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Le discours du Président de la
République
13 février 2009
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"Nous avons aussi développé
les congés parentaux Ces congés ont une vertu immense : permettre aux
parents qui le souhaitent de ne pas travailler pour s’occuper de leurs
enfants.
Mais ces congés
parentaux sont parfois aussi à l’origine d’un immense gâchis.
Gâchis pour les femmes concernées.
Parce qu’un congé parental de longue durée,
c’est une
rupture dans un parcours professionnel, qui peut se traduire par une
diminution des chances de progresser dans la carrière, d’obtenir
un meilleur salaire ... |
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... ou de retrouver un emploi.
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Parfois pour les familles, c’est un problème, parce qu’un congé
parental c’est un salaire en moins et donc c’est le pouvoir d’achat
qui diminue.
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Gâchis pour la société dans son ensemble, parce que sont
maintenues en dehors du marché du travail près de 800.000 femmes chaque
année. Le taux d’activité des femmes qui ont deux enfants
est 40% plus faible lorsque l’un de ces deux enfants a moins de trois ans.
Je sais bien que l’on parle du « libre choix », mais il y a beaucoup
d’hypocrisie derrière cette expression, parce qu’il y a beaucoup de femmes
qui quand elles entendent dire : « libre choix » savent qu’il n’y a aucun
libre choix.
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Tout se passe comme si les
problèmes de prise en charge des enfants constituaient une sorte d’impôt
sur la capacité de travail des parents et notamment des mères. La
maternité est une formidable aventure humaine, ce n’est pas une sanction.
L’arrêt de travail ne doit plus être une solution par défaut pour les
familles. Il ne peut plus être le mode de garde des jeunes enfants auquel
on doit se résigner parce que l’on n’a pas le choix.
Moi, je souhaite que l’on ait une réflexion sur l’évolution du congé
parental. Ce n’est pas un sujet tabou, il faut que l’on en parle.
L’intérêt des femmes,
parfois sans qualification, celui de leurs enfants, comme celui de notre
société, c’est de mettre en place les conditions de leur retour à
l’emploi. Je souhaite que l’on
travaille à la mise en place d’un congé plus court.
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Que Pôle Emploi accompagne vraiment les jeunes mères dans leur
démarche de retour à l’emploi, plutôt que de les laisser se
débrouiller. C’est d’ailleurs l’esprit de la réforme de l’allocation
de parent isolé avec la création du RSA. Je veux que l’on privilégie
l’aménagement des horaires ou le temps partiel, plutôt que
l’interruption totale d’activité. Bien sûr,
qu’une femme souhaite s’occuper à plein temps de l’éducation de ses
enfants, c’est formidable. Elle en a le droit. Il faut même
l’encourager, la remercier.
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Mais cela doit être un choix. Ma crainte,
c’est que cette femme, après avoir fait cela, n’ait plus la chance de
retrouver un emploi. Parce qu’on lui dit après : mais vous êtes trop
vieille, Madame, excusez-nous et puis vous êtes restée trop longtemps
sans une activité professionnelle. Et
voilà comment on sanctionne des femmes qui ont fait un
choix qui est aussi bénéfique pour la société.
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Donc, il faut développer le temps partiel, l’aménagement des horaires
plutôt que l‘interruption totale d’activité.
C’est important pour l’autonomie de la
femme, aussi, afin qu’elle garde un pied dans la société, une
possibilité de protection sociale, un revenu, une activité.
Je crois qu’il faut que l’on y travaille
et que les partenaires sociaux
réfléchissent à un droit spécifique à la formation pour les parents
qui veulent reprendre une activité après s’être consacrés à
l’éducation des enfants.
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Je
ne veux plus entendre : je ne travaille pas, je ne fais rien, j’élève mes
trois enfants. Cette activité est un travail, au sens où ce sont des
soucis, de la fatigue, un sacrifice par rapport à ce qu’aurait pu être une
carrière professionnelle. Disons les choses comme elles sont : je
pense que ces femmes peuvent avoir un droit à la formation spécifique,
sans qu’on leur dise : quelle est votre expérience professionnelle ? Je
veux que l’on garantisse l’accès à un mode de garde pour les parents qui
retournent à l’emploi.
Le Haut conseil de la famille devra placer
au cœur de ses premiers travaux ce dossier dont j’admets bien
volontiers qu’il est complexe. Il est complexe mais si on n’en parle pas,
on ne risque pas de le résoudre.
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Pour donner un vrai choix aux
familles, il faut développer les modes de garde des jeunes enfants. Mon
but est de rendre effectivement possible la conciliation de la vie
familiale et de la vie professionnelle et pour atteindre cet objectif, je
souhaite que l’on agisse dans deux directions. Je souhaite que l’on puisse
proposer 200.000 places d’accueil supplémentaires d’ici 2012, à la fin de
mon quinquennat. Pour cela, il faut mobiliser toutes les alternatives
possibles et la diversification de l’offre, chère Nadine, est la seule
manière de répondre aux besoins des familles. Il n’y a pas un seul mode de
garde d’enfant qui résoudra tous les problèmes. Il faut diversifier la
palette. Mme TABAROT, députée, a fait des
propositions innovantes :
que Brice HORTEFEUX et Nadine MORANO s’en
saisissent."
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commentaires
Toutes les
femmes ne sont pas destinées à "faire carrière" : certaines ont
d'autres objectifs, d'autres encore sont dans des emplois où il n'y a
pas de progression à attendre.
C'est faux !
Le taux
d'emploi des mères évalué au 4ième anniversaire de leur enfant et plus
élevé depuis la création du congé parental !
=> en savoir plus
C'est vrai
qu'un congé parental c'est souvent un sacrifice financier. Mais
pourquoi l'Etat qui paie des nounous pour garder les enfants des
autres ne paierait-il pas les mères pour garder leurs enfants ?
OUI, bien
sûr, prendre un congé parental doit être un choix !
Il faut
trouver des modes de garde pour les 30% de femmes qui ont choisi le
congé parental sous la contrainte.
QUID des familles nombreuses ? Où est l'intérêt pour une
mère de famille nombreuse d'ajouter 35 heures de bureau à 50 heures de
travaux domestiques et éducatifs ?
Monsieur le Président, ce que vous dîtes est totalement
contradictoire ! S'il faut encourager les mères à plein temps pourquoi
diminuer la durée du congé parental ?
C'est qui ce "on" ?!?
Ce sont les lois votées par les hommes politiques qui
privent les mères au foyer de tout droit social !
Changez ces lois, vous en avez le pouvoir !
La loi existe. Elle a été votée le 4 mai 2004. Pourquoi
n'avez-vous pas pris les décrets d'application ?
Il faut donc nous hâter de réagir !!!
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Le rapport de Mme TABAROT
propose de diminuer de 3 à 1 an la durée du congé parental
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