EN BREF…
Pourquoi cette enquête ?
2,9 millions d’enfants mineurs ne vivent plus aujourd’hui entre
leurs deux parents. Or, leur ressenti est généralement considéré
comme un « non-sujet ». Le problème est évacué par des lieux
communs : si les parents vont bien, les enfants vont bien. En
dehors des pédopsychiatres qui les reçoivent individuellement dans
leur cabinet, personne ne leur avait donné la parole... par peur de
ce qu’ils pourraient dire ?
1 137 adultes ayant
connu la séparation de leurs parents ont répondu, courant 2010, par
internet, à un important questionnaire (plus de 80 questions).
L’échantillon comporte autant de femmes que d’homme, la moitié a
entre 18 et 35 ans, l’autre est plus âgée. 27% avait moins de 6 ans
lors de la séparation, 20% avaient plus de 18 ans. Aujourd’hui, 90%
d’entre eux sont déjà parents. La moitié des enquêtés est mariée.
30% vivent seuls.
LES RESULTATS DE L’ENQUETE
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L’INFIDELITE
apparaît comme la première cause de divorce (52%), conjuguée
le plus souvent à un MANQUE DE COMMUNICATION (50%). « Tout
est langage »…
ü
Le divorce par CONSENTEMENT MUTUEL est pourtant privilégié,
même en cas d’infidélité (55%).
ü
Le plus souvent, les parents ont HESITE avant de décider de
divorcer.
ü
L’annonce de la séparation
se passe soit très mal, dans un contexte de violence morale (pleurs,
cris), soit très bien, dans le calme… Ou bien c’est le « SILENCE
RADIO », rien n’est dit. « Tout est langage », vous avez
dit ?
ü
Les enfants auraient aimé qu’ON
LEUR PARLE
et leur explique la séparation, sans qu’on leur fasse prendre un
quelconque parti. Ils réclament du soutien, de l’écoute et des
explications. Parents, dites-leur qu’ils n’y sont pour rien ! Ils
ont besoin de beaucoup d’AMOUR dans ce moment de grand DESAMOUR…
ü
Le divorce, UN MAL NECESSAIRE ?
Oui, non, peut-être… Pour beaucoup d’enfants de divorcés, oui (42% -
19% ne savent pas). La vie du couple était devenue impossible,
insupportable, parfois même dangereuse (alcoolisme…). Ils vont mieux
chacun de leur côté. Pour d’autres, la séparation aurait pu être
évitée avec plus de communication et de réflexion (38%). La
séparation n’a d’ailleurs rien amélioré : ils ne sont pas plus
heureux. Beaucoup de souffrance et un sentiment parfois de gâchis.
ü
Certains enfants de divorcés, plus
largement représentés chez les hommes et les jeunes, sont enclins à
REPROCHER à leurs parents de s’être séparés (35%) et estiment que la
séparation aurait pu être évitée. Les femmes se montrent beaucoup
plus compréhensives…
ü
Le rôle des GRANDS-PARENTS
apparaît essentiel. Les enfants attendent, pour eux, soutien,
affection, AMOUR (56%) et, auprès du couple qui se déchire,
APAISEMENT. Les grands-parents maternels jouent davantage ce rôle
que les grands-parents paternels. Mais 35% environ des
grands-parents ont mit de l’huile sur le feu.
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Le divorce emporte pour 74% des
enquêtés des CONSEQUENCES FINANCIERES sur le niveau de vie,
au point de pouvoir, dans certains cas, ENTRAVER LES ETUDES.
Beaucoup de QUERELLES à propos de la PENSION ALIMENTAIRE (61%).
ü
Une très large majorité (80%) considère que c’est ou ce serait une
bonne chose de DEMANDER l’AVIS DE L’ENFANT pour l’attribution de la
GARDE à la mère ou au père. Pourtant, les choses ne semblent pas
simples, qu’il y ait choix ou non.
ü
Demander l’avis de l’enfant sur le choix de la résidence en cas de
séparation, OUI, mais le laisser au final décider, NON…C’est une
décision trop lourde.
ü
40 % des enfants N’ONT PAS
MAINTENU DE LIENS réguliers avec le parent qui n’avait pas la garde,
à savoir le plus souvent LE PERE. 90% l’ont toutefois retrouvé plus
tard.
ü
Après la séparation, le père ou la mère ont retrouvé UN PARTENAIRE,
avec qui ils étaient d’ailleurs souvent déjà avant la séparation...
Toutefois, beaucoup plus de MERES (34%) que de pères (16%)
RESTENT SEULES après la séparation, afin de protéger les enfants
ou par fidélité pour l’ex-mari. Beaucoup plus de mères encore que de
pères n’ont pas eu d’autres enfants après la séparation.
ü
Le nouveau partenaire n’est pas facilement et rapidement accepté.
Qu’il s’agisse d’un beau-père (46% d’opinions négatives) ou d’une
belle-mère (58% d’opinion négatives) , tout contact est souvent
catégoriquement refusé par l’enfant ou lorsqu’il y a contact,
celui-ci est mauvais. La belle-mère … profite financièrement de la
situation du père ou ne supporte pas que le père ait eu une vie
familiale avant elle… Les rapports avec le beau-père ou la
belle-mère peuvent pourtant être bons : « Il
prend soin de ma mère et se comporte comme un vrai papa avec mon
petit frère qui ne connait pas notre père, et c'est un ami pour
nous ».
ü
Le MOT D’ORDRE est tout de même
pour 78% des enfants : Ne restez pas seul après la séparation,
remettez-vous en couple ! Il y va de l’équilibre et du BONHEUR
de tous.
ü
Le divorce PAR CONSENTEMENT MUTUEL n’échappe pas aux querelles sur
les droits de garde ou de visites et d’hébergement. Quel que soit
le type de séparation, 34% des parents se querellent sur la garde,
39% sur les visites, 61% sur la pension et 30% sur l’éducation.
ü
Au moment du divorce, 49% des
enfants doivent faire UN CHOIX AFFECTIF, même en cas de
divorce par consentement mutuel. Parents, cessez de DISCREDITER
L’AUTRE PARENT devant vos enfants ! 71% des enquêtés en ont
souffert.
ü
Le divorce de vos parents : UN
SOULAGEMENT durable ? NON pour 74%. Un sentiment durable
d’ISOLEMENT ? OUI pour 59%, ou encore d’ABANDON ? OUI pour 59%.
Pour beaucoup
d’enquêtés, le divorce de leurs parents apparaît comme un mal
nécessaire (Voir supra)…
…Pourtant, à la
question « Quelles leçons
tirez-vous de la séparation de vos parents pour vos (éventuels
futurs) enfants ? », ils répondent qu’il faut EVITER LE DIVORCE
POUR EPARGNER LES ENFANTS.
ü
Car, QUOI QU’ILS EN DISENT, filles
et garçons SOUFFRENT FORTEMENT de la séparation (sur une échelle de
0 à 5, 63% la cotent à 3 et plus). Les enfants dont les parents se
séparent lorsqu’ils ont moins de 3 ans éprouvent une souffrance plus
modérée.
ü
Même pas mal, les garçons ? 34%
d’entre eux (contre 9% des filles estiment n’avoir pas du tout
souffert) … mais ce sont les mêmes qui, à 77%, se sont sentis
durablement abandonnés)
Cette SOUFFRANCE se répercute inévitablement :
-
Sur les ETUDES (56%):
démotivation, difficultés à se concentrer, dépression. « Je
n'arrivais plus à apprendre, ma tête était pleine ».
-
Sur la VIE PROFESSIONNELLE (41%): « je
suis assistante sociale maintenant (surtout pour réparer....) »,
« je suis médiatrice
familiale ». Et puis il y a ceux qui ont des difficultés à
affronter la vie professionnelle : manque de confiance, paralysie,
anxiété, instabilité…
-
Sur la personnalité
(88%)
La séparation
des parents est un séisme.
Certains peuvent en tirer profit, une fois la souffrance surmontée,
pour être plus souples ou plus mûrs. Mais d’autres en ont perdu
l’espoir du bonheur à deux. D’autres, enfin, ont connu dépression,
anorexie ou manquent cruellement de confiance en eux.
ü
L’IDEAL DE VIE
des enquêtés explique peut-être tout ? Un GRAND AMOUR pour TOUTE
LA VIE (82%) !!
Mais alors, COMMENT TROUVER ce grand amour ?
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Il doit être CROYANT ; être le CONTRAIRE de ma mère ou de
mon père ; avoir les mêmes
valeurs que moi. Il doit VOULOIR S’ENGAGER A VIE.
Il doit être protecteur, FIDELE, STABLE, gentil (le), beau
(belle), riche, intelligent (e)… !!!
ü
Pour la moitié des enquêtés, la
séparation de leurs parents rend leur engagement avec quelqu’un plus
difficile :
« Ca me fait peur de m’attacher ». 35% des plus de 25 ans a
déjà connu une séparation.
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Les leçons de la séparation pour la vie de couple des enfants :
SOIGNER son couple, VOULOIR le réussir et se
pardonner
mutuellement.
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Le maître mot : COMMUNIQUER ! « Il faut beaucoup de communication dans le couple - dès qu'il
y a un problème il faut en parler de suite ». « Tout est
langage » décidément…
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Surtout, NE BANALISONS PAS LE DIVORCE. Les enfants n’en sortent pas indemnes, que ses effets soient
positifs ou négatifs.
Entendons nous bien : le divorce est une liberté qu’il faut
préserver. Mais le divorce est-il toujours
la bonne solution ?
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