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SIDA et autorité parentale
Le 5 mai 2000, le Conseil national du sida s'est déclaré favorable à la levée de l’autorité parentale pour l’accès aux soins d’un adolescent atteint du SIDA. Pour l'UNION des FAMILLES, au contraire, l’implication de sa famille est généralement le meilleur moyen de soutenir le jeune. Pour
le conseil national du SIDA, c’est une atteinte à l’intimité d’un mineur
atteint du sida que de devoir recueillir l’accord de ses parents pour le
soigner et cela peut avoir des conséquences dommageables pour lui. Il
serait vain de nier que, dans certains cas bien particuliers, il peut être
impossible, voire dangereux, pour un jeune de révéler sa séropositivité à
ses parents. Mais ces cas sont, heureusement très marginaux et font, dés
aujourd’hui, l’objet d’un traitement « au cas par cas » par le
médecin responsable. Aucun praticien digne de ce nom ne va « dénoncer »
un jeune à des parents violents ou mal équilibrés. L’éthique médicale et
la déontologie s’y opposent. Pour
ces 1 à 2 % de cas dramatiques, combien de cas ordinaires où le jeune séropositif
sera accueilli, entouré et soutenu par sa famille ? Les jeunes eux-mêmes
le disent : leurs parents sont leur premier recours. Un
adolescent de 15 ou 16 ans qui vient d’apprendre sa séropositivité a une
naturellement tendance à se replier sur lui même, à croire que ses parents ne
vont pas le comprendre et à croire qu’ils ne vont pas accepter son histoire.
En réalité, la surprise et le désarroi passés, ses parents lui ouvriront
leurs bras : leur amour sera son lien fondamental et son principal réconfort.
Pour
l'Union des Familles, supprimer l’autorité parentale pour les soins liés au
sida, c’est enfermer encore plus les jeunes dans leur détresse, leur solitude
et leur silence. C’est les priver d’une communication essentielle et du
principal soutien qu’est leur famille. A
l’heure où, devant la violence et les comportements à risque de beaucoup de
jeunes, la société redécouvre le rôle essentiel des parents et appelle à
leur responsabilité, pourquoi les désengager d’une épreuve où ils doivent
rassurer et donner de l’amour à leur enfant ? Pourquoi cette méfiance ?
© Dominique Marcilhacy |