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L’idée d’un salaire du parent au foyer

  fait un tabac auprès des jeunes familles

Une enquête menée par l'UFE en 2005

73 % des parents souhaitent l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès l’arrivée du premier enfant. 88 % le demandent à partir de trois enfants. Cette revendication est d’égale intensité entre les sexes.

 Le 22 septembre prochain, la Conférence de la Famille va s’ouvrir. Le problème démographique sera un des thèmes abordés. En effet, il ne naît en France qu’1,8 à 1,9 enfant par femme alors que 2,1 sont nécessaires pour renouveler les générations.

Alors que le discours politiquement correct limite le débat aux problèmes de conciliation enfants / métier, l’UFE a osé demander à 550 parents internautes s’ils souhaitaient ou non la création d’un salaire du parent au foyer. Leur réponse est éloquente : 

ü      73 % des parents sont favorables à l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès l’arrivée du premier enfant. L’idée fait un tabac chez les ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86 % des moins de 30 ans sont pour)

ü      La demande est encore plus forte pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 % d’opinions favorables. Les moins convaincues sont les femmes de plus de 60 ans (62 % de « pour » seulement) … première vague féministe ou rancœur d’avoir dû se débrouiller sans ?

 Et si cette mesure était nécessaire pour que les familles aient autant d’enfants qu’elles le désirent ?

 Pour l’UFE, une politique vigoureuse de création de crèches et autres modes de garde est indispensable car elle correspond à la demande des celles qui veulent exercer leur métier tout en ayant 2 ou 3 enfants.

Mais cette politique ne répond pas aux besoins de ceux qui désirent une famille plus nombreuse : avec 5 enfants, qui est capable d’assumer 50 heures hebdomadaire de tâches domestiques et éducatives en plus de 35 heures au bureau ? Qui peut se permettre de vivre sur un seul salaire avec tant de charges ? Et qui va prendre le risque de finir ses jours avec une retraite croupion … car tel est le sort des parents au foyer, élevant des enfants qui paieront la retraite des autres ?

Or, l’équilibre démographique suppose précisément que 15 % au moins des familles mettent au monde 4 enfants et plus (les familles de 3 enfants ne suffisent pas à compenser celles qui n’en ont pas, qui n’en ont qu’un, non plus que les décès avant l’âge adulte)

Pour que ces familles vivent (juste) décemment, il faut leur faut un revenu supplémentaire.

Dès lors, l’UFE demande la création d’un salaire parental. Versé dès le 1ier enfant, il coûterait 14 milliards d’€. Aussi, dans un premier temps, il serait raisonnable de ne le verser qu’à compter du 3ième enfant. Son coût (5 milliards) est tout à fait finançable si les pouvoirs publics veulent bien cesser de détourner les excédents de la branche famille de la Sécurité Sociale.

Retour du conservatisme ? Ce serait une erreur de le croire : au travers de ce sondage, les parents disent simplement ceci : élever ses enfants, ça a de la valeur, au point que ça mérite un salaire. Ils posent une question parfaitement taboue : au nom de quoi le travail domestique et éducatif ne serait-il pas un vrai travail, profitable à la société ? Parce qu’il est très largement effectué par les femmes ?

Les parents interrogés par l’UFE ne disent pas que « la place des femmes est au foyer ». Mais ils n’adhérent pas non plus au paternalisme actuel qui veut que les femmes soient obligées « pour leur bien » de cumuler travail professionnel et enfants.

A l’aube du XXIième siècle, l’UFE demande qu’on ait la maturité d’admettre que toutes les femmes ne sont pas bâties sur le même modèle et qu’on permette à celles (ou ceux) qui veulent de consacrer à plein temps au « plus beau métier du monde » de le faire dans des conditions décentes.

 

Décembre 2006, un sondage IFOP pour "Valeurs Actuelles"  aboutit au même résultat :

"l’instauration d’un revenu parental pour les mères au foyer” est plébiscitée  par 83 % des 800 sympathisants de droite interrogés (36 % "plutôt favorables", 47 % "tout à fait favorables").

La proposition figure parmi les “cinq priorités” des sympathisants des quatre partis : 81 % à l’UMP, 83 % à l’UDF, 86 % au FN et 87 % au MPF.

Les femmes sont 54 % à être "tout à fait" pour contre 40 % des hommes. Les ouvrier 58 % contre 41 % pour les cadres et les habitants de communes rurales 52 % contre 47 % pour les provinciaux en général et 38 % pour les parisiens.

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