 ans
(des programmes à caractère érotique ou de grande violence, susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des moins de 16 ans) ;

Catégorie V

Déconseillé aux moins de 18 ans ou Interdit en salle aux moins de 18 ans
(des programmes réservés à un public adulte et qui, en particulier par leur caractère obscène, sont susceptibles de nuire à l'épanouissement physique, mental ou moral des moins de
18 ans).


Une plus longue présence à l'antenne
La signalétique doit être portée à la connaissance du public, au moment de la diffusion de l'émission concernée, dans les bandes-annonces ainsi que dans les avant-programmes communiqués à la presse.

Son affichage sur l'écran doit durer plus longtemps.

 « L'impact des programmes télévisés sur l'épanouissement des enfants et la construction de leur personnalité a longtemps été sous-estimé en France" écrit le CSA "Mais depuis quelques années, les travaux de pédiatres, de psychiatres et de psychanalystes qui témoignent de l'impact perturbateur de certains programmes télévisés (mais aussi de jeux vidéos, de films de cinéma, etc.) connaissent un large écho.
Cet impact est d'abord d'ordre psychologique : difficultés d'endormissement, stress, anxiété, honte. Confronté à des représentations de violence, d'atteinte à l'intégrité physique ou à la dignité des personnes, l'enfant élabore des stratégies de défense : désensibilisation à la violence, agressivité personnelle, voire agressivité de groupe. L'impact des programmes violents agit aussi sur la représentation que l'enfant se fait du monde : surévaluation de la violence dans la réalité, vision négative de l'avenir, tolérance plus grande à l'égard de comportements agressifs et sexistes.
Dans une société où les enfants ont un large accès aux médias, il est important que les adultes soient sensibilisés à ces enjeux. L'objectif de la signalétique est d'être un outil de protection des enfants et des adolescents, un moyen de protéger l'épanouissement de leur personnalité, de préserver leur équilibre affectif et psychologique, et de soutenir les adultes dans leur souci de veiller à la qualité des programmes regardés par les plus jeunes. »

 Quel heureux changement avec ce que le CSA écrivait à peine deux ans plus tôt !

 

 

 

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Pourquoi cette nouvelle signalétique ? Parce que le bilan de l'ancienne était alarmant : 

La signalétique jeunesse de 1997 :

la précédente signalétique était en vigueur depuis 1997 pour les chaînes nationales hertziennes  et, depuis janvier 2000, pour les autres chaînes. 

Cette signalétique se présentait sous forme de pictogrammes de couleur.

catégorie 2  : Accord parental souhaitable     

catégorie 3 : Accord parental indispensable ou interdit aux moins de 12 ans

catégorie 4 : Public adulte ou interdit aux moins de 16 ans

catégorie 5 : interdit aux moins de 18 ans

Seul Canal+ était autorisé à diffuser des programmes de catégorie 5 (Interdit aux moins de 18 ans), pour lesquels le CSA a demandé à la chaîne, lors du renouvellement de son autorisation en 2000, de mettre en place un système de double cryptage. Ce système devait permettre aux abonnés recevant Canal+ par signal numérique d’accéder à ces programmes par le biais d’un code personnel. Mais son installation a pris du retard et n’est toujours pas appliquée.

La philosophie de cette signalétique :

Pour le CSA, il s'agit d' un "moyen d’information, pas de censure"

"Plusieurs responsables de chaînes ont soulevé l’effet pervers que pouvait, à leurs yeux, entraîner une application rigoureuse de la signalétique : plus un diffuseur adopte une classification précise de l’ensemble de ses émissions, comme le demande le Conseil, plus il risque d’apparaître, aux yeux des téléspectateurs et des relais d’opinion, comme partisan d’une programmation peu destinée à la jeunesse."

"A cette objection, le CSA a répondu que la signalétique avait été conçue non pas comme un système de censure, mais comme un dispositif protecteur de la liberté éditoriale des chaînes. Il ne fait que répondre à la demande du public d’être clairement informé sur le contenu de certains programmes. L’utilisation des pictogrammes laisse au téléspectateur son entière responsabilité, en donnant aux chaînes le moyen d’assumer la leur. "

"Le CSA est attentif à l’application adéquate de la signalétique, et tient compte, dans son appréciation, des deux phénomènes que révèle l’augmentation du nombre de programmes signalisés constatée en l’an 2000 : d’une part, une vigilance accrue des diffuseurs dans la classification des programmes et, d’autre part, l’évolution de leur politique éditoriale. Il ne tient pas rigueur à une chaîne du nombre apparemment important de programmes signalisés à partir du moment où celle-ci respecte ses engagements conventionnels."

"Parallèlement, la protection de l’enfance et de l’adolescence ne peut s’envisager aujourd’hui sans une éducation aux médias : le Conseil souhaite que les chaînes s’engagent davantage dans des actions de décryptage à destination des jeunes, soit lors de la diffusion de reportages sur les tournages de films, soit dans le cadre de rubriques relatives à la création des images et des sons des différents genres de programmes (information, fiction, cinéma, etc.). Les diffuseurs pourraient également mettre à la disposition des chercheurs et des éducateurs les moyens de faciliter un tel apprentissage."

"A la demande du CSA, les chaînes hertziennes ont, pour la première fois, diffusé en avril 2001 une campagne de sensibilisation du public sur la signalétique Jeunesse. Il a été convenu avec les chaînes qu’une nouvelle campagne serait préparée pour 2002. "

L'utilisation par les chaînes de la signalétique du CSA : 

 SIGNALETIQUE

NOMBRE D'EMISSIONS en 2000

accord parental souhaitable

313

int. - 12 ans

68

int. - 16 ans

37

int. - 18 ans

23

 

 

  En journée Avant 22h Après 22h
accord parental souhaitable 8% 29% 63%
int. - 12 ans - 15% 85%

La signalétique ne suffisait pas à dissuader les familles ...  même après 22h30 et surtout pour  Canal + ...

Certains programmes signalisés en catégorie 3 et diffusés après 22h30 étaient regardés par un nombre non négligeable d’enfants. En revanche, les enfants ne regardaient pas les téléfilms érotiques de M6 classés en catégorie 4 (audience de 0,1).

Sur Canal+, on observait en revanche une présence importante d’enfants devant des films de catégories 3 et 4. Canal+ est en effet la seule chaîne hertzienne à pouvoir diffuser, sans limitation de nombre, des films de catégorie 3 en cours de journée et de catégorie 4 en début de soirée. L’audience des films interdits aux moins de 12 ans dans la journée était important  (2,2% d'audience) ainsi que celle des films interdits aux moins de 16 ans (1,4 % d'audience) en début de soirée. Le taux de fidélité était fort : 34,4 pour la catégorie 3 et 26,4 pour la catégorie 4).  Ainsi,  en 2000, 98 000 enfants ont regardé sur Canal + des programmes interdit aux moins de 12 ans (soit 6,4 chiffre d’audience cumulée) et en ont vu en moyenne 34,4 %.. En semaine, l’audience des films interdits aux moins de 16 ans était à peine plus faible que celle des films tous publics (1,9 % d'audience).

L’audience des films pornographiques diffusés sur Canal+ était en moyenne de 0,6 sur l’année. 11 % des enfants des foyers abonnés ont été en contact pendant au moins une minute avec un film X ; 1,2 % (soit 18 000 enfants) en a vu la moitié. "Etant donné l’impact destructeur de ces films sur les jeunes enfants, ces chiffres sont préoccupants. " estime le CSA ...  

 

POurquoi ? Parce que la classification du CSA était viciée au départ :

Celle ci ne repose, en effet, que sur la bonne volonté des chaînes à qui il est demandé de procéder elles même à la classification. Leur intérêt commercial se heurte clairement à celui des familles. 


L'UFE se réjouit de la mise en place de la nouvelle signalétique et sera vigilante sur son application.

Si vous avez des remarques à formuler ou des critiques à faire valoir, contactez le CSA :

 

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