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Le divorce nuit à la scolarité

En mai 2002, l'Institut National d'Etudes Démographiques a consacré son bulletin "Populations et Sociétés" aux résultats sans équivoque de l'étude effectuée par Paul Archambault pour sa thèse sur "le devenir des enfants de familles dissociées".

L'auteur établit que les enfants dont les parents se sont séparés alors qu'ils étaient encore mineurs n'atteignent pas les mêmes niveaux d'éducation que les enfants de même origine sociale dont les parents sont restés unis. Selon le milieu social, on observe que les enfants de foyers dissociés sortent plus nombreux du système scolaire sans aucun diplôme, obtiennent moins souvent le baccalauréat, entrent moins souvent dans l'enseignement supérieur, ou font des études plus  courtes que les enfants ayant vécu avec leurs deux parents.

Pour établir ces faits, Paul Archambault a analysé les biographies de 9344 jeunes de 18 à 29 ans interviewés en 1992 et 8373 autres en 1997 par l'Insee dans le cadre des enquêtes Jeunes (1992), Jeunes et Carrières (1997) et a exploité également l'enquête Passage à l'âge adulte de l'Ined ( 1993).

La taille de j'échantillon donne aux résultats obtenus une validité statistique indiscutable. La durée sur laquelle s'étend l'enquête lui confère une crédibilité historique importante: ces jeunes sont nés de 1964 à 1978. Bien qu'au cours des années qui ont vu se dérouler la scolarité de ces différentes générations, le baccalauréat ait été démocratisé et que ses lauréats aient été de plus en plus nombreux, le handicap lié à la dissociation du foyer reste le même.

Référence : http://www.ined.fr/publications/pop_et_soc/index.html

Résumé par "Population et Avenir", N°659, septembre - octobre 2002

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