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La France des enfants pauvres

Les familles nombreuses et monoparentales au bas de l'échelle des revenus

niveau de

niveau de vie

niveau de vie

vie initial

après impôt

après prestations

 

direct

familiales

célibataire

98

98

97

parent isolé + 1 eft

65

67

70

parent isolé + 2 efts

41

42

52

couple sans enfants

103

103

100

couple 1 eft

91

90

88

couple 2 efts

76

76

77

couple 3 efts

57

58

65

couple 4 efts

38

39

50

Sources : Rapport Thelot-Villac

Echelle d'Oxford

 

 

La France des enfants pauvres ...

 

 

 

  1 790 000 enfants pauvres en France !

Þ   Il y a en France, d’après l’INSEE, 1 790 000 enfants pauvres (sur 15 millions d’enfants) dont 960 000 vivent dans des familles touchant un minimum social.

Þ   37,7 % d’entre eux soit 675 000 vivent avec leurs deux parents au sein d’une famille nombreuse (3 enfants et plus).

Þ   31,5 % soit 565 000 vivent dans une famille comptant un ou deux enfants.

Þ   12,1 % vivent avec d’autres personnes que leurs parents.

Þ   18,6 % d’entre eux, soit 334 000 vivent dans une famille monoparentale (en quasi-totalité avec leur mère).

 

   Enfants pauvres et familles assistées

 

Þ  160 000 enfants échappent à la pauvreté grâce au soutien matériel des proches de leurs parents (les grands parents, les oncles et tantes, etc.). La Famille au sens large est un formidable rempart contre la misère.

 

Þ   RMI : 38 % des allocataires (soit 389 500 RMIstes) ont au moins un enfant :

 

situation de famille

des RMIstes

foyers concernés

nombre

d’enfants

concernés

isolé + 1 eft

110 055

110 055

couple + 1 eft

44 573

44 573

isolé + 2 efts

51 907

103 814

couple + 2 efts

41 128

82 436

isolé + 3 efts et +

24 743

74 229

couple + 3 efts

25 113

75 339

couple + 4 efts et +

23 688

94 752

                        (sources : CNAF)

 

Þ  Allocation de parent isolé : 162 000 allocataires dont 151 700 ont des enfants (les autres étant enceintes).

 

situation de famille des

bénéficiaires de l’API

foyers concernés

nombre d’enfants concernés

enceinte

10 907

_

isolé + 1 eft

69 619

69 619

isolé + 2 efts

36 633

73 196

isolé + 3 efts et +

25 572

89 505

                        (sources CNAF)

 

Þ  Allocation pour adultes handicapés : sur les 603 800 allocataires, seulement 62 000 ont des enfants à charge soit environ 125 000 enfants

Þ  Allocation de solidarité spécifique : compte tenu du montant de cette allocation, ceux de ses bénéficiaires qui ont des enfants sont au RMI : ils sont donc comptés avec les RMIstes.

Þ   Assurance veuvage : 15 600 personnes touchent aujourd’hui l’assurance veuvage. Familles de France estime à 10 000 le nombre d’entre elles qui ont des enfants à charge et à 20 000 le nombre d’enfants concernés.

 

La pauvreté a changé de camp

Plus de ménages pauvres parmi les salariés, moins chez les retraités

(Compte rendu de l'étude INSEE sur la pauvreté monétaire des ménages de 1970 à 1997:   Source Insee 1ère, n°76)

 En 1997, 7,0% des ménages sont pauvres au sens monétaire : leur revenu disponible par unité de consommation (uc) est inférieur au seuil de pauvreté qui est d’environ 3 500 F/uc et par mois. Ce seuil a été fixé, par convention, à la moitié du revenu disponible médian par uc et correspond à 3 500F pour une personne seule, 5 250 F pour un couple plus 1 050 F par enfant de moins de 14 ans. 

Après avoir fortement baissé de 1970 à 1984, le taux de pauvreté monétaire s’est stabilisé à la fin des années quatre-vingt, avant de remonter légèrement entre 1990 et 1997. En 1970, 15,7% des ménages disposaient d’un revenu inférieur au seuil, alors fixé à 2 100 francs mensuels par unité de consommation (en francs constants de 1996). En 1984, 7,1% vivaient avec moins de 3 200 F/uc. Depuis, cette proportion de ménages pauvres est restée à peu près la même bien que le seuil ait changé.

 Aujourd’hui, il y a plus de pauvres parmi les salariés que chez les retraités

 Depuis les années soixante-dix, les ménages de retraités ont été les principaux bénéficiaires de la baisse de pauvreté : en 1970, un ménage retraité sur quatre était pauvre. En 1997, il n’y en a plus qu’un sur 25.

 En revanche, les ménages de salariés ou de chômeurs n’ont pas connu de baisse de pauvreté en vingt-sept ans, bien que leur revenu moyen ait nettement progressé. Leur taux de pauvreté est resté stable entre 1970 et 1990 puis il s’est accru entre 1990 et 1997. 

Les prestations sociales ont contenu l’augmentation du nombre de salariés pauvres

 Les prestations familiales, les aides au logement et les minima sociaux réduisent de moitié le nombre de ménages pauvres. En effet, 14,1% de l’ensemble des ménages déclarent au fisc en 1997 un revenu inférieur au seuil de 3 500 F/uc. Ils seraient donc pauvres s’ils ne percevaient pas de prestations, plus de la moitié d’entre eux obtiennent un revenu disponible supérieur au seuil et échappent ainsi à la pauvreté.

 Les jeunes de 1997 sont plus fréquemment pauvres  que ceux de 1970

 En 1970, le taux de pauvreté augmentait avec l’âge. C’est plutôt l’inverse en 1997, même si les générations les plus âgées demeurent encore un peu plus pauvres que les « jeunes » retraités. Depuis 30 ans, la pauvreté s’est aggravée pour les ménages de moins de 30 ans et atténuée pour ceux de plus de 50 ans. L’évolution a été d’autant plus favorable que l’âge est élevé. Autrefois rurale et âgée, la pauvreté est devenue jeune et urbaine.

 Les ménages de moins de 25 ans sont, en fait, moins souvent pauvres qu’il n’apparaît. En effet ces jeunes ménages reçoivent des aides de leur famille qui ne sont pas appréhendées par l’enquête « Revenus fiscaux ». 

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