Les enfants reprochent à la mère ses
restrictions budgétaires et recherchent chez le père des récompenses financières
compensatoires de cette disparité. Cette quête sera d'autant plus entendue que
certains pères compensent à leur tour leur manque de présence par des
largesses financières auprès des enfants. Conséquemment à la baisse de
revenus de leur mère, ils auront à changer de maison en raison d'impossibilité
de rachat de la part de l'ex-conjoint. Le désir de stabilité de lieu est
souvent impossible à assumer financièrement.
Les
réactions des enfants à l’occasion de la séparation de leurs parents
peuvent prendre de multiples apparences
Ce qu'il ne faut absolument pas faire,
c'est minimiser ces phénomènes ("ça passera"...) mais reconnaître
les besoins accrus d'affection des enfants dans cette période troublée. Pour
les parents, répondre à ces besoins est une tâche difficile, car ils sont
eux-mêmes dans une période de crise intense amenant tristesse, culpabilité et
grande confusion.
Les
7 règles d'or
1)
Tenir les enfants hors du conflit du couple
Le degré de capacité des parents à résoudre
leurs conflits de couple dans leurs liens avec leurs enfants joue un rôle
primordial. Les conflits qui perdurent ont des effets plus dévastateurs que la
rupture elle-même. Cinq ans après, 30 %
des enfants vivent encore dans un climat conflictuel. Il faut éviter d'utiliser
l'enfant comme porte-parole ou bouc-émissaire des ressentiments de l'adulte
envers son ex-conjoint. Il est préférable de laisser l'enfant poursuivre ses
activités habituelles (scolaires, loisirs).
2)
Besoin d'être informés par les deux parents de préférence
Il faut parler de causes communes au père
et à la mère, être honnête et franc sans les accabler de détails, expliquer
selon l'âge de l'enfant, encourager l'enfant à poser des questions quand il en
ressent le besoin durant cette période d'information. Il doit entendre et ré-entendre
qu'il n'est pas responsable de cette rupture.
3)
Besoin d'être rassurés sur l'amour de chacun des parents
La peur d'être abandonnés entraîne le
besoin d'entendre qu'ils ont encore 2 parents qui les aiment même s'ils
habiteront, dorénavant, 2 endroits différents. Les enfants font partie intégrante
du processus de séparation et rappellent constamment par leur existence,
qu'entre les parents il ne peut y avoir qu'un divorce conjugal et jamais de
divorce parental.
4)
Besoin d'aimer librement chacun des parents
Les enfants ne doivent pas choisir un
parent seulement et être placés dans une situation à prendre parti pour un
parent. Utilisés comme intermédiaires, ils manifestent de la frustration, de
la colère, de la culpabilité, qui par cercle vicieux exacerbent les conflits
entre les parents.
Quand ces besoins immédiats seront
satisfaits, les enfants auront d'autres besoins à satisfaire sur une plus
longue période de temps.
5)
Besoin de reconnaître la permanence du divorce
Pour aider l'enfant à assumer les
nombreuses pertes occasionnées par le divorce, il appartient au parent
d'affirmer et de réaffirmer la permanence du divorce. Il faut profiter du présent,
le passé n'étant plus à refaire et l'avenir souvent incertain.
6)
Besoin de sentir que les parents sont capables de se parler
Avec le temps et éventuellement le
support d'une aide si nécessaire (médiation), les parents auront accepté ou
assumé le choc de la rupture. Ils ne s'aiment plus ou ne vivent plus ensemble
mais restent parents pour la vie. Il est nécessaire et fondamental de se PARLER
en tant que parent de l'éducation, de l'orientation, des besoins des enfants.
Il s'agira pour les parents de mettre en commun leurs inquiétudes et leurs
espoirs pour leurs enfants.
7)
Ce qui est insupportable pour l'enfant, c'est de devoir prendre le parti de l'un
des parents
Où
trouver des services de médiation familiale ?