signez la pétition contre la baisse des allocations familiales au 1ier mai prochain

 

Conférence famille 2006 :

Le "toujours plus"

de la génération chouchou

Qui sont les “ CHOUCHOUS “ de la conférence de la famille ?
Que se passe t-il dans la solidarité entre les générations ?
Pourquoi l’ascenseur social est-il en panne vis-à-vis des jeunes ?
Gauche ou droite : quel bilan pour les familles ?

Il faut que les 55 / 75 ans s'assument enfin !

Solidarité, j'ai crié ton nom !

Le chouchoutage de retraités met en danger la démocratie

Evolution des dépenses en faveur des familles depuis 1990

Evolution sur 20 ans des sommes en faveur des personnes âgées

les jeunes, oubliés de la solidarité

Comparaison sur 20 ans des sommes allouées à la famille et à la vieillesse

La situation financière de la génération chouchou

Les jeunes adultes à charge : vrai priorité des familles

le dossier de presse en format PDF

Solidarité, j’ai crié ton nom …

 

Les 55/75 ans sont nés entre 1950 et 1930 :

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 Ils avaient entre 5 et 25 ans en 1956.

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Ils avaient entre 18 et 38 ans en 1968.

1956

Vieillesse

 

Taux de cotisation vieillesse des actifs (tous régimes) : 10 % cette année là.

A l’époque, la moitié des personnes de plus de 65 ans sont au Fonds National de Solidarité lequel, d’après les études de l’époque, ne permet d’assurer que 40 % des besoins jugés vitaux d’un vieillard.

C’est la grande misère des vieux.

 

Famille

 

Taux de cotisation de 16,75 % plafonné.

A l’époque, le montant moyen des prestations familiales pour 3 enfants représente 60 % du salaire d’un ouvrier.

 

 

2006

Vieillesse

 

Taux de cotisation vieillesse des actifs (tous régimes) : 26 %

Seules 10 % des personnes âgées sont au Fonds National de Solidarité (dont le niveau a été relevé) : ce sont en général de très vieilles personnes. Le taux de pauvreté des vieux est inférieur à celui de la population générale

Le niveau de vie moyen des retraités est égal à celui des actifs.

 

Famille

 

Taux de cotisation de 5,4 % + 1,1 % de CSG déplafonnés.

Le montant moyen des prestations familiales pour 3 enfants représente 30 % du salaire d’un ouvrier.

Le niveau de vie d’une famille avec trois enfants dont la mère est au foyer est inférieur de 37 % au niveau de vie moyen.

 

 

 

Comparaison sur 20 ans des ressources allouées à la famille et à la vieillesse

 

Vieillesse

Famille

L’Assurance Vieillesse des Parents au Foyer   (la CNAF verse 4,2 milliards pour les mères au foyer mais la CNAVTS ne verse que 0,6 milliard à ce titre)

Gain de 3,7 Md€ /an

Assurance vieillesse des parents au foyer

Moins

 3,7 Md€ / an

 

 

1989 : les cotisations familiales employeur plafonnées de 9 % sont remplacées par des cotisations déplafonnées de 7 %

moins 

1,37 milliard d’€ / an

 

 

1991 :  les cotisations familiales déplafonnées de 7 % sont remplacées par des cotisations déplafonnées de 5,4 % + 1,1 point de CSG

moins

0,5 Md€ / an

1994 : CSG supplémentaire

Droits sur les boissons

8,35 Md€

2,6 Md€

 

 

1995 : suppression de l’abattement 42 F

0,2 Md€

 

 

1996 : augmentation de la part de CSG  et  Taxe prévoyance

1,95 Md€

0,3 Md€

 

 

1997 : élargissement CSG

1,3 % de CSG pour le Fonds de Solidarité Vieillesse

0,65 Md€

12,6 Md€

1997 : élargissement CSG

Plus

0,5 Md€ / an

 

 

2000 : La majoration de l’Allocation de Rentrée Scolaire, initialement à la charge de l’Etat, est désormais financée par la branche famille

Moins

1,15 milliard d’€ / an

 

 

2001 : la branche famille est privée du prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les revenus de placement

Moins

0,4 milliard d’€ / an

2001-2003 : le FSV ne paye plus que 40 % des majorations familiales des retraites

Plus

2,1 Md€

2001 – 2003 : La CNAF paye 60 % des majorations familiales des retraites du régime général

Moins

2,1 Md€ / an

2005 : « journée de solidarité »

Plus

1,17 Md€

2005 : Augmentation de la part de l’APL mis à la charge de la branche, prise en charge des allocations des fonctionnaires

Moins

0,33 Md€ / an

2006 : hausse de la cotisation vieillesse du régime général

Plus

0,7 Md€

 

 

 

Déficit du Fonds de solidarité vieillesse

3,8 Md€ cumulés depuis 2002

 

 

 

TOTAL vieillesse : plus 38,12 milliards d’€/an[1]

 

 

TOTAL Famille : moins 9,05 milliards d’€/an

 

 

Et, lorsqu’il est resté un peu d’argent pour les familles, voici comment on l’a ponctionné :

 

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 1994/1998 : la garantie de ressources de la branche famille n’a jamais été payée : 1,207 milliard d’euros[2]

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 2001 : l’excédent de la branche famille est purement et simplement transféré à la branche vieillesse : 0,80 milliard d’€

 

[1] Hors augmentation des cotisations des régimes de retraite complémentaires

[2] Sources : commission des comptes de la Sécurité Sociale

 

 

 

Evolution sur 20 ans des dépenses en faveur des personnes âgées :

 

Aperçu partiel :

 

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Augmentation des dépenses de santé : De 1990 à 2005, les personnes âgées ont bénéficié de 7,56 Md€ de remboursements de soins de plus[1]

 

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L’augmentation des retraites du régime général a été supérieure de 4,2 % à l’inflation.

 

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Pour le seul régime général, la masse des retraites distribuée est passée de 54 Md€5en 1990 à 73 Md€ en 2005 soit + 19 milliards !

 

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Les revalorisations des pensions versées par l’AGIRC et l’ARRCO entre 1993 et 1997 ont été plus faibles que l’inflation (baisse de 4,5 % pour l’AGIRC et de 2,3 % pour l’ARRCO). Les pensions AGIRC ont encore connu une baisse de 3% entre 1997 et 2001. Depuis, elles évoluent comme l’inflation

 

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Mais le renouvellement de la population des retraités entre 1993 et 2001 a induit

une hausse de 7,4 % de la pension moyenne

 

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En 2005, le droit à la retraite anticipée génère 1,3 Md€  de dépenses supplémentaires (hors dépenses AGIRC et ARRCO, non chiffrées)

 

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L’aide sociale aux personnes âgées (essentiellement la dépendance) a progressé de 99 % (2,86 Md€) entre 2000 et 2004 !

 

L’aide sociale aux personnes âgées (5,746 Md€ en 2004) est maintenant supérieure

* Au RMI (qui couvre les personnes d’âge actif et leurs enfants) : 5,468 Md€

* A l’aide sociale à l’enfance : 5,111 Md€

 

 

Evolution des dépenses famille et vieillesse en % du PIB :

  

 

1962

2002

Vieillesse

5,1 % du PIB

12 % du PIB

Famille

3,1% du PIB

2 % du PIB

 

 En 20 ans, le niveau de vie des personnes âgées est devenu supérieur à celui des actifs. Il est supérieur de 9,1 % à celui des moins de 30 ans

 

1] Selon le « Bulletin hebdomadaire d’épidémiologie », du 07/02/006, sur la base de simulations réalisées à partir des remboursements de l’assurance maladie, on estime que le vieillissement de la population a eu un impact de 0.5% par an sur l’augmentation des dépenses au cours de la décennie 1990 et que cet impact devrait être de 0.7% par an sur la période 2000-2020[1].

 

 

 

La situation financière

de la génération chouchou

 

Des retraites correctes :

 

Montant mensuel de la pension des ménages de retraités

 

60-64 ans

65-69 ans

70-74 ans

75 ans et +

ensemble

Anciens salariés

1412 €

1463 €

1500 €

1195 €

1373 €

Anciens fonctionnaires

1878 €

1759 €

1678 €

1676 €

1725 €

Anciens indépendants

914 €

1021 €

805 €

805 €

907 €

Sources DRESS « Etudes et résultats » n° 330 – août 2004

 

       Un patrimoine confortable :

 

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Entre 1986 et 1998, le patrimoine possédé par les plus de 70 ans a plus que doublé. Dans le même temps, le patrimoine des ménages dont la personne de référence a moins de 35 ans a diminué de plus de 30%.[1]

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71 % des plus de 65 ans sont propriétaires de leur résidence principale, proportion nettement plus élevée que dans l'ensemble des autres classes d'âge (à peine plus de 50 %).

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Les revenus du patrimoine représentent 25 % du revenu des ménages de retraités contre 11 % de celui des actifs. Ils représentent une part plus importante pour les anciens indépendants que pour les anciens salariés ou fonctionnaires[2].

 

       Peu de retraités en situation de pauvreté

 

Le pourcentage de pauvres (moins de 50 % du revenu moyen par unité de consommation) est nettement inférieur chez les retraités à ce qu’il est dans l’ensemble de la population. 

Taux d'individus pauvres par âge (50 % du revenu médian)

2003

Femmes

Hommes

 

(en %)

(en %)

moins de 18 ans

8,1

7,3

18 à 29 ans

5,7

5,6

30 à 49 ans

7,4

6,1

50 à 59 ans

6,4

6,9

60 à 74 ans

2,8

3

75 ans ou plus

4,5

1,7

Ensemble

6,6

6,1

Source : Insee-DGI, enquête revenus fiscaux 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les retraités pauvres sont les plus âgés, ceux à qui la génération des 55 / 75 ans n’a pas payé de retraites au prétexte qu’ils n’avaient pas « contribué » à des régimes de retraite qui … n’existaient pas ! Car, en 1970, le taux de pauvreté des parents des retraités actuels était de 28 % !!!

 

Une vie professionnelle facile

 

Entre 50 et 64 ans, 7 % seulement des seniors sont au chômage. (1/4 ne sont plus actifs mais se trouvent  soit à la retraite, soit en pré-retraite). 25 % des jeunes actifs sont au chômage.

En 1968, le taux de chômage dans les 2 ans qui suivent la fin des études est de 4 %. Il est, aujourd’hui, de 25 % !

Le titulaire d’un diplôme universitaire de 1ier cycle avait 70 % de chances d’être cadre ou profession intermédiaire en 1980. Il n’a plus que 52 % de chances en 2005…

En 2001, selon l’INSEE, le niveau de vie moyen des plus de 65 ans est supérieur de 9,1 % à celui des moins de 30 ans

1] Sources : Arnaud Lechevalier, Louis-Paul Pelé (02)

[2] Sources : DRESS « Etudes et résultats » n° 330 – août 2004

 

 

 

L’évolution des dépenses en

faveur des familles depuis 1990

 

  

Sur toute la période :

Les prestations familiales suivent strictement l’inflation et perdent du pouvoir d’achat par rapport au salaires : 0 % de plus que l’inflation

  

Gouvernement JUPPE :  

ECONOMIES :

 

 

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Gel des prestations familiales :  0,86 milliard d’euros

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Mises sous conditions de ressources de l’APJE  :  0,3 milliard d’euros

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Gel des plafonds de ressources  0,4 milliard d’euros

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Durcissement des conditions de ressources  : 0,2 milliard d’euros

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Soumission des prestations familiales à la CRDS :  0,14 milliard d’euros

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Gel des allocations logement  ::,26 milliard d’euros

   : Total  : 1,86 milliards d’Euros d’économies par an

 

DEPENSES NOUVELLES :

                   

 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongement des Allocations logement à 19 ans (97)

0,061 Md€

0,03 Md€

50%

Prolongement des Prestations Familiales à 19 ans (97)

0,08 Md€

0,044 Md€

45%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement JOSPIN :

 

ECONOMIES :

 

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1996 : l’Allocation de Garde des Enfants à Domicile est divisée par deux, les allocations familiales sont mises sous conditions de ressources : 600 000 familles sont pénalisées. Cette mesure est abandonnée en 1998 mais remplacée par la baisse du quotient familial, non moins injuste (700 000 familles pénalisées) : économie de 0,95 Md€ d’économies / an

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Condamnée par le Conseil d’Etat à revaloriser de 0,5 % les prestations familiales, le gouvernement fait voter une loi annulant cette hausse (+0,5 point) : économie de 0,5 Md€ d’économies / an

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La Loi famille de 1994 prévoyait qu’au premier janvier de l’an 2000, les prestations familiales seraient versées jusqu’à 22 ans. La loi est abrogée le 31 décembre 1999. La mesure aurait coûté 0,86 Md€  / an

  

DEPENSES NOUVELLES :

                 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongement des Prestations Familiales à  20 ans (98)

0,161 Md€

0,080 Md€