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Démographie Européenne :

Le vieillissement de l’Europe n’est pas irrémédiable

Eurostats a publié les chiffres  de la fécondité européenne en 2000 et s’alarme du vieillissement de la population, faute d’un nombre suffisant de naissances. La corrélation entre le taux de fécondité et l’effort financier consentit par les Etats en faveur des familles est un robuste élément d’explication.

 Les pays Européens qui consacrent le moins d’argent aux familles sont aussi ceux qui connaissent le taux de fécondité le plus bas. Ainsi l’Espagne, l’Italie et l’Autriche. A l’inverse, les pays qui y consacrent davantage de moyens sont les moins touchés par le vieillissement.  

L’exemple de la Suède montre qu’un relâchement de l’effort a des conséquences certaines sur la baisse des naissances : à l’époque où ce pays consacrait 12,6 % de ses dépenses sociales à la famille (1990), son taux de fécondité était de 2. Il est retombé aujourd’hui à 1,54 enfant par femme avec un effort réduit à 10,8 %. Il sera intéressant de suivre l’évolution de la Grèce qui est en train de réaliser un spectaculaire effort en faveur des familles (passant de 3,7 % des dépenses en 1990 à 6,9 % en 1995 et 8,1 % en 1998) 

 

Indice Synthétique de Fécondité en 2000

 

% de la famille dans les dépenses sociales

 

 

Indice Synthétique de Fécondité en 2000

% de la famille dans les dépenses sociales

France

1,89

9,8

Italie

1,25

3,6

Allemagne

1,34

8,7

Luxembourg

1,78

14,1

Belgique

1,65

8,5

Pays Bas

1,72

4,5

Danemarck

1,76

13

Autriche

1,32

5,5

Grèce

1,3

8,1

Portugal

1,54

5,3

Espagne

1,22

2,1

Finlande

1,73

12,8

Irlande

1,89

12,7

Suède

1,54

10,8

 

 

 

Royaume Uni

1,64

8,6

L’histoire européenne abonde d’exemples montrant les effets des politiques familiales sur la fécondité, que ce soit en positif (comme en Suède en 1988 et en RDA en 1976) ou en négatif (en Espagne en 1975).

L’Allemagne, où l’on compte plus de décès que de naissances, est en train d’en prendre conscience.  Poussée par la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe, elle commence à faire disparaître de nombreuses injustices dont souffraient les familles. Elle a aussi fortement revalorisé ses allocations familiales qui sont dorénavant du niveau des prestations françaises.

 Les familles européennes attendent un soutien des pouvoirs publics pour pouvoir remplir les berceaux.

La démographie Européenne en détails

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  © Dominique Marcilhacy