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L'effritement du pouvoir d'achat des familles

 

Le lent effritement du pouvoir d'achat des familles est le moyen le plus discret mais aussi le plus efficace de détruire la politique familiale. Il est mis en oeuvre par tous les gouvernements depuis 40 ans.

La méthode ?

* ne réévaluer les prestations familiales que de l'inflation (dans le meilleur des cas) alors que le niveau de vie de la population (et donc les rentrées de cotisations) progressent davantage.

BICHOT a pu calculer qu'entre 1977 et 1993, les prestations familiales (la BMAF pour être précis) avait pris 20 % de retard sur le PIB par habitant.

Depuis cette époque, le pouvoir d'achat des familles a baissé de 0,7 % par rapport à l'inflation ... et de 8,7 % par rapport au niveau de vie des familles.

* ne réévaluer les plafonds de ressources que de l'inflation : de la sorte, le niveau des salaires des familles suivant celui de la population générale, de plus en plus de foyers se retrouvent au dessus dessous des conditions de ressources (50 (50 % des prestations sont sous conditions de ressources)

Cette méthode est plus récente : elle date du Plan Juppé (1995). Mais elle est diablement efficace : fin 2003, 180 000 familles avaient déjà été chassées du bénéfice des prestations sous conditions de revenu.

* de cette façon, on "organise" l'excédent de la branche famille. En effet, les recettes liées aux cotisations sur salaire (et qui suivent donc l'augmentation de la richesse nationale) progressent plus vite que les dépenses. l'argent ainsi dégagé est repris grâce à toutes sortes de procédés. Voir notre page spéciale

* à long terme, les chiffres sont terribles :

- part de la branche famille dans les dépenses de Sécu : 50,2 % en 1948; 16,4 % en 2000

- part de la branche famille dans la PIB : 3,5 % en 1950; 2,4 % en 1998

- montant des PF par enfant par rapport au PIB : 20,1 % en 1950 ; 10,6 % en 1996

  © Dominique Marcilhacy

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