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Les vêtements de marque troublent la vie des collèges

 

La synthèse de l'enquête

 

Les résultats complets

 

L’Union des Familles en Europe vient de réaliser une enquête en France auprès de 1000 collégiens et parents de collégiens sur la dictature du vêtement de marque au sein du collège. Il en ressort que les marques sont indispensables sur les vêtements de ces ados âgés de 11 à 15 ans, sous peine de devenir un « rejeté ».

 Quelle mode pour les ados ? Les chaussures sont LA principale pièce de vêtement qui doit être siglée d’après 96 % des garçons et 76 % des filles (de préférence Nike pour 19 % d’entre eux). Vient ensuite le sac à dos qui se doit d’être Eastpak pour 73 % des collégiens. Il faut un pantalon Diesel pour 22 % d’entre eux. Ralph Lauren, Zara, Lacoste et Von Dutch se partagent leurs faveurs pour les autres pièces de vêtements.

 Pourquoi sont-ils tellement attachés aux marques ? 55 % d’entre eux, déclarent qu’ils trouvent ces vêtements beaux, mais les parents disent à 62 % que leur enfant préfère nettement porter un vêtement siglé d’une marque précise plutôt qu’un vêtement beau mais non siglé.

 62 % des collégiens connaissent un « rejeté », c’est-à-dire un jeune qui ne porte pas de vêtements de marques.

 L’impact financier de cette surenchère est très lourdement ressenti par 92 % des parents exerçant une profession intermédiaire, 86 % des parents au foyer (un seul salaire), et 86 % des parents ouvriers ou employés. La tenue type de l’ado à la mode coûte de 255 à 578 €. 

C’est un sujet tendu à la maison pour les deux tiers des parents. Si les parents négocient un compromis à 55 % d’entre eux, c’est qu’ils sont conscients de l’énorme pression sociale que subit leur enfant (68 % des parents pensent que c’est pour être mieux accepté à l’école).

 Instaurer un uniforme ?

48 % des parents y sont favorables. Mais le sujet est tout de même très débattu puisque 44 % sont contre et 8 % ne savent pas. Aucun doute en tous cas pour les 9 % de parents  dont l’enfant a déjà été racketté pour un vêtement de marque, et qui voient dans l’uniforme La Solution anti-racket.

 Les collègiens sont clairement contre l’uniforme à 66 %. Si un uniforme était imposé, 45 % d’entre eux préfèreraient une tenue avec un jeans et un pull marine.

 L’Union des Familles en Europe s’inquiète de l’ampleur du phénomène, qui commence parfois dès l’école primaire. Elle en appelle à l’éthique morale des marques, dont les méthodes de marketing ne tiennent pas compte de la fragilité et du mal être propre à l’adolescence. Elle suggère que des expériences d’instauration d’une tenue uniforme soient menées dans quelques collèges à condition de permettre aux collégiens de participer à son élaboration, pour être mieux acceptée. Ces expériences, si elles s'avéraient positives, pourraient être généralisées à l'ensemble des collèges.

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  © Dominique Marcilhacy