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La conciliation vie professionnelle / vie familiale n’est qu’une des deux clefs de la fécondité 

 

La première clef de la fécondité, c’est de ne pas avoir à choisir entre les enfants et son métier

ü      Les pays qui ne permettent pas aux femmes de concilier famille et emploi ont une fécondité catastrophique

En Allemagne, par exemple, l’indice synthétique de fécondité ne dépasse pas 1,3. Pourtant, les prestations familiales y sont aussi généreuses qu’en France. Le problème, c’est l’insuffisance de l’offre en matière d’accueil des jeunes enfants et le fonctionnement du système scolaire qui n’occupe les enfants que le matin.

En Allemagne, le principe de la mère au foyer est très ancrée dans les mentalités. Aussi, la maternité marque fréquemment un coup d’arrêt dans la carrière professionnelle des Allemandes. Un nombre croissant de femmes font l’impasse sur la maternité parce qu’elles refusent de sacrifier leurs carrière. Les chiffres sont éloquents : plus de 40 % des diplômées du supérieur n’ont pas d’enfant.

  

 

En France

En Allemagne

0 enfant

16 % des femmes n’ont aucun enfant

27 % des femmes n’ont aucun enfant

1 enfant

18 % des femmes ont 1 seul enfant

24 % des femmes ont un seul enfant

2 enfants

37 % des femmes ont 2 enfants

35 % des femmes ont 2 enfants

3 enfants et plus

39  % des femmes ont 3 enfants ou plus

14 %  des femmes ont 3 enfants ou plus

 En France les femmes peuvent avoir un ou deux enfants sans renoncer à leur métier.

 

 

ü      Mais les pays qui permettent aux femmes d’exercer son métier en ayant des enfants n’ont pas pour autant, une fécondité suffisante.

Tel est le cas du modèle nordique où la très grande majorité des femmes exerce une activité professionnelle (80 % en Suède) et où les modes de garde sont très développés. Ces pays ont un indice de fécondité d’1,7 environ, loin du 2,1 nécessaire. (Danemark : 1,8 - Finlande : 1,8 - Irlande : 2,0 - Islande :  2 - Norvège :  1,8 - Royaume-Uni : 1,7 - Suède : 1,7  (sources : INED 2005)

 Or, avec un taux d’activité professionnelle des mères record en Europe (70 %), la France joue dans la cour des pays nordiques.

 

 

 La deuxième clef de la fécondité, c’est de pouvoir choisir d’être au foyer

L’expérience le prouve : La remontée de la fécondité en 1995 correspond exactement à l’ouverture de l’Allocation parentale d’Education aux enfants de rang 2. (sources : Commission des comptes de la Sécurité Sociale 1998 et Laroque-Salinié 2003)

L’enquête accès à l’emploi et fécondité de l’INSEE l’affirme (Sources : Accès à l’emploi et fécondité. 2004 Que peut-on apprendre des Enquêtes Emploi de l’INSÉÉ ?)

ü      Selon cette étude, le chômage des femmes en âge de procréer n’a pas d’effet négatif sur la fécondité. Pour les naissances de rang supérieur ou égal à deux, l’effet du chômage est légèrement positif : faute pour la femme de trouver un emploi, le couple mettrait à profit cette circonstance – subie ou non – pour agrandir leur famille

ü      La présence de la femme au foyer joue positivement et très significativement : la grande partie des femmes en âge fécond, qui restent au foyer après la naissance de leur premier enfant, ont formé le projet d’avoir d’autres enfants.  

 

 

 Pourquoi ?

 

 

Parce qu’il est généralement impossible de tout mener de front

 

L’activité professionnelle des parents est très liée à la taille de la famille

 

1 enfant

2 enfants

3 enfants

4 enfants et plus

Les deux parents travaillent à temps plein

47

36

21

11

L’un des parents est à temps plein, l’autre à temps partiel

22

28

25

15

L’un des parents est à temps plein, l’autre est au foyer

25

30

45

56

(sources CERC 2004 sur enquête Insee-DGI 2000)

    

 

Parce qu’élever une famille nombreuse est une tâche écrasante

 

Ces chiffres, tirés des enquêtes emploi du temps de l’INSEE, additionnent le temps de travail des mères actives et au foyer et les pondère de leur importance respective

 

Ø      Les tâches « parentales » (et notamment éducatives) loin de régresser à l’adolescence, augmentent au contraire. (enquête MATISSE de 1999 - CNRS, Paris I)

 

Ø      Les parents et le devoirs scolaires : une étude de l’INSEE publiée en décembre 2004 démontre que l’aide aux devoirs représente pour les mères une moyenne 11 heures par enfant et par mois. Les pères n’y consacrent que 4 heures.

                      Pour 5 enfants entre 7 et 16 ans : compter en moyenne 13 heures par semaine …

 

 

!!!   On ne peut pas souhaiter davantage de familles nombreuses et faire comme si les mères avaient les mêmes charges familiales que les autres …

!!! Les enfants de famille nombreuse ont autant besoin de leur mère que les autres mais sont beaucoup à se la partager

 

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