Comment les régimes de retraite
exploitent les familles nombreuses
« Vous avez des enfants ?
Tant pis pour vous, tant mieux pour nous ! »
Les familles assument, sur leurs
argent privé,
55 % de la préparation des retraites
« Chaque génération doit payer elle même ses
retraites, non par ses cotisations, comme certains l’imaginent,
mais par sa descendance »
Alfred SAUVY
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Les actifs d’aujourd’hui paient des cotisations vieillesse
qui sont versées aux retraités. Ils s’acquittent par là de la dette qu’ils
ont contractée lorsque, jeunes, ils étaient à leur charge. Jusque là, le
mécanisme de la répartition est correctement appliqué.
Mais à quoi servent ces cotisations vieillesse ? Elles
servent à faire vivre les retraités. Elles sont immédiatement dépensées
par eux. Elles ne servent en rien à préparer la retraite des actifs.
Demain, les retraités seront morts. Ce ne sont pas eux, par conséquent,
qui garantiront une retraite aux actifs. Ce sont les enfants de ces
actifs.
En réalité, la seule contribution véritable de la part des
actifs pour préparer leur retraite est la mise au monde et l’éducation des
enfants. La France consacre chaque année plus de 246 milliard d’€ à cette
préparation.
Il est aberrant que les cotisations vieillesse servent de
base à l’attribution des droits à la retraite.
Ce n’est plus un mécanisme de répartition mais une chaîne d’argent
(procédé que la loi interdit à des particuliers), dépourvue de toute
rationalité économique.
Mais, plus les familles ont contribué
à la préparation des retraites, moins elles y ont droit
Comparaison de la contribution à la préparation des
retraites de deux couples :
Sources : travaux Dominique MARCILHACY
Chiffres du CERC
Comment expliquer cette différence ?
Par le fait qu’en raison de ses maternités, la mère de 5 enfants a eu une
carrière altérée.
Plus profondément, cette iniquité trouve sa cause dans une
analyse erronée du fonctionnement de la protection sociale :
C’est à tort qu’on a lié cotisations
vieillesse et droits à la retraite
Au lieu de donner à chaque actif des droits sur les futurs
actifs au prorata de ce qu’il a investi dans les enfants, on les lui
attribue en fonction de ce qu’il rembourse aux retraités. Ce sont les
cotisations vieillesse qui servent de base à l’acquisition des points de
retraite. L’investissement dans la jeunesse (en espèces pour 45 %, en
nature pour 55 %) est compté pour rien.
Le dilemme des couples actuels :
Compte tenu de la faiblesse actuelle des allocations
familiales, les couples qui ont envie de fonder une famille nombreuse sont
condamnés au choix suivant :
n
soit ils n’ont pas autant d’enfants
qu’ils le désirent (et toutes les enquêtes montrent qu’ils sont nombreux
dans ce cas)
n
soit ils ont les enfants qu’ils
souhaitent mais alors ils se font exploiter par les autres.
Pourquoi les retraités actuels ont
ils eu davantage d’enfants
que les actifs d’aujourd’hui ?
n
parce qu’il y a 40 ans, les
prestations familiales étaient très supérieures à celles d’aujourd’hui
(l’équivalent de 350 € avec 2 enfants contre 105 actuellement)
n
et parce que, quelque soit le nombre
de leurs enfants, la majorité des femmes étaient au foyer : le fait
d’élever une plus ou moins grande progéniture ne changeait donc pas
beaucoup les espérances de retraite des couples.
C’est là que se trouve la contradiction
fondamentale et mortelle du système actuel :
v
Collectivement, tout le monde a intérêt
à ce qu’il naisse des enfants pour assurer les
retraites.
v
Individuellement, chacun a intérêt à avoir peu d’enfants
et à compter sur les enfants des autres.
|
Les bonifications familiales des retraites : une misère
en comparaison de l’effort fourni !
Ces majorations représentent environ 14 m milliard d’€ soit
7 % du total des pensions
7 % des fruits en contrepartie de 60 % de
l’investissement,
quel investisseur serait assez sot pour accepter le
marché ?