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Les enfants du divorce

Ici, les résultats de l'enquête 2011 auprès de 1 137 adultes ayant connu la séparation de leurs parents =>

bulletComment les enfants réagissent  : agressivité, tristesse, culpabilité, conflit de loyauté, indifférence apparente, peur de l'abandon...
bulletLes problèmes économiques liés au divorce et leurs conséquences sur les enfants
bulletLes 7 règles d'or à tenir vis à vis des enfants

C'est sans doute triste à reconnaître, mais le divorce fait maintenant partie de l'horizon du mariage. Ce n'est pas pour autant qu'il faut banaliser les impacts du divorce chez les enfants, car il n'y a pas de guerre plus assassine, pour un enfant, que celle qui dresse ses parents l'un contre l'autre.

 Le divorce a pour effet de diminuer les sentiments de sécurité et de protection que procurait la famille avec deux parents

  Régression

Plus les enfants sont jeunes, plus la durée de privation est longue, plus grands sont les risques. La rupture des parents exige de l'enfant une adaptation soudaine et une redéfinition complète de son monde qui occasionne un ralentissement de son développement et une période de régression. Les enfants de 3 à 5 ans tentent de nier la séparation en adoptant des comportements du stade antérieur : "pipi" au lit, difficulté du langage, cauchemars plus fréquents.

 Agressivité

A tout âge, ils manifestent de la colère cherchant parfois à trouver un coupable. Cette colère peut être interprétée comme l'extériorisation d'un sentiment de rejet et d'impuissance. Les enfants ne choisissent pas cette séparation : ils subissent la décision de leurs parents et de ce fait se sentent mis à l'écart. La colère, suite au choc de l'annonce de la rupture, est une réaction normale, on peut la considérer comme constructive.

  Tristesse

Elle n'est pas souvent verbalisée : les enfants et les adolescents la vivent souvent seuls. Cette profonde déception perturbe l'image qu'ils ont d'eux-mêmes et de la relation à l'autre.

 Culpabilité

Ils s'interrogent sur leur comportement, leurs gestes antérieurs et se sentent responsables des disputes des parents ou de leur décision de séparation. Faute de comprendre le "pourquoi", ils concluent que c'est de leur faute surtout vers 8-9 ans.

 La peur d'être abandonné(e)

Souvent l'enfant est confié à la mère et croit de ce fait avoir perdu son père car il ne le voit pas aussi souvent qu'auparavant. En conséquence, il a souvent peur de perdre sa mère car celle-ci du fait de la situation devra travailler ou reprendre des études. A son tour elle sera moins présente à l'enfant.

 Tentative de réconciliation

Les enfants ont un désir très fort, même après 10 ans de réconcilier leurs parents. Ils inventent plusieurs stratégies car ils trouvent l'étape de séparation insécurisante et menaçante.

 Surtout à l'adolescence, on observe une attitude apparente de "je-m'en-foutisme". Le divorce peut augmenter des sentiments d'inquiétude mais en règle générale, l'adolescent a tendance à se replier davantage. Il veut prendre du recul pour se défendre de la douleur de voir la dissolution de la famille. Ayant été témoin des difficultés parentales, il remet en question le bien-fondé du mariage et de la parentalité. Il est prudent de ne pas généraliser ces données car aucune étude comparative n'a été faite et il est difficile de distinguer les réactions propres au divorce de celles liées à la "crise" de l'adolescence en général.

 Conflits de loyauté

Tous les psychologues ne sont pas d'accord sur ce concept mais ils reconnaissent tous que l'enfant peut être porté à soutenir le parent qu'il estime le plus victime, le plus vulnérable. C'est là que se mettent en place les conditions d'apparition du conflit de loyauté. Beaucoup de parents supportent mal que leurs enfants puissent avoir une relation positive avec l'ex-conjoint. L'enfant est alors habité par le sentiment qu'il va toujours trahir un de ses parents : "je ne peux pas dire à ma mère que j'apprécie les instants que je partage avec mon père parce que cela la fâche ou alors je vais dire quelque chose contre mon père et c'est alors lui que je vais trahir..." Une aide spécialisée et extérieure est alors nécessaire pour aider l'enfant à sortir de ce cercle infernal.

  Le divorce a aussi des conséquences économiques   

Les enfants reprochent à la mère ses restrictions budgétaires et recherchent chez le père des récompenses financières compensatoires de cette disparité. Cette quête sera d'autant plus entendue que certains pères compensent à leur tour leur manque de présence par des largesses financières auprès des enfants. Conséquemment à la baisse de revenus de leur mère, ils auront à changer de maison en raison d'impossibilité de rachat de la part de l'ex-conjoint. Le désir de stabilité de lieu est souvent impossible à assumer financièrement.

Les réactions des enfants à l’occasion de la séparation de leurs parents peuvent prendre de multiples apparences

Ce qu'il ne faut absolument pas faire, c'est minimiser ces phénomènes ("ça passera"...) mais reconnaître les besoins accrus d'affection des enfants dans cette période troublée. Pour les parents, répondre à ces besoins est une tâche difficile, car ils sont eux-mêmes dans une période de crise intense amenant tristesse, culpabilité et grande confusion.

 Les 7 règles d'or

 1) Tenir les enfants hors du conflit du couple

Le degré de capacité des parents à résoudre leurs conflits de couple dans leurs liens avec leurs enfants joue un rôle primordial. Les conflits qui perdurent ont des effets plus dévastateurs que la rupture elle-même. Cinq ans après, 30 % des enfants vivent encore dans un climat conflictuel. Il faut éviter d'utiliser l'enfant comme porte-parole ou bouc-émissaire des ressentiments de l'adulte envers son ex-conjoint. Il est préférable de laisser l'enfant poursuivre ses activités habituelles (scolaires, loisirs).

 2) Besoin d'être informés par les deux parents de préférence

Il faut parler de causes communes au père et à la mère, être honnête et franc sans les accabler de détails, expliquer selon l'âge de l'enfant, encourager l'enfant à poser des questions quand il en ressent le besoin durant cette période d'information. Il doit entendre et ré-entendre qu'il n'est pas responsable de cette rupture.

 3) Besoin d'être rassurés sur l'amour de chacun des parents

La peur d'être abandonnés entraîne le besoin d'entendre qu'ils ont encore 2 parents qui les aiment même s'ils habiteront, dorénavant, 2 endroits différents. Les enfants font partie intégrante du processus de séparation et rappellent constamment par leur existence, qu'entre les parents il ne peut y avoir qu'un divorce conjugal et jamais de divorce parental.

 4) Besoin d'aimer librement chacun des parents

Les enfants ne doivent pas choisir un parent seulement et être placés dans une situation à prendre parti pour un parent. Utilisés comme intermédiaires, ils manifestent de la frustration, de la colère, de la culpabilité, qui par cercle vicieux exacerbent les conflits entre les parents.

Quand ces besoins immédiats seront satisfaits, les enfants auront d'autres besoins à satisfaire sur une plus longue période de temps.

 5) Besoin de reconnaître la permanence du divorce

Pour aider l'enfant à assumer les nombreuses pertes occasionnées par le divorce, il appartient au parent d'affirmer et de réaffirmer la permanence du divorce. Il faut profiter du présent, le passé n'étant plus à refaire et l'avenir souvent incertain.

 6) Besoin de sentir que les parents sont capables de se parler

Avec le temps et éventuellement le support d'une aide si nécessaire (médiation), les parents auront accepté ou assumé le choc de la rupture. Ils ne s'aiment plus ou ne vivent plus ensemble mais restent parents pour la vie. Il est nécessaire et fondamental de se PARLER en tant que parent de l'éducation, de l'orientation, des besoins des enfants. Il s'agira pour les parents de mettre en commun leurs inquiétudes et leurs espoirs pour leurs enfants.

 7) Ce qui est insupportable pour l'enfant, c'est de devoir prendre le parti de l'un des parents

 Ici, les résultats de l'enquête 2011 auprès de 1 137 adultes ayant connu la séparation de leurs parents =>

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