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La fécondité en Occident

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Indices synthétiques de fécondité dans les principaux pays de l’OCDE et de la Communauté Européenne

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Qu'est ce qu'un indice synthétique de fécondité ?

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le lien entre fécondité et dépenses en faveur de la famille

 

PAYS

INDICE SYNTHETIQUE de FECONDITE en 2 000

France

1,89

USA

2,05

Islande

2,08

Irlande

1,89

Norvège

1,85

Royaume Uni

1,64

Luxembourg

1,78

Danemark

1,76

Finlande

1,73

Suède

1,54

Belgique

1,65

Portugal

1,54

Pays Bas

1,72

Japon

1,41

Allemagne

1,34

Autriche

1,32

Grèce

1,30

Italie

1,25

Espagne

1,22

Russie

1,17

Sources : EUROSTATS

Que signifie l’indicateur conjoncturel de fécondité ?

Gérard Calot (ancien directeur de l'INED) a écrit un texte lumineux intitulé " Mais qu'est-ce donc qu'un indicateur conjoncturel de fécondité ? ". Voulant absolument faire profiter de sa science les lecteurs de la Lettre de Familles de France, mais ne disposant pas d'assez de place pour reproduire intégralement son article, je prends le risque de le réécrire de façon plus synthétique. Je requiers l'indulgence de cet ami très cher pour les simplifications, excessives aux yeux des spécialistes, qui en résultent. Les lecteurs intéressés obtiendront son texte intégral sur simple demande à Familles de France.

L'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) est obtenu en faisant la somme des taux de fécondité par âge observés une année donnée. Le taux de fécondité à 25 ans de l'année 2000, par exemple, est égal au rapport du nombre de bébés nés l'an dernier d'une mère âgée de 25 ans, au nombre de femmes ayant cet âge. L'ICF de l'an 2000 en France est approximativement égal à 1,8. Cela signifie qu'en additionnant les taux de fécondité depuis 15 ans jusqu'à 45 ans, on obtient pour l'an dernier environ 1,8.

 Autrement dit, sachant qu'il naît un peu plus de garçons que de filles, le remplacement d'une génération de femmes est assuré si l'ICF atteint 2,05. En dessous de ce chiffre, on peut considérer que, cette année là, il n'y a pas eu assez de naissances pour que, 30 ans plus tard environ, les femmes en âge de procréer soient toujours aussi nombreuses. A 2,05, la capacité de reproduction est préservée ; en dessus elle augmente ; en dessous, elle décline.

Le nombre d'enfants par femme constaté en fin de vie féconde, vers 45 ans,  est appelé descendance finale. Cet indicateur ne fournit aucun renseignement sur ce qui s'est passé l'année dernière : il résume 30 ans d'histoire démographique. De plus, quand l'âge moyen à la maternité augmente, ce qui se produit depuis une vingtaine d'années, on obtient des descendances finales assez élevées à partir d'indices conjoncturels assez faibles. Mais les arbres ne montent pas jusqu'au ciel : l'âge moyen à la maternité a pu s'élever de 26 à 30 ans, il n'ira pas jusqu'à 40 ans. Il est donc inepte de chercher à se rassurer en constatant que la descendance finale ne diminue pas autant que l'ICF : un indice conjoncturel nettement inférieur à 2,05 est bien le signe que notre pays, ou l'Europe (qui en est à 1,4), ne réalise pas l'investissement démographique nécessaire pour maintenir son potentiel reproductif.                                                        

Jacques Bichot

(1) : Pour ceux qu'une fraction n'effraie pas : fi/f , où fi est le taux de fécondité à l'âge i, et f l'ICF.  

les liens entre la générosité de la politique familiale et la fécondité  

L'Union Européenne  s’alarme du vieillissement de la population, faute d’un nombre suffisant de naissances. La corrélation entre le taux de fécondité et l’effort financier consentit par les Etats en faveur des familles est un robuste élément d’explication.

 Les pays Européens qui consacrent le moins d’argent aux familles sont aussi ceux qui connaissent le taux de fécondité le plus bas. Ainsi l’Espagne, l’Italie et l’Autriche. A l’inverse, les pays qui y consacrent davantage de moyens sont les moins touchés par le vieillissement.  

L’exemple de la Suède montre qu’un relâchement de l’effort a des conséquences certaines sur la baisse des naissances : à l’époque où ce pays consacrait 12,6 % de ses dépenses sociales à la famille (1990), son taux de fécondité était de 2. Il est retombé aujourd’hui à 1,54 enfant par femme avec un effort réduit à 10,8 %. Il sera intéressant de suivre l’évolution de la Grèce qui est en train de réaliser un spectaculaire effort en faveur des familles (passant de 3,7 % des dépenses en 1990 à 6,9 % en 1995 et 8,1 % en 1998) 

 

Indice Synthétique de Fécondité en 2000

 

% de la famille dans les dépenses sociales

 

Indice Synthétique de Fécondité en 2000

% de la famille dans les dépenses sociales

France

1,89

9,8

Italie

1,25

3,6

Allemagne

1,34

8,7

Luxembourg

1,78

14,1

Belgique

1,65

8,5

Pays Bas

1,72

4,5

Danemarck

1,76

13

Autriche

1,32

5,5

Grèce

1,3

8,1

Portugal

1,54

5,3

Espagne

1,22

2,1

Finlande

1,73

12,8

Irlande

1,89

12,7

Suède

1,54

10,8

 

 

 

Royaume Uni

1,64

8,6

 L’histoire européenne abonde d’exemples montrant les effets des politiques familiales sur la fécondité, que ce soit en positif (comme en Suède en 1988 et en RDA en 1976) ou en négatif (en Espagne en 1975). Voir notre page spéciale : Les politiques familiales ont elles un effet sur la fécondité ?

L’Allemagne, où l’on compte plus de décès que de naissances, est en train d’en prendre conscience.  Poussée par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, elle commence à faire disparaître de nombreuses injustices dont souffraient les familles. Elle a aussi fortement revalorisé ses allocations familiales qui sont dorénavant du niveau des prestations françaises. Voir notre page spéciale : Coup de tonnerre en Allemagne

 Les familles européennes attendent un soutien des pouvoirs publics pour pouvoir remplir les berceaux.

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