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La maison de famille :

 

fardeau ou cadeau ?

 

"Notre" maison de famille, heureux ceux qui en parlent ainsi. Ils sont les grands privilégiés de ce siècle.

Qu'elle soit grande ou petite, majestueuse ou simple, délabrée ou rutilante, qu'importe ! Nous l'aimons telle qu'elle est depuis tant d'années. Elle est "Notre Maison de Famille".

Elle est notre refuge, enfants, petits enfants, cousins et cousines, grands parents, témoins du temps qui passe, de la vie d'une famille avec ses peines et ses joies. Fidèle à elle même, elle nous offre des instants de grâce et de pesanteur où chacun se retrouve en lien avec son histoire, ses rêveries d'enfant, le souvenir des deuils traversés, des fêtes de famille ... Elle est là, comme un toit qui nous protège et nous soutient, témoin d'un amour inébranlable, celui d'une Famille, de plusieurs générations.

Notre maison de Famille, tu es notre maison à tous et tu n'appartiens à personne, lieu de liens fraternels ou de guerres fratricides, tu a tout vu, tout supporté ! A nous de savoir pour nos enfants ce que nous attendons de toi. Es-tu un cadeau que nous voulons transmettre comme un flambeau ou plutôt un fardeau à cause de toutes les tâches que tu nous impose pour que nous te gardions toujours belle et accueillante ?

Nous t'aimons telle que tu es, avec tes imperfections, tes lourdeurs, de saleté - trace de ton passé - et ta beauté -simple et naïve ou solennelle. A nous de te faire resplendir par touches et retouches, avec les coups de main maladroits de ceux qui s'intéressent à toi.

Tu es un lieu de passage ou un lieu d'ancrage et chacun projette sur toi ce qu'il attend de sa famille, ses désirs profonds, parfois archaïques, parfois fantastiques, ou imaginatifs, ou créatifs ! Et chacun, son pinceau ou son livre à la main, t'aime à sa façon.

Tu es fidèle, toi, malgré les tapages de la vie et le temps qui passe, protégeant les enfants que tu as accueillis au berceau et vu grandir au fil des années. Chez toi, ils peuvent se poser et se reposer, tels qu'ils sont. Nous avons planté nos racines dans ta terre et nos enfants s'y appuieront pour, à leur tour, s'envoler vers leur avenir. Maintenant, ils jouent dans ton jardin. Ce soir, ils causeront sous ton toit, comparant leurs parents, leurs vies, leurs devoirs et leurs plaisirs. Protégés par ton moule familial, ils prendrons la mesure de la différence entre les êtres, entre les façons de faire, entre leurs parents.

Dans ce monde où règne la loin du plus fort, et du chacun pour soi, tu viens apporter un témoignage vivant de partage, d'amour fraternel, de don de soi et de pardon. Merci car tu es toi et tu es là.

                                                                                            Marie BASQUIN

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