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Conférence famille 2006 :

Le "toujours plus"

de la génération chouchou

Qui sont les “ CHOUCHOUS “ de la conférence de la famille ?
Que se passe t-il dans la solidarité entre les générations ?
Pourquoi l’ascenseur social est-il en panne vis-à-vis des jeunes ?
Gauche ou droite : quel bilan pour les familles ?

Il faut que les 55 / 75 ans s'assument enfin !

Solidarité, j'ai crié ton nom !

Le chouchoutage de retraités met en danger la démocratie

Evolution des dépenses en faveur des familles depuis 1990

Evolution sur 20 ans des sommes en faveur des personnes âgées

les jeunes, oubliés de la solidarité

Comparaison sur 20 ans des sommes allouées à la famille et à la vieillesse

La situation financière de la génération chouchou

Les jeunes adultes à charge : vrai priorité des familles

le dossier de presse en format PDF

Solidarité, j’ai crié ton nom …

 

Les 55/75 ans sont nés entre 1950 et 1930 :

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 Ils avaient entre 5 et 25 ans en 1956.

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Ils avaient entre 18 et 38 ans en 1968.

1956

Vieillesse

 

Taux de cotisation vieillesse des actifs (tous régimes) : 10 % cette année là.

A l’époque, la moitié des personnes de plus de 65 ans sont au Fonds National de Solidarité lequel, d’après les études de l’époque, ne permet d’assurer que 40 % des besoins jugés vitaux d’un vieillard.

C’est la grande misère des vieux.

 

Famille

 

Taux de cotisation de 16,75 % plafonné.

A l’époque, le montant moyen des prestations familiales pour 3 enfants représente 60 % du salaire d’un ouvrier.

 

 

2006

Vieillesse

 

Taux de cotisation vieillesse des actifs (tous régimes) : 26 %

Seules 10 % des personnes âgées sont au Fonds National de Solidarité (dont le niveau a été relevé) : ce sont en général de très vieilles personnes. Le taux de pauvreté des vieux est inférieur à celui de la population générale

Le niveau de vie moyen des retraités est égal à celui des actifs.

 

Famille

 

Taux de cotisation de 5,4 % + 1,1 % de CSG déplafonnés.

Le montant moyen des prestations familiales pour 3 enfants représente 30 % du salaire d’un ouvrier.

Le niveau de vie d’une famille avec trois enfants dont la mère est au foyer est inférieur de 37 % au niveau de vie moyen.

 

 

 

Comparaison sur 20 ans des ressources allouées à la famille et à la vieillesse

 

Vieillesse

Famille

L’Assurance Vieillesse des Parents au Foyer   (la CNAF verse 4,2 milliards pour les mères au foyer mais la CNAVTS ne verse que 0,6 milliard à ce titre)

Gain de 3,7 Md€ /an

Assurance vieillesse des parents au foyer

Moins

 3,7 Md€ / an

 

 

1989 : les cotisations familiales employeur plafonnées de 9 % sont remplacées par des cotisations déplafonnées de 7 %

moins 

1,37 milliard d’€ / an

 

 

1991 :  les cotisations familiales déplafonnées de 7 % sont remplacées par des cotisations déplafonnées de 5,4 % + 1,1 point de CSG

moins

0,5 Md€ / an

1994 : CSG supplémentaire

Droits sur les boissons

8,35 Md€

2,6 Md€

 

 

1995 : suppression de l’abattement 42 F

0,2 Md€

 

 

1996 : augmentation de la part de CSG  et  Taxe prévoyance

1,95 Md€

0,3 Md€

 

 

1997 : élargissement CSG

1,3 % de CSG pour le Fonds de Solidarité Vieillesse

0,65 Md€

12,6 Md€

1997 : élargissement CSG

Plus

0,5 Md€ / an

 

 

2000 : La majoration de l’Allocation de Rentrée Scolaire, initialement à la charge de l’Etat, est désormais financée par la branche famille

Moins

1,15 milliard d’€ / an

 

 

2001 : la branche famille est privée du prélèvement de 2 % sur les revenus du patrimoine et les revenus de placement

Moins

0,4 milliard d’€ / an

2001-2003 : le FSV ne paye plus que 40 % des majorations familiales des retraites

Plus

2,1 Md€

2001 – 2003 : La CNAF paye 60 % des majorations familiales des retraites du régime général

Moins

2,1 Md€ / an

2005 : « journée de solidarité »

Plus

1,17 Md€

2005 : Augmentation de la part de l’APL mis à la charge de la branche, prise en charge des allocations des fonctionnaires

Moins

0,33 Md€ / an

2006 : hausse de la cotisation vieillesse du régime général

Plus

0,7 Md€

 

 

 

Déficit du Fonds de solidarité vieillesse

3,8 Md€ cumulés depuis 2002

 

 

 

TOTAL vieillesse : plus 38,12 milliards d’€/an[1]

 

 

TOTAL Famille : moins 9,05 milliards d’€/an

 

 

Et, lorsqu’il est resté un peu d’argent pour les familles, voici comment on l’a ponctionné :

 

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 1994/1998 : la garantie de ressources de la branche famille n’a jamais été payée : 1,207 milliard d’euros[2]

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 2001 : l’excédent de la branche famille est purement et simplement transféré à la branche vieillesse : 0,80 milliard d’€

 

[1] Hors augmentation des cotisations des régimes de retraite complémentaires

[2] Sources : commission des comptes de la Sécurité Sociale

 

 

 

Evolution sur 20 ans des dépenses en faveur des personnes âgées :

 

Aperçu partiel :

 

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Augmentation des dépenses de santé : De 1990 à 2005, les personnes âgées ont bénéficié de 7,56 Md€ de remboursements de soins de plus[1]

 

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L’augmentation des retraites du régime général a été supérieure de 4,2 % à l’inflation.

 

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Pour le seul régime général, la masse des retraites distribuée est passée de 54 Md€5en 1990 à 73 Md€ en 2005 soit + 19 milliards !

 

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Les revalorisations des pensions versées par l’AGIRC et l’ARRCO entre 1993 et 1997 ont été plus faibles que l’inflation (baisse de 4,5 % pour l’AGIRC et de 2,3 % pour l’ARRCO). Les pensions AGIRC ont encore connu une baisse de 3% entre 1997 et 2001. Depuis, elles évoluent comme l’inflation

 

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Mais le renouvellement de la population des retraités entre 1993 et 2001 a induit

une hausse de 7,4 % de la pension moyenne

 

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En 2005, le droit à la retraite anticipée génère 1,3 Md€  de dépenses supplémentaires (hors dépenses AGIRC et ARRCO, non chiffrées)

 

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L’aide sociale aux personnes âgées (essentiellement la dépendance) a progressé de 99 % (2,86 Md€) entre 2000 et 2004 !

 

L’aide sociale aux personnes âgées (5,746 Md€ en 2004) est maintenant supérieure

* Au RMI (qui couvre les personnes d’âge actif et leurs enfants) : 5,468 Md€

* A l’aide sociale à l’enfance : 5,111 Md€

 

 

Evolution des dépenses famille et vieillesse en % du PIB :

  

 

1962

2002

Vieillesse

5,1 % du PIB

12 % du PIB

Famille

3,1% du PIB

2 % du PIB

 

 En 20 ans, le niveau de vie des personnes âgées est devenu supérieur à celui des actifs. Il est supérieur de 9,1 % à celui des moins de 30 ans

 

1] Selon le « Bulletin hebdomadaire d’épidémiologie », du 07/02/006, sur la base de simulations réalisées à partir des remboursements de l’assurance maladie, on estime que le vieillissement de la population a eu un impact de 0.5% par an sur l’augmentation des dépenses au cours de la décennie 1990 et que cet impact devrait être de 0.7% par an sur la période 2000-2020[1].

 

 

 

La situation financière

de la génération chouchou

 

Des retraites correctes :

 

Montant mensuel de la pension des ménages de retraités

 

60-64 ans

65-69 ans

70-74 ans

75 ans et +

ensemble

Anciens salariés

1412 €

1463 €

1500 €

1195 €

1373 €

Anciens fonctionnaires

1878 €

1759 €

1678 €

1676 €

1725 €

Anciens indépendants

914 €

1021 €

805 €

805 €

907 €

Sources DRESS « Etudes et résultats » n° 330 – août 2004

 

       Un patrimoine confortable :

 

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Entre 1986 et 1998, le patrimoine possédé par les plus de 70 ans a plus que doublé. Dans le même temps, le patrimoine des ménages dont la personne de référence a moins de 35 ans a diminué de plus de 30%.[1]

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71 % des plus de 65 ans sont propriétaires de leur résidence principale, proportion nettement plus élevée que dans l'ensemble des autres classes d'âge (à peine plus de 50 %).

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Les revenus du patrimoine représentent 25 % du revenu des ménages de retraités contre 11 % de celui des actifs. Ils représentent une part plus importante pour les anciens indépendants que pour les anciens salariés ou fonctionnaires[2].

 

       Peu de retraités en situation de pauvreté

 

Le pourcentage de pauvres (moins de 50 % du revenu moyen par unité de consommation) est nettement inférieur chez les retraités à ce qu’il est dans l’ensemble de la population. 

Taux d'individus pauvres par âge (50 % du revenu médian)

2003

Femmes

Hommes

 

(en %)

(en %)

moins de 18 ans

8,1

7,3

18 à 29 ans

5,7

5,6

30 à 49 ans

7,4

6,1

50 à 59 ans

6,4

6,9

60 à 74 ans

2,8

3

75 ans ou plus

4,5

1,7

Ensemble

6,6

6,1

Source : Insee-DGI, enquête revenus fiscaux 2003

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les retraités pauvres sont les plus âgés, ceux à qui la génération des 55 / 75 ans n’a pas payé de retraites au prétexte qu’ils n’avaient pas « contribué » à des régimes de retraite qui … n’existaient pas ! Car, en 1970, le taux de pauvreté des parents des retraités actuels était de 28 % !!!

 

Une vie professionnelle facile

 

Entre 50 et 64 ans, 7 % seulement des seniors sont au chômage. (1/4 ne sont plus actifs mais se trouvent  soit à la retraite, soit en pré-retraite). 25 % des jeunes actifs sont au chômage.

En 1968, le taux de chômage dans les 2 ans qui suivent la fin des études est de 4 %. Il est, aujourd’hui, de 25 % !

Le titulaire d’un diplôme universitaire de 1ier cycle avait 70 % de chances d’être cadre ou profession intermédiaire en 1980. Il n’a plus que 52 % de chances en 2005…

En 2001, selon l’INSEE, le niveau de vie moyen des plus de 65 ans est supérieur de 9,1 % à celui des moins de 30 ans

1] Sources : Arnaud Lechevalier, Louis-Paul Pelé (02)

[2] Sources : DRESS « Etudes et résultats » n° 330 – août 2004

 

 

 

L’évolution des dépenses en

faveur des familles depuis 1990

 

  

Sur toute la période :

Les prestations familiales suivent strictement l’inflation et perdent du pouvoir d’achat par rapport au salaires : 0 % de plus que l’inflation

  

Gouvernement JUPPE :  

ECONOMIES :

 

 

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Gel des prestations familiales :  0,86 milliard d’euros

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Mises sous conditions de ressources de l’APJE  :  0,3 milliard d’euros

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Gel des plafonds de ressources  0,4 milliard d’euros

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Durcissement des conditions de ressources  : 0,2 milliard d’euros

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Soumission des prestations familiales à la CRDS :  0,14 milliard d’euros

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Gel des allocations logement  ::,26 milliard d’euros

   : Total  : 1,86 milliards d’Euros d’économies par an

 

DEPENSES NOUVELLES :

                   

 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongement des Allocations logement à 19 ans (97)

0,061 Md€

0,03 Md€

50%

Prolongement des Prestations Familiales à 19 ans (97)

0,08 Md€

0,044 Md€

45%

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement JOSPIN :

 

ECONOMIES :

 

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1996 : l’Allocation de Garde des Enfants à Domicile est divisée par deux, les allocations familiales sont mises sous conditions de ressources : 600 000 familles sont pénalisées. Cette mesure est abandonnée en 1998 mais remplacée par la baisse du quotient familial, non moins injuste (700 000 familles pénalisées) : économie de 0,95 Md€ d’économies / an

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Condamnée par le Conseil d’Etat à revaloriser de 0,5 % les prestations familiales, le gouvernement fait voter une loi annulant cette hausse (+0,5 point) : économie de 0,5 Md€ d’économies / an

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La Loi famille de 1994 prévoyait qu’au premier janvier de l’an 2000, les prestations familiales seraient versées jusqu’à 22 ans. La loi est abrogée le 31 décembre 1999. La mesure aurait coûté 0,86 Md€  / an

  

DEPENSES NOUVELLES :

                 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongement des Prestations Familiales à  20 ans (98)

0,161 Md€

0,080 Md€

50%

ARS dés le 1ier  enfant (98)

0,027 Md€

0,0228 Md€

17%

Rapprochement de l’ A logement F/APL (98)

198,1 M€

67 M€

83%

Prolongement du Complément Familial à 20 ans (99)

0,109 Md€

0, 045 Md€

54%

Prolongement  de l’Allocation Logement à 21 ans (99)

0,0762 Md€

0,033 Md€

56%

Réforme des allocations de logement (2000) *

0,99 Md€

0

100%

Fond d’investissement des crèches  (I  en 2000) et 2 (en 2001)

0,38 Md€

0,125 Md€ *

67 %

Fonctionnement des crèches (2000)

0,259 Md€

0,259 Md€

0%

AFEAMA (2000)

0,076 Md€

0,038 Md€

50 %

Non cumul APE / AFEAMA (2000)

-

– 0,017 Md€

100%

Congé enfant malade (2000)

0,03 Md€

0,0 55 Md€

82 %

Allongement du congé de paternité (01)

0,107 Md€

0,213 Md€

0 %

Fonctionnement des crèches ** (01)

0,076 Md€

0,0762 Md€

0 %

Réforme de l’AES (01)

0,038 Md€

0,038 Md€

0 %

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement RAFFARIN :

                         

ECONOMIES :

 

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2003 : gel des allocations logement : 170 Millions d’euros d’économies / an (2,4 millions de familles touchées)

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2004 : 9 mois de retard pour la revalorisation des allocations logement : 130 millions d’économies cette année là.

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 2004 : Les frais de garde ne sont plus déductibles des ressources prises en compte pour le versement des prestations familiales : 40 millions d’euros d’économie / an (100 000 familles touchées)

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 2004 : les droits des chômeurs ne sont plus réexaminés que deux mois après la perte de leur emploi. Cette mesure concerne 80 000 familles et permet au Gouvernement de « gagner » 20 millions d'euros d’économies par an !

 

DEPENSES NOUVELLES :

                 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongation des AF (02)

0,130 Md€

0,110 Md€

15  %

PAJE ** (03)

1,7 M€ en 07

 

 

Dont fin 2004

0,556 Md€

0,301 Md€

45 %

Fin 2005

0,1130 Md€

0,889 Md€

20 %

Fin 2006

1,700 Md€

1,432 Md€

16 %

Plan crèche (03)

0,2 M€

0,098 Md€

50 %

Prime d’adoption (05)

000,4 Md€

0,001 Md€

75 %

Crédit d’impôt famille (03)

100 M€ en 07

?

?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouvernement VILLEPIN :

 

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

« Nouvelle » carte familles nombreuses

-

0

-

PAJE courte

Encore rien

-

-

 

 

 

 

 

Les jeunes, oubliés de la solidarité :

 

  

L’ascenseur social est en panne :

 

En 1975 les 50 ans gagnaient 15 % de plus que les 30 ans. En 2005, ils gagnent 40 % de plus.

Le titulaire d’un diplôme universitaire de 1ier cycle avait 70 % de chances d’être cadre ou profession intermédiaire en 1980. Il n’a plus que 52 % de chances en 2005…

 

22 à 25 % des jeunes actifs de moins de 26 ans sont au chômage

Huit ans, c’est le temps qu’il faut, en moyenne, à un jeune pour s’insérer sur le marché du travail

75 % des premiers emplois sont des emplois précaires

57 % des 15/29 ans vivent chez leurs parents

  

 La grande précarité de certains jeunes :

 

Les 18-24 ans représentent 15% de la population. Et 25% des personnes accueillies dans les centres d'hébergement d'urgence. (sources FNARS 06)

  

Merci, les parents !

 

La majorité des jeunes vit chez papa-maman : En 1975, 20 % des filles et 35 % des garçons de plus de 24 ans vivaient toujours chez leurs parents. En 2005, on est passé à 50 % de filles et 65 % de garçons

L’entraide financière familiale est maximale lors du départ des enfants…

Les ménages entre 45 et 54 ans, sont ceux qui comportent le plus d’enfants de 18-24 ans. Ce sont ceux qui dépensent le plus pour soutenir les 18-24 ans lorsque ces derniers décohabitent.

L’aide annuelle moyenne qu’ils offrent à leurs enfants atteint 1 254 euros s’ils ont au moins un enfant qui décohabite et  2 493 euros si au moins un de ces enfants est étudiant. Dans cette dernière situation, les pères-mères sont plus préoccupés du nécessaire que du superflu : 20 % de leur aide relève de sommes versées régulièrement et 35 % de la prise en charge du loyer, des factures et des équipements domestiques.

Pour les très jeunes ménages de moins de 25 ans, la dépendance à l’égard de l’aide financière familiale est très forte : 20 % d’entre eux reçoivent de leur famille plus de 40 % de leur budget de consommation. Environ 130 000 très jeunes ménages – soit 14 % – voient plus de la moitié de leur consommation couverte par cet effort financier en provenance de leur entourage. (Sources : ÉCONOMIE ET STATISTIQUE N° 373, 2004)

  

  Le souci des familles


Pour 88% des familles, (93% chez les plus modestes), financer l'éducation de ses enfants est donc une préoccupation financière «importante». 28% seulement disent payer sans problème l'éducation de leurs enfants.

 

 

 

Le « chouchoutage » des retraités

met en danger la démocratie

 Minorité active contre majorité improductive

 

Sur les 41,6 Millions de français en âge de voter, 37 Millions votent réellement.

L’âge médian de l’électeur français qui vote est de 48 ans.

Parmi les électeurs

- 9 % des votants ont moins de 25 ans,

- 24 % des votants ont entre 25 et 40 ans

- 26 % des votants ont entre 40 et 60 ans,

- 31 % des votants ont 60 ans et plus.

 

Les générations des plus de 50 ans ont objectivement intérêt à ce qu’on mette plus d’argent dans les retraites que dans la politique familiale.

 

Bientôt, les retraités pourront exiger des actifs autant d’argent qu’ils voudront. Les jeunes ne pourront pas se défendre par les moyens démocratiques.  Il ne leur restera que la rue.

2006 : premier coup de semonce : 3 millions de jeunes sont descendus dans la rue contre le CPE et leur précarité.

 

Les élus et les corps intermédiaires roulent pour leur génération.

 

En 2006, l’âge moyen des députés est de 59 ans. Il était de 45 ans en 1982.

On observe le même phénomène pour les représentants syndicaux ou associatifs[1]. Il n’y  quasiment pas de renouvellement.

Ces personnes âgées qui « représentent » les familles

 

Une ordonnance de 1945 reprenant une « loi » de 1942 postule que l’UNAF « représente » toutes les familles. Comme le dit la Cour des Comptes dans son rapport de 2004 : « l’Etat s’est choisi un interlocuteur »

 

Depuis 1980, il n’est plus nécessaire d’avoir des enfants mineurs pour siéger à l’UNAF.

 

De fait, voici qui a été élu à l’UNAF lors du dernier renouvellement du conseil d’administration en juin 2006 :

 

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Jean DELPRAT - 64 ans – 2 enfants majeurs

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Corinne GRIFFON – 48 ans – 4 enfants majeurs

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Christiane BASSET – 60 ans – 2 enfants majeurs

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Henri BAUER – 63 ans – 5 enfants majeurs

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Henri JOYEUX – 61 ans – 6 enfants majeurs

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Benoît LAUNE – 60 ans – 1 enfant mineur, 2 enfants majeurs

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Chantal LEBATARD – 60 ans – 5 enfants majeurs

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Marie-Claude PETIT – 59 ans – 2 enfants majeurs

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Christiane THERRY – 56 ans – 3 enfants majeurs

 

Le nouveau président de l’UNAF, François FONDARD, est (un peu) plus jeune : 54 ans … mais ses 2 enfants sont tous deux majeurs !

 

 

1] Sources : Louis CHAUVEL

 

 

Il faut que les 55 / 75 ans

s’assument enfin !

 

 

La génération chouchou laisse à chaque jeune Français 18 000 € de dette

 

La France fait partie des 5 pays les plus endettés de l’Europe des 15. Les administrations publiques ont contractés près de 1100 milliards d’euros de dettes. En les cumulant avec les autres engagements (comme les retraites des fonctionnaires) c’est près de 2000 milliards d’euros qu’il faudra rembourser. (sources : Rapport Pebereau 2005)

 

La génération chouchou au pouvoir, plutôt que de préparer l’avenir, laisse un Etat appauvri et endetté à ses enfants. Faut-il alourdir encore l’ardoise ?

 

La dépendance est un risque assurable

 

1 homme sur 4 et 2 femmes sur 5 décèdent en ayant passé au moins 2 ans en dépendance.

 

La probabilité d'être dépendant pendant au moins 2 ans est de 25 % pour les hommes et 40 % pour les femmes. Elle aura tendance à diminuer entre 2000 et 2040 (sources INSEE 2004)

 

Les seniors sont solvables et épargnent beaucoup

 

Les plus de 50 ans détiennent plus de 60% de la richesse nationale.

 

Le taux d’épargne des seniors est supérieur à la moyenne nationale (16,5% contre 15,7%) et se maintient à un niveau élevé après 65 ans. Cette épargne ne se fait pas au détriment de la qualité de vie : les deux tiers d’entre eux cherchent à « vivre le mieux possible plutôt qu’à avoir de l’argent de côté ».

Le taux d’épargne des personnes de plus de 80 ans est estimé à 20 % de leurs revenus.

 

La principale crainte des seniors est en effet de devoir être à la charge de leurs descendants. L’autonomie en fin de vie représente donc leur préoccupation centrale, leur principale motivation à épargner.

 

Bref, les retraités sont très majoritairement à même de supporter le coût de la protection vis-à-vis du risque dépendance à laquelle ils aspirent, et a fortiori une partie de ce coût.

 

La protection contre la dépendance doit être assumée par les retraités eux mêmes

 

Un point de cotisation sur les pensions de retraite rapporterait environ 1,8 milliard d’euros en 2006.

Au lieu de peser, encore ! sur les actifs, il suffirait donc de prélever une cotisation au taux de 2,5 % sur l’ensemble des pensions de retraite  pour couvrir le coût de l’APA, gestion comprise[1].

!

Bien sûr, il faut prévoir une prise en charge de l’assurance dépendance par la solidarité nationale pour la petite proportion de retraités dont les pensions sont trop faibles

 

 

L’argent, abusivement prélevé sur les actifs, doit revenir aux 20/30 ans

[1] Chiffrage – BICHOT 2004 pour le Sénateur LARCHE

 

 

 

Les jeunes adultes à charge de leurs parents : vraie priorité des familles

 

 

Ce sont les familles qui tiennent les jeunes hors de l’eau

 

En 1945, quand les prestations familiales ont été créées l’âge moyen de fin d’études était de 14 ans. 10 % des jeunes étaient encore étudiants à 20 ans. La durée moyenne d’une recherche d’emploi était de 3 mois. Il était donc normal que les allocations familiales ne soient plus versées au delà de 20 ans.

Aujourd’hui, plus de 65 % des jeunes font encore des études à 20 ans. 80 % des 20 ans et encore 60 % des 22 ans vivent chez leurs parents. Le taux de chômage des jeunes est de 25 % : 55 % de ces chômeurs vivent chez leurs parent, à leur charge.

 

 

Le coût d’un jeune adulte

 

Ces jeunes pèsent lourdement sur le budget familial : ils émargent pour 35 à 40 % du budget de leurs parents contre 20 à 25 % quant ils étaient plus jeunes.

Ce sont surtout les budgets transports et éducation qui explosent.

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Pour vivre indépendamment, un étudiant a besoin d’un minimum de 900 € / mois.

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S’il vit dans sa famille, il coûte en moyenne 660 € (dont 450 € en provenance de sa famille).

Aussi, les parents « tirent le diable par la queue ».

 

 

Or, c’est entre 20 et 21 ans que les prestations familiales cessent d’être versées.

 

o      Une famille de 3 enfants qui gagne le SMIC perd plus de 400 € par mois, allocations de logement comprises entre le 20ième et le 21ième anniversaire de leur aîné.

o      Si cette famille gagne le salaire moyen des Français, elle perdra un peu plus encore : 470 € par mois et elle n’a pas droit à une bourse.

o      Les familles de 4 enfants ont une addition encore plus salée : 300 à 375 € de moins par mois entre les 20 et les 21 ans de l’aîné, suivie d’une nouvelle perte de 400 à 470 € lorsque c’est le tour du second.

o      Les familles de deux enfants, quant à elles, perdent entre  195 et 270 € entre le 20ième et le 21ième anniversaire de leur aîné…

  

Les Français veulent que l’Etat aide davantage les familles :

 

80 % des Français[1] pensent que les prestations familiales sont insuffisantes pour les grands jeunes.   70 % considèrent que ce n’est pas au jeune mais aux parents qu’il faut verser les allocations lorsqu’un enfant qui ne vit pas sous leur toit est à leur charge. (les étudiants sont 72 % à partager cet avis).

 

  

Le prolongement des prestations familiales jusqu’à 22 ans : une promesse jamais tenue

 

Cette prolongation coûterait 1 milliard d’euros … soit 10 % des sommes qui sont volées à la branche famille chaque année pour renflouer la branche vieillesse de la sécurité sociale

En 1994, le principe du prolongement des prestations familiales jusqu’à 22 ans fut voté dans la loi Veil. Il devait prendre effet au plus tard au 31 décembre 1999. Le 28 décembre 1999, Lionel Jospin, arrivé au gouvernement, fit abroger cette loi en promettant une prestation d’autonomie aux jeunes concernés. Elle ne vit jamais le jour (trop cher). La droite revenue au pouvoir se garda bien de respecter sa promesse de 1994 et versa une aumône aux familles : les allocations familiales furent maintenues à hauteur de 70 € par mois pendant un an pour les aînés âgés de 20 ans des familles de 3 enfants et plus (coût : 100 M€)

  

La France, mauvais exemple en Europe

 

 Jusqu’à quel âge sont versées les prestations familiales en Europe ?

27 ans en Allemagne et au Luxembourg,

25 ans en Belgique,

26 ans en Autriche,

24 ans aux Pays-Bas et au Portugal,

22 ans en Grèce

20 ans en France et en Suède *,

19 ans au Royaume Uni et en Irlande,

18 ans en Espagne, Danemark et Italie,

17 ans en Finlande et 16 ans en Islande

 

* En Suède, chaque étudiant a droit, s’il poursuit des études, quelle que soit la situation économique de ses parents, à une allocation de 740 € / mois pendant 6 ans dont 1/3 (246 €) est versé sous forme de prêt à 3,2 % que l’étudiant remboursera lorsqu’il gagnera sa vie et en fonction de son salaire. En France une mesure analogue conduirait à une dépense de 6 milliard d’€, ce qui est irréaliste dans le contexte actuel.

[1] Source : CREDOC

 

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  © Dominique Marcilhacy