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Conférence famille 2003 : celles qui vont être sacrifiées

 

 

225 000 femmes au foyer exclues de la réforme  :

 

225 000[1] femmes au foyer sont aujourd’hui privées d’Allocation parentale d’Education, faute de remplir les conditions d’activité professionnelle antérieure.

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Elles ont 2 enfants mais n’ont pas travaillé 2 ans dans les 5 ans précédent cette naissance

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Elles ont trois enfants et plus et n’ont pas travaillé 2 ans dans les 10 ans précédent la 3ième naissance.

 

Familles ayant un enfant de moins de 3 ans

 

Mère d’enfant de - 3 ans

Au foyer sans APE

Au foyer avec APE

En activité prof

Couple 1 eft

35,2 %

37,5 %

0 %

45,6 %

Couple 2 efts

32,5 %

21,7 %

50,3 %

31,9 %

Couples 3 efts & +

20,5 %

23,7 %

37,5 %

13,4 %

Momop 1 eft

4 %

6,8  % [2]

10,1 %

3,9 %

Monop 2 efts & +

3,1 %

5,3  % 1

2,1 %

2,3 %

Sources – INES – DRESS- INSEE

 

A aucun moment, aucune des propositions ne vise à leur donner droit à cette prestation.

 

 Qui sont-elles ?

 

Pour 53 % des femmes d’ouvrier. Le reste environ 13 % d’employées, 13 % de cadres, 14 % de prof intermédiaires

 

Pourquoi sont-elles exclues ?

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Parce qu’elles ont eu un enfant « trop jeune » (c’est à dire avant 25 ans !)

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Parce qu’elles été longtemps au chômage, comme de nombreuses jeunes filles de leur génération

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Parce qu’elles sont magrhébines et qu’elles sont restées au foyer avant de se marier

 

En un mot, parce que leur comportement  n’est pas politiquement correct !

 

  

Une aberration pour la natalité

 

Le taux de fécondité est de 1,9 actuellement alors qu’il devrait être de 2,1 pour assurer le simple renouvellement des générations.

 

La principale cause de cette trop faible fécondité tient au calendrier des naissances : les femmes ont leurs enfants trop tard de sorte que, d’une part, elles en ont moins et, d’autre part, l’étalement dans le temps fait baisser le nombre d’enfant nés chaque année.

 

« Depuis 20 ans, on assiste à une hausse spectaculaire des âges auxquels les femmes mettent au monde leur premier enfant : l’âge moyen à la naissance du premier enfant, stable dans les années 1960 (et jusqu’en 1973) autour de 24 ans, augmente ensuite fortement. En vingt-cinq ans, entre 1973 et 1998, il est passé de 24,0 à 27,7 ans, soit une hausse de 3,7 ans, ce qui  représente 1,8 mois par an. En vingt ans, entre 1977 et 1997, l’âge moyen à la maternité passe de 26,5 ans à 29,2 ans, soit une hausse de 2,7 années, ce qui représente 1,6 mois par an » explique l’INED.

 

La faible fécondité Italienne résulte essentiellement de ce retard à la maternité.

 

Conclusion : la meilleur façon d’encourager la fécondité serait de pousser les femmes à avoir leurs enfants jeunes. Avec les conditions d’activité antérieures de l’APE, on leur dit exactement l’inverse : n’ayez pas vos enfants avant d’avoir exercé une activité professionnelle !

 

 

Combien d’agent pour  rendre justice aux femmes privées d’APE ?

 

1 045 000 €

 

soit exactement le montant de l’excédent de la branche famille versé à la branche vieillesse cette année !

 

[1] Comme beaucoup de chiffrage en matière de petite enfance, le chiffre de 225 000 familles n’est qu’une approximation. Pourquoi ? D’une part parce que ces chiffres sont « top secret » car ils sont gênants, d’autre part car les moyens statistiques de l’Etat sont indigents et, enfin, car un nombre non négligeable de femmes travaille « au noir » et font garder leur enfant de la même façon. L’expérience a prouvé que, généralement, les chiffres donnés par les experts de l’UFE sont  plus proches de la réalité que bien d’autres.

[2] Ces familles ne sont pas éligibles à l’APE car elles touchent l’allocation de parent Isolé qui lui est supérieure.

 

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  © Dominique Marcilhacy