Conférence de la famille :
les mesures urgentes à prendre
L’UNION DES
FAMILLES EN EUROPE réclame la justice pour les 225 000 parents privés d’A.P.E.
(Allocation parentale d’Education)
Aujourd’hui, comparées aux autres Européens, les Français
ne sont pas trop mal lotis en terme de modes de garde, lorsque les deux
parents gardent leur activité professionnelle.
Le scandale, c’est que 225 000 parents qui choisissent de
rester au foyer pour s’occuper d’un enfant de moins de trois ans sont exclus
de l’allocation parentale d’éducation (493 euros par mois) parce qu’on exige
d’eux qu’ils aient travaillé au moins deux ans avant de mettre au monde leur
bébé.
Ce sont en majorité les mères, bien sûr, qui choisissent
de rester à la maison, pour 53 % de modestes ouvrières, pour 27 % de
modestes employées ou de professions intermédiaires… Elles ont eu leur
enfant trop tôt pour remplir les exigences de l’APE, elles ont beaucoup de
mal à trouver un emploi stable.
Pour elles, comme pour 40 % de jeunes familles, passer
trois ans chez soi à s’occuper de son enfant, c’est l’idéal. Cette opinion
est partagée par les européens, même parmi les plus féministes : 65 % des
Suédoises par exemple !
La suppression des conditions d’activité professionnelle
coûte 1 milliard d’euros. C’est exactement le montant de la nouvelle
ponction prévue sur la branche famille pour payer les retraites.
L’UFE demande que ces parents soient les premiers à être
pris en considération, mais elle s’inquiète aussi des 80 000 places de
crèche manquantes, du montant de l’AGED qui est insuffisant, des assistantes
maternelles introuvables, et surtout du
budget intenable pour les familles avec de grands enfants