C'est
pourquoi la
réduction de la CSG, prévue en 2000 par le gouvernement Jospin, déclarée
inconstitutionnelle, a été remplacée par la création de la PPE qui
fonctionne comme un impôt négatif.
2) Or, la part « enfant »
de PPE est ridiculement petite
Aux 538 €
maximum de la PPE, l’Etat n’ajoute que 34 à 68 € maximum par enfant.
Il n’y a
pas de raison d’utiliser pour le calcul de la PPE d’autres critères de
niveau de vie que ceux de l’impôt sur le revenu, soit ceux posés par le
quotient familial. L’application de ce quotient devrait porter la part
enfant de la PPE à un maximum de 269 € (et un minimum de 134 €)
Tel n’est
pas le cas de sorte qu’outre l’injustice, le mécanisme revient à
n’encourager que faiblement l’activité professionnelle des ménages
chargés d’enfant.
Voici ce
qu’en dit un rapport de l’OFCE daté de 2005 :
« On
peut regarder, une fois la réforme de la PPE faite, quel est le niveau
de vie des différentes familles selon leur degré d’activité qu’elle
reprend. Pour les célibataires, la hausse de niveau de vie induit par la
prise d’un emploi au SMIC va de 62 % (sans enfant) à 45 % (avec un
enfant ). Pour un couple marié, il va de 33 % (sans enfant) à 17 % (avec
trois enfants) pour un emploi au SMIC ; de 123 % (sans enfant) à 67 %
(avec trois enfants) pour deux emplois au SMIC. Le système français est
relativement plus généreux pour les familles sans enfant que pour les
familles de travailleurs pauvres ».
3) La réforme du PLF pour
2006 accentue cette iniquité :
Le projet
qui prévoit de relever la PPE à 714 € en 2006 et 809 en 2007 (soit + 50
%) ne prévoit de relever la part « enfant » que de 2 € en 2006 et de la
laisser constante en 2007 (soit de 3 % !)
Avec 2
millions d’enfants pauvres (la moitié vivant dans des familles où les
deux parents sont inactifs), cet oubli est aussi indécent qu’absurde