signez la pétition contre la baisse des allocations familiales au 1ier mai prochain

 

Politique de la famille en Allemagne

L'accueil du jeune enfant

 

Avertissement : On ne comprend rien à la politique Allemande de la mère au foyer si on oublie l’endoctrinement des enfants dans les structures collectives pendant le nazisme. La Famille est une protection contre le totalitarisme

 

Le « compromis allemand » :

 

1.       En Allemagne le système de protection sociale a pour but de mettre les travailleurs et leur famille à l’abri des risques sociaux majeurs.

2.       La famille est considérée, non seulement comme une valeur, mais comme une institution sociale fondamentale. Elle a une fonction de médiation entre l’État et l’individu qu’elle protège de l’Etat dont le pays a connu la funeste emprise.

3.       Les Allemands ont une conception sexuée des rôles masculins et féminins : aux hommes, la fonction économique de nourrir la famille, aux femmes, l’éducation des enfants et les soins aux personnes dépendantes. L’organisation sociale repose sur cette différence des sexes.

4.       La politique familiale est généreuse en allocations mais inconsistante en équipements d’accueil des enfants. Dans l’ex-RFA, seulement 4 % des enfants de moins de trois ans sont accueillis dans une crèche publique ou privée (9 % en France) et 64 % des enfants de trois à six ans sont pris en charge dans des jardins d’enfants. Bien que depuis 1996 les collectivités locales aient l'obligation d'offrir à chaque enfant une place dans un jardin d'enfants. À ce jour, l'objectif n'est pas atteint, à la fois pour des raisons financières et pour des raisons idéologiques.(en France 99 % des enfants du même âge fréquentent l’école maternelle). Mais les conditions d’ouverture, tant des crèches que des jardins d’enfants, limitent la disponibilité des mères pour une activité professionnelle à temps complet. La société allemande est réticente sur la socialisation collective précoce des enfants.

5.   Le congé parental d’éducation est encouragé : comme en France, il est rémunéré sur une base forfaitaire, mais il est octroyé sans conditions d’activité professionnelle antérieure à la naissance de l’enfant ; une situation qui en fait une sorte de «salaire maternel» rémunérant la fonction «domestique et parentale» des mères. L’idée est que l’activité  professionnelle est l’équivalent du travail domestique.  75 % des Allemandes prennent ce congé et 50 % restent au foyer aux 3 ans de leur enfant.

5.       si une femme doit travailler, ce doit être à temps partiel. Jusque très récemment, le travail à temps partiel court y était toléré bien que ne donnant pas accès aux droits sociaux

6.       Les écoles ne sont ouvertes que la matin ce qui rend les problèmes de garde inextricables, sanas compter qu’il n’y a généralement pas de cantine.

 

Ex- RFA et Ex- RDA : le contraste :

 

Malgré l’application de la politique familiale de l’ex-RFA aux Länder de la RDA depuis 1990, les femmes de l’ex-RDA continuent à adopter les comportements qui étaient soutenus par le régime communiste : émancipation économique des femmes par leur participation au marché du travail mais avec des objectifs natalistes basés sur  un réseau dense de crèches et d’importantes prestations pour les parents (aides au logement, congés de maternité généreux, etc.). Leur taux de fécondité est de 1,38

 

À l’opposé, le modèle de la mère au foyer rencontre toujours une grande adhésion dans l’ex-RFA, comme le montrent les enquêtes de l’Eurobaromètre. Leur taux de fécondité est de 1,32. Malgré des conditions défavorables sur le marché du travail et une politique sociale qui encourage les femmes à quitter leur emploi après une naissance, les Allemandes de l'Est ont toujours plus tendance à travailler à temps plein que leurs consœurs de l'Ouest et reprennent le travail plus vite après la naissance

 

 

Les femmes allemandes réclament du changement

 

Aujourd’hui, les femmes se portent de plus en plus nombreuses sur le marché du travail.

 

Mais ce mouvement général qui porte les femmes vers l’activité professionnelle se fait au détriment de la fécondité. L’Allemagne a l’un des taux de fécondité parmi l’un des plus bas en Europe (1,34 en 1998) : Le nombre de familles à enfant unique augmente au détriment des familles plus nombreuses tandis que la proportion de femmes sans enfants progresse. 30 M% des femmes Allemandes resteront sans enfant !

Ce phénomène touche les femmes les  plus diplômées, témoignant de la tension forte entre investissement professionnel et formation d’une famille.

 

62 % des Allemandes entre 15 et 65 ans ont une activité professionnelle (61 % pour les Françaises), mais leur taux de fécondité est bien différent.

 

La conciliation vie familiale / vie professionnelle a été un des thèmes les plus discutés de la dernière campagne électorale Allemande ;

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le SPD proposait de relever les allocations familiales de 200 € par mois, de créer

des jardins d’enfant et des garderies, de défiscaliser les dépenses de garde d’enfant
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la CDU-CSU voulait encourager la mère au foyer en créant un salaire parental pendant 3 

ans et en donnant une formation professionnelle aux mères qui reprenaient leur activité à son issue. Elle proposait aussi d’ouvrir les écoles toutes la journée.

 

Une politique familiale volontariste

Le renforcement de l'aide aux familles a constitué l'une des priorités de Berlin. Entre 1998 et 2001, les prestations familiales ont augmenté d'au moins 23 milliards de marks (plus de 11 milliards d'euros) et atteint 193 milliards de marks (près de 99 milliards d'euros), ce qui correspond, par rapport au PIB, à une hausse de 4,5% à 4,8%. (En 2001, les prestations sociales servies par la sécurité sociale, l'Etat fédéral, les Länder, les collectivités territoriales et les employeurs du secteur privé représentent un volume de 1.298 milliards de marks (environ 665 milliards d'euros)).

Le gouvernement a promulgué plusieurs lois d'allègement fiscal au profit des familles. Les allocations ont augmenté à trois reprises depuis 1999. Depuis le 1er janvier 2002 les parents touchent pour chacun des trois premiers enfants 154 euros par mois, à partir du quatrième l'Etat leur verse 179 euros.

Actualité

* Depuis 2006, les dépenses d'éducation et de garde peuvent être déduits du revenu imposable, jusqu'à 4 000 euros par an et par enfant. Les familles peuvent aussi opter pour une réduction d'impôt de 600 euros dans le cas de l'emploi de salariés à domicile. Le ministère de la Famille veut aller plus loin, en développant les structures d'accueil et de garde pour les enfants, encore insuffisantes dans beaucoup d'endroits, ainsi que l'extension des crèches et garderies sur le lieu de travail.

 

* Dès le 1ier janvier 2007, le père ou la mère qui s’arrêtera de travailler pour élever les enfants nés après cette date touchera 67% de son salaire net, plafonné à 1.800 euros mensuels, pendant un an.

Le second parent pourra demander à en bénéficier pendant deux mois supplémentaires, ce qui porte la durée totale de versement de l’allocation à quatorze mois. Les deux parents peuvent aussi décider de s'arrêter sept mois chacun. La mesure qui s'appliquera également si les parents choisissent de travailler à temps partiel moins de 30 heures par mois.

Cette indemnité sera majorée de 10% (75 euros au moins) pour chaque enfant supplémentaire, âgé de moins de six ans vivant dans le foyer.

Ce salaire parental s’ajouté aux allocations familiales d’un montant de 154 euros versée par le gouvernement pour chaque enfant jusqu'à l'âge de 18 ans.

La ministre de la Famille, Ursula van der Leyen (CDU), elle-même mère de sept enfants espère ainsi que 27% des pères fassent une pause dans leur carrière pour s'occuper de leur enfant à partir de 2007, contre seulement 5% actuellement.

Le coût de cette mesure 3,9 milliards d'euros à l'Etat annuels.

 

Les libéraux du FDP, les Verts et le Parti de gauche ont voté contre, estimant que la mesure d'incitation n'était pas suffisante. Le FDP a critiqué des «vices de construction», estimant que 155.000 foyers seraient perdants financièrement dans l'opération.

 

* perspectives : D'ici à 2013, 455 000 places supplémentaires en crèche doivent être créées et une réforme de l'imposition fiscale des familles est prévue

 

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  © Dominique Marcilhacy