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L'ANGINE,un
mal de toutes saisons ?
Quatre
choses essentielles sont à savoir : 1.
Les angines, appelées aussi amygdalites aiguës, sont très fréquentes. Ce
sont des maladies habituellement bénignes. 2.
Parfois, elles peuvent être le premier signe d'une autre maladie. 3.
Il existe une angine à streptocoque qui peut avoir des conséquences néfastes
sur les articulations et les reins. 4.
Plus de la moitié des angines sont d'origine virale et ne nécessitent pas de
traitement antibiotique.
Le
signe le plus constant est une gêne pour avaler, souvent accompagnée d'un mal
d'oreille. La température monte à 39-40° et s'accompagne de frissons et
courbatures. Chez l'enfant de 15 mois à 5 ans, peuvent apparaître des maux de
ventre, voire des convulsions dues à une fièvre très importante. La voix est
couverte. La gorge présente une rougeur diffuse, centrée sur les amygdales
habituellement augmentées de volume et parsemées de points blancs. Le cou est
sensible, avec des ganglions plus ou moins volumineux. La
majorité des angines évoluent favorablement mais des complications peuvent
parfois survenir. Elles se révèlent en général 10 jours après l'angine :
maladies rénales, fièvres rhumatismales, rhumatisme articulaire aigu,
scarlatine... En cas d'angine à streptocoque reconnue, le traitement
antibiotique s'avère indispensable. L'association
angine + fatigue extrême + gros ganglions douloureux au cou + rate augmentée
de volume est caractéristique de la mononucléose infectieuse, dite
"maladie des amoureux" ou "maladie du baiser" car elle se
transmet par la salive. Le diagnostic se confirme par des examens sanguins. Dans
les cas d'angines dues à des virus, le médecin prescrit des traitements
classiques agissant contre la fièvre et la douleur, des antiseptiques, parfois
des antibiotiques pour éviter les surinfections et les complications.
Les
personnes qui ont des angines fréquentes qui retentissent trop sur l'état général,
ou lorsqu'elles ont entraîné des complications. Il n'existe aucune contre
indication à l'opération, hormis les troubles de la coagulation. Une
consultation de pré-anesthésie est obligatoire pour les dépister et, au
besoin, y remédier. L'intervention nécessite une hospitalisation de 2 à 5 jours pour les adultes, 1 journée pour les enfants ; elle se réalise sous anesthésie générale. La douleur après l'opération est supportable. Elle s'apparente à celle de l'angine, avec mal associé aux oreilles. Les jours qui suivent, il est interdit de prendre de l'aspirine car cela fait saigner. L'alimentation doit être pâteuse et liquide, tiède ou froide (glaces). La cicatrisation est totale après 15 à 20 jours. Contrairement aux végétations, les amygdales ne repoussent jamais.
Les antibiotiques, à consommer avec modération Face à l’importance des maladies saisonnières, ORL notamment, chez les jeunes enfants, il est essentiel de n’administrer qu’à bon escient les antibiotiques. Toutes les mères de famille craignent les infections récidivantes et il n’est pas rare d’entendre parler d’enfants chez qui ces médicaments « ne font plus rien » (otites, angines à répétition). Cela correspond manifestement à un problème médical récent, de mieux en mieux connu des médecins. Ainsi, un important congrès de pharmacologie qui s’est tenu en septembre dernier à Toronto (Canada) a mis en évidence la résistance croissante des pneumocoques aux antibiotiques, ce qui rend de plus en plus difficile le traitement de certaines infections. Certaines souches de bactéries se révèlent de moins en moins sensibles aux pénicillines. Ce problème est très fréquent en France, aux Etats-Unis et en Espagne et, curieusement, beaucoup moins en Allemagne (source : Laboratoires Lederle) ; Les résistances augmentent avec l’utilisation généralisée des antibiotiques, notamment dans les infections des voies aériennes supérieures chez les jeunes enfants (en particulier les otites et les rhino-pharyngites). Dans le cas des otites, les souches résistantes seraient ainsi passées de 6 % en 1987 à 70 % en 1996. Face à l’importance de ce phénomène, on a pu observer une prise de conscience mondiale aboutissant à des études scientifiques approfondies. Il ressort notamment, que la résistance à une variété d’antibiotique ne semble pas être le fait de la seule utilisation de cet antibiotique mais bien d’une utilisation globale des antibiotiques en général. Un véritable cercle vicieux peut s’installer, rendant plus difficile le traitement des enfants atteints. Des programmes d’éducation, auprès de la population générale et des médecins, ont été mis en œuvre dans différents pays et il est encourageant de constater que les premiers résultats, sur la courbe d’évolution des résistances, (au Canada ou en Suède) montrent un fléchissement net du pourcentage de souches résistantes dans les pathologies infantiles, en relation directe avec la décroissance de la consommation d’antibiotiques. Par conséquent, il est plus que jamais essentiel de veiller à ne pas abuser des antibiotiques. Bien évidemment, ceux-ci ne doivent jamais être administrés sans une prescription médicale adaptée. Et dans le cas où cette prescription est envisagée, elle sera faite à bon escient : trop d’antibiotiques diminue, au niveau mondial et au niveau individuel, l’efficacité des antibiotiques. Les pédiatres et les médecins ne sont de plus en plus conscients. Ne cherchons donc pas à multiplier les prescriptions lorsque celles-ci ne sont pas indispensables.
Examen
dentaire gratuit pour les 15-18 ans
Depuis
1998, ous pourrez demander à votre dentiste de procéder à un examen gratuit
de dépistage sur vos enfants de 15 ans. Cet examen pourra être renouvelé une
fois par an jusqu’à leur majorité. En
outre, si celui-ci entreprend
des soins mineurs (détartrage, plombage) dans le mois qui suit ce dépistage
ou lors de l'examen, sachez que ce programme de soins bénéficie d’une prise
en charge intégrale à 100%, mais que vous devrez avancer le montant de ces
soins au préalable. Chaque famille doit demander à sa caisse d'assurance maladie par courrier un formulaire ouvrant droit à ce dépistage gratuit. Pour bénéficier des avantages de cette convention, il vous sera indispensable de présenter ce document lors de votre visite chez le dentiste.
La dépression et le suicide chez l'enfant et l'adolescent
L'Union
des Familles vous recommande de vous reporter au site suivant :
- perte d'intérêt : "je m'en fous", "j'en ai rien à faire", "j'ai envie de rien" - perte de l'estime de soi : "je suis nul", j'y arrive pas" - sentiment de culpabilité : "c'est de ma faute", "j'ai honte" - sentiment de ne pas être aimé - troubles de l'attention et de la concentration : "j'y arrive pas, c'est trop dur", "je ne comprends pas" Comme pour les adultes, ces dépressions se soignent.
L'Union des Familles vous recommande de vous reporter au site suivant :
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