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Le prix 2002 de la langue de bois familiale a été décerné par l'UFE à MM ACCOYER et MATTEI pour leur participation à la mise à sac de la branche famille La branche famille est systématiquement mise à sac pour boucher le déficit de la Sécurité Sociale. Toutes sortes de moyens sont utilisés pour détourner l’argent des familles. Le dernier en date, mis en place par le Gouvernement JOSPIN, consiste à lui faire prendre progressivement en charge les majorations de pension que le régime général d’assurance vieillesse accorde au retraités qui ont eu trois enfants. 2000 - 2001 Laissons aux députés de droite le soin de commenter cette mesure. Ces citations sont extraites des débats à l’Assemblée Nationale et au Sénat lorsqu’en 2000 et 2001 la gauche a inauguré puis accentué le transfert : « C’est inacceptable », s’insurgeait Bernard Accoyer « Contrairement à ce qu’a dit me la ministre, la caisse d’allocations familiales, qui est destinée à aider les familles avec enfants, se substitue à la caisse d’assurance vieillesse pour payer les retraites aux familles et en particulier le supplément qui constitue en quelque sorte une prime de reconnaissance vis-à-vis de ceux qui ont le plus contribué à la survie de cette branche et à son efficience. Les arguments de Mme la ministre sont atterrants de faiblesse et d’irrationalité ».
Le résultat politique de ce transfert ? « Cette charge financière supplémentaire pour la CNAF empêchera, pour les années à venir, toutes nouvelles actions de la branche famille » (Bernard Perrut). « Cette décision gouvernementale prive la CNAF d'une marge de manoeuvre indispensable pour mener une politique familiale dynamique dont la France a pourtant le plus grand besoin. » (Patrick Delnatte) On ne saurait mieux dire … Or, voici que le Gouvernement va, non seulement maintenir ce transfert inique, mais encore le DOUBLER en 2003 !!! 2002 Voici quelques extraits des déclarations de M. MATTEI, Ministre de la famille « Non, notre discours n'a pas changé (Rires sur les bancs du groupe socialiste). Vous riez, mais c'est bien vous qui avez laissé cette situation catastrophique ! Avoir fait financer les 35 heures par la sécurité sociale, c'est là qu'est le scandale ! Donc, notre discours n'a pas changé, simplement nous vous demandons de faire un pari de confiance »
La suite des débats ne manque pas de sel :
M. Pierre-Christophe Baguet (…) C'est une question de principe. On ne peut pas, Monsieur Bur, se déjuger d'une année sur l'autre ! » M. Bernard Accoyer- Nous nous souvenons bien avoir critiqué les précédents PLFSS, car le gouvernement d'alors disposait d'une croissance de plus de 3 % et d'un accroissement de la masse salariale de plus de 6 % par an. Nous dévorions alors les fruits de la croissance. M. Claude Evin - On vous sent embarrassé ! M. Bernard Accoyer - J'appelle l'attention de nos collègues sur la situation globale de la sécurité sociale, avec un regard particulier sur la branche vieillesse, qui devra être réformée. Or, n'y a-t-il pas lieu de sanctuariser l'avantage familial réservé aux retraités ayant élevé trois enfants ou plus ? Il s'agit de reconnaître le rôle des familles dans le renouvellement des générations et finalement dans la sauvegarde des régimes de retraite par répartition. » © Dominique Marcilhacy |