Une enquête de l’UNION des FAMILLES en EUROPE réalisée en 2006/2007
auprès de 685 grands-parents, 856 parents et 776 enfants qui ont
spontanément répondu sur le site internet.
Les trois générations ont
(toutes) reçu des fessées :
95% des grands-parents, 95% des parents et 96% des enfants. A
toutes les générations, les garçons ont plus de fessées que les filles.
Les fessées viennent très majoritairement de leurs parents. Pour 52%
d’entre eux, personne d’autre qu’eux n’a droit de frapper leur enfant.
J’ai déjà donné une fessée :
84% des grands-parents et 87% des parents reconnaissent avoir
déjà donné une fessée. Les abstentionnistes sont 34% à estimer que
l’éducation qu’ils ont reçue étant enfant était trop sévère (contre 23%
de ceux qui pratiquent la fessée)
Les grands-parents sont 58% à avoir envie d’en donner à
leurs petits enfants mais dans 2/3 des cas, ils s’en abstiennent
craignant l’hostilité des parents (24% passent outre). De fait, 36%
seulement des parents l’acceptent.
Des fessées méritées :
Pour plus de 63% des grands-parents et 62% parents, ces fessées étaient
(largement) mérités. C’est aussi l’opinion de 55% des enfants.
Eduquer ou se défouler ?
Les enfants sont 65% à considérer qu’en les frappant, leurs
parents cherchent à les élever, 28% estimant, toutefois, qu’il y aussi
une part de défoulement dans cette punition. Cette opinion est partagée
par 77% des parents. Les mères au foyer étant les plus culpabilisées
(14% pensent qu’elles ne font que passer leurs nerfs)
La fessée, rien que la fessée !
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Les gifles sont en régression : 54% des
grands-parents en ont donné contre 25% des parents. Toutefois, elles
sont jugées dangereuses par de nombreuses personnes.
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Le martinet est en régression : 28% des
grands-parents l’ont pratiqué, 10% des parents en usent.
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Les coups de pieds ne sont plus de mise. En
revanche le « coin » ou sa forme adolescente « Vas dans ta chambre !»
sont souvent évoqués
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De façon anecdotique, des parents décrivent
des privations de repas, des tapes sur la main, voire des douches
froides
Le principe fermement affirmé est de corriger l’enfant,
pas de le faire souffrir
Autres châtiments non corporels :
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Les engueulades, évidement, surtout de la
part des mères
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Les privations de jouet (de console) ou de
sortie, « le bon plan » des éducateurs d’ados
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Les moqueries ou humiliations sont
réprouvées énergiquement par tous même si les enfants sont moins
affirmatifs (particulièrement ceux qui sont élevés par leur père)
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Les parents évoquent aussi des pensums ou
bien la réparation des domages
Vos parents sont-ils (étaient-ils)
sévères ?
59% des grands-parents, 66% des parents et 69% des
enfants pensent que leurs parents sont (étaient) équilibrés (34%, 25% et
22% trop sévères).
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Parmi des grands-parents, 48% des ouvriers
qui se plaignent d’avoir reçu une éducation trop sévères, alors que les
cadres sont 78% à la trouver équilibrée.
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Parmi les parents, les réponses sont très
homogènes.
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Quant aux enfants, les plus jeunes se
plaignent davantage que les plus âgés. Le record de satisfaction se
rencontre parmi ceux qui sont élevés par leur père seul ! Ils sont 64 %
à vouloir élever leurs futurs enfants pareil tout en promettant moins de
fessées déculottées et plus de dialogue
Globalement, l’herbe est plus verte ailleurs et toutes
les générations pensent que leurs amis ou cousins avaient des parents
moins sévères que les leurs.
Pourtant, que les enfants sont mal
élevés !
C’est le cri de 87% des grands-parents et 85% des
parents.
Les grands-parents sont 63% à trouver, pourtant, que
leurs enfants élèvent bien leurs petits enfants.
Tous pensent que les générations précédentes étaient
mieux élevées
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Incriminé pas tous : le laxisme des parents
(75%), le déclin des valeurs (62%) et l’influence des médias (49%) ; 40%
des grands-parents accusent les enseignants mais 27% des parents
seulement.
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Comme c’est difficile d’élever des
enfants à notre époque ! c’est un cri unanime
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Spontanément mis en cause les ravages de
« l’enfant-roi » de la société de consommation, le manque des savoir
faire des jeunes parents et, très largement, l’absence de tout parent au
foyer
Les enfants sont plutôt satisfaits d’eux
mêmes :
68% des enfants enquêtés se déclarent « très bien
élevés », 29% « dans la moyenne » et seulement 3% « pas assez bien
élevé »
Pour les faire progresser
(encore), ils sont 68% à demander davantage de dialogue (mais pas des
sermons), 50% des parents plus présents (surtout les plus petits à 66%
et ceux qui sont élevés par un parent seul. 26% seulement souhaite
davantage de fessées !
Les adultes ont d’autres suggestions pour
mieux élever les enfants :
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Davantage de discipline pour 70% des
grands-parents et 65% des parents, davantage de dialogue pour 55% des
grands-parents et 60% des parents, plus de disponibilité respectivement
pour 51% et 62% et de meilleurs exemples pour 53% et 59%. La
restauration des cours de morale, suggérée dans l’enquête recueille
seulement 43% et 32% d’avis favorables.
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Librement les enquêtés suggèrent de créer
moins de ghettos, de ne pas les laisser sans surveillance ou de leur
donner de l’amour et non des substituts
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Si 35 des grands-parents pensent qu’il faut
punir les parents démissionnaires, 70% des parents le préconise au
contraire (80% des ouvriers/employés sont de cet avis. Les parents de
famille nombreuse sont plus réservés)
Pour ou contre l’interdiction des
châtiments corporels ?
Très largement les adultes demandent que l’Etat se mêle
de ce qui le regarde. Beaucoup font la distinction entre la fessée
« bien méritée qui n’a jamais tué son monde » et les autres châtiments
corporels. Enfin, ce qui vaut pour un enfant ne vaut pas forcément pour
un autre.
61% des grands-parents, 53% des parents et 39% des
enfants sont contre l’interdiction (27%, 34% et 37% pour et 12%, 4% et
24% ne savent pas) surtout lorsqu’ils sont jeunes (« parce que ça
fait mal ») Sont particulièrement hostiles à toute interdiction les
hommes et les cadres.