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Le nouveau paternalisme, où comment on continue de penser pour les
femmes |
pour leur
bien !
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Encourager les mères
au foyer reviendrait à les faire tomber dans des « trappes à
inactivité »
Ê
Un
argument démenti par les faits : |
Ø
L’enquête CREDOC 1999
donne les chiffres suivant : 75%
des femmes qui demandent l’APE occupaient un emploi au moment de leur
demande (dont les ¾ un emploi stable, et ¼ un emploi précaire), 4 %
étaient au foyer et 21 % au chômage. A l’issue de l’APE, 27 % restent au
foyer (dont 40 % en enchaînant une APE pour le 3ème enfant), 22
% sont au chômage et 51 % retrouvent un emploi. Les ¾ de celles qui
retrouvent un emploi se déclarent satisfaites des conditions de leur
retour à l’emploi
Ø
À partir des « enquêtes
emploi » 1982-2002 et de l’enquête famille de 1999, Thomas Piketty (2003)
a obtenu deux résultats importants. Le premier montre que le taux d’emploi
des mères de deux enfants âgés de plus de trois ans a continué de croître
régulièrement. Ceci indique que les mères bénéficiaires de l’APE
n’auraient pas eu de mal à se réinsérer sur le marché du travail.
Le second résultat indique que le fait
d’avoir perçu une APE rang 2 augmente significativement la probabilité de
recourir à une APE rang 3 ; 50 000 mères de trois enfants se seraient
retirées du marché du travail sous l’effet indirect de l’APE rang 2.
Ø
Une toute
récente étude de la DRESS
observe un important mouvement de retour à l'activité de toutes les femmes
bénéficiaires de l’APE dans l'année suivant les trois ans de leur enfant,
et ce quelle que soit la cohorte étudiée. Les taux d'activité des mères
qui a bénéficié de cette allocation dès le 2ième enfant est
comparable à celui des femmes qui n’en ont pas bénéficié (Etude et
résultats n° 399 mai 2005)
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« C’est ainsi que vous
vous épanouirez, Mesdames »
Ê |
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L’avis
des hommes : « A l’image des hommes, la très
grande majorité des Françaises aspire à exercer une activité
professionnelle. Il s'agit notamment pour elles :
- de s'accomplir personnellement, si elles ont la chance d'accéder
à une activité gratifiante, et de jouer un rôle valorisant dans la vie
collective ;
- de bénéficier de leur autonomie financière et de pas dépendre
exclusivement des
ressources de leur conjoint ou compagnon ;
- d’assurer le niveau de vie de leur famille ou d’y
contribuer. »
Hubert BRIN, 60
ans, président de l’UNAF |
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ð
Mais qui a dit ?
« L’éducation des enfants est, une des tâches les plus nobles et
les plus nécessaires pour l’humanité Le souci des enfants a contribué
à attacher les femmes à leur foyer.
Là encore, on s’est acharné à
dénigrer des fonctions essentielles, parce qu’elles étaient accomplies
par les femmes dans leur foyer alors qu’il aurait fallu reconnaître
leur nécessité économique et culturelle .
Pourtant, le souci des enfants
est-il aussi artificiel et imposé qu’on veut bien le dire ?
Il appartiendra aux femmes de répondre librement le jour où elles
n’auront plus honte de revendiquer leur désir en ce domaine »
ð
Sylviane Agacinski-Jospin |
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Encourager les mères
au foyer, c’est les mettre dans la dépendance dangereuse de leur
conjoint
Ê
A
qui la faute ?
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Afin de n’avoir
pas à reconnaître les injustices dont ces femmes sont victimes, les
pouvoirs publics nient les services - pourtant éminents - qu’elles rendent
à la société : préparation des retraites, éducation des jeunes, travaux
domestiques, soins aux personnes âgées...
… et ne leur
accordent aucun droit social
Þ
Il suffit de
coucher avec un assuré social pour avoir la couverture maladie.
Mais élever des enfants n’ouvre aucun droit….
Þ
Les
évadées du bureau sont sévèrement punies.
60 % des femmes ont eu une
carrière incomplète du fait de leurs maternités. Or, à la personne qui a
cotisé ½ carrière, la Sécu n’accorde pas ½ retraite mais seulement 25 %.
De cette façon, la Sécu économise plus de 4 milliards d’€ !
Þ
Cachez moi
ce balai que je ne saurais voir.
Les femmes qui ont des enfants
leurs consacrent en moyenne 35 heures par semaine en tâches ménagères et
éducatives. Les hommes en font beaucoup moins. Or, ce travail ne compte
pas pour la retraite alors qu’il prépare directement la venue d’une
nouvelle génération de cotisants.
Þ
plus les
femmes ont d’enfants, moins elles ont de retraite :
le couple DALMATE a 5 enfants
qui rapporteront 1 463 000 € de cotisations aux régimes de retraite mais
25 % de pension de vieillesse de moins que le couple TORTUE dont l’enfant
unique va payer 290 000 € de cotisations vieillesse. Pour élever ses 5
enfants, Madame DELMATE a interrompu son activité professionnelle. Où est
la justice ?
Etre
au foyer est un choix actuellement réprouvé, la nouvelle norme voulant
qu’une femme exerce une activité professionnelle même avec de jeunes
enfants. De ce fait, la situation économique et sociale des mères au foyer
est extrêmement défavorable.
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La chasse aux mères au foyer est ouverte :
ü
A la
faveur de la réforme de la retraite, la pension de réversion
avait quasiment été supprimée
ü
Avec la réforme de la pension alimentaire en cas de divorce,
pour assurer un
revenu mensuel de 1500 € à une femme de 50 ans qui vient de se faire
répudier par son mari : il faut compter 450 000 €: ce n'est pas à la
portée du mari moyen."
ü
500 000 mères au foyer sont privées de la PAJE-complément
d’activité parce qu’elles n’ont pas travaillé avant de mettre leurs
enfants au monde.
ü
Les plafonds de ressources
sont plus durs pour
les familles où la mère est au foyer que pour les ménages double
actifs.
ü
86
% des bénéficiaires de la retraite anticipée prévue par la réforme
Fillon sont des hommes
et 14 % des femmes. Pourquoi une telle inégalité ? Parce que les
années validées par enfant et celles cotisées au titre de l’Assurance
Vieillesse des parents au foyer ne comptent pas
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La conclusion de l’UFE :
la conciliation entre la vie familiale et la vie professionnelle doit
être recherchée en dehors de toute idéologie :
1)
les femmes
ne sont pas toutes bâties sur le même modèle. De même que l’idéologie de
la mère au foyer était choquante, de même est l’idéologie de la mère au
travail professionnel
2)
Les femmes
sont les mieux placées pour juger de ce qu’elles ont à faire. A condition
que l’Etat leur facilite cette liberté sans paternalisme. |