signez la pétition contre la baisse des allocations familiales au 1ier mai prochain

 

La Conférence de la famille 2004

les réaction de l'UFE à la conférence 2004

les mesures annoncées

Pourquoi diable l'UFE n'a-t-elle pas été invitée à la conférence ?

dossier de presse format htm

 

L’arnaque des conférences de la famille

Tableau récapitulatif des mesures annoncées et des mesures réalisées

   Calcul du taux de mensonge

Les adolescents pauvres

Les oubliés de la conférence de la famille

La réalité

Les conséquences de la pauvreté

La carence de la politique familiale

Les solutions

 L’Europe des enfants pauvres 

Tableau des taux de pauvreté des enfants en Europe

Les minima sociaux : la France est peu généreuse

La communauté européenne s’en mêle

Jusqu’à quel age sont versées les prestations familiales en Europe ?

 

Priorité N°1 des familles : les jeunes adultes

à charge de leurs parents 

Situation à l’époque où les prestations familiales ont été crées

Situation aujourd’hui

Le poids des jeunes sur le budget familial

Le versement des prestations familiales s’arrête au moment où les jeunes coûtent le plus cher

Le prolongement des prestations familiales jusqu’à 22 ans : une promesse jamais tenue

 L’Union des Familles en Europe

n’est pas invitée à la Conférence de la Famille

Que représente l’Union des Familles en Europe ?

   Pourquoi le Gouvernement refuse de la recevoir ?

L'arnaque des conférences de la famille : un taux de mensonge de 61 % !

« Nous avons le devoir de rendre effectif le droit au logement »       (Chirac 15 juin 2004)

En 2003, 20 millions d’Euros d’économies ont été faites en durcissant les conditions d’attribution des aides au logement des familles

« Il importe que l'ensemble des ressources de la politique familiale reste à la famille, et n'aille pas compenser les déficits persistants de l'assurance-maladie ou contribuer au financement des retraites. »   (Chirac 31 mai 2000)

En 2003 on a ponctionné 10 milliards d’Euros de la branche famille au profit de la branche vieillesse

Mesures annoncées

Effort annoncé

Effort réel

Taux de mensonge

Prolongement des Allocations logement à 19 ans (1997)

6,1 M€

3 M€

50 %

Prolongement des Prestations Familiales à 19 ans (1997)

80,8 M€

44,2 M€

45 %

Prolongement des Prestations Familiales à  20 ans (1998)

161 M€

80,8 M€

50 %

Allocation de Rentrée Scolaire dés le 1er  enfant (1998)

27,4 M€

22,8 M€

17 %

Rapprochement des différentes allocations logement (ALF/APL) (1998)

198,1 M€

67 M€

83 %

Prolongement du Complément Familial à 20 ans (1999)

109,7 M€

45,7 M€

54 %

Prolongement  de l’Allocation Logement à 21 ans (1999)

76,2 M€

33,2 M€

56 %

Réforme des allocations de logement (2000) **

990 M€

0

100 %

Fond d’investissement crèches  I   (2000) ***

228,6 M€

99 M€ *

57 %

Fonctionnement des crèches (2000)

259 M€

259 M€

0 %

Aide aux Familles pour l’Emploi d’une Assistante Matern. Agréée  AFEAMA (2000)

76 M€

38 M€

50 %

Non cumul Allocation Parentale d’Education / AFEAMA (2000)

-

– 17 M€

100 %

Congé enfant malade (2000)

30,5 M€

 5,5 M€

82 %

Allongement du congé de paternité (2001)

107 M€

107 M €

0 %

Fond d’investissement crèches  II (2001)

152,45 M€

152,45 M€

0 %

Fonctionnement des crèches ** (2001)

76,2 M€

76,2 M€

0 %

Réforme de l’Allocation d’Education Spéciale (handicap) (2001)

38 M€

38 M€

0 %

Prolongation des Allocations Familiales  (2002)

130

100

30 %

PAJE – Prestation Accueil Jeune Enfant (2003)

pas encore

de

chiffres

   M€ = millions d'€  TOTAL

3 046  M€

1 172 M€

61 %

Sources : Commission des comptes de la Sécurité Sociale

* En réalité, il restait 850 millions inemployés du plan crèche de la Loi de 1994

** « Le coût de la réforme, en particulier pour le budget de l’Etat, qui ne dégagera en outre plus d’économies sur ce poste, mais aussi pour celui de la CNAF, ne s’est pas encore véritablement fait sentir. » (rapport Sénatorial 2002)

*** FIP II = 230 M€ à dépenser en 2002 et au cours des années suivantes

Montant annoncé

(M = millions)

Montant

réalisé

TAUX DE MENSONGE

1997

570 MF

310 MF

46 %

1998

2 540 MF

1 120 MF

56 %

1999

1 220 MF

520 MF

57 %

2000

10 400 MF

3 660 MF

65 %

2001

830 M€

373,6 M€

55 %

2002

130 M€

100 M€

30 %

2003

         Pas encore

de données

  disponibles

Les oubliés de la conférence 2004 : les ados pauvres

Le cri d’alarme du CERC* sur les enfants pauvres n’a pas troublé outre mesure le Gouvernement.

Le plan 2002/2005 de lutte contre l’exclusion ne prévoit AUCUNE mesure pour les enfants pauvres.

* Rapport du Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la Cohésion  Sociale du 21 janvier 2004

 

La réalité

 

o  A partir de 13/14 ans, un adolescent coûte deux fois plus cher qu’un jeune enfant.

Les plus pauvres des enfants pauvres sont les adolescents : 430 000 vivent en dessous du seuil de pauvreté.

o   Alors que la pauvreté concerne 6 % des enfants entre 0 et 10 ans, elle touche 7,7 % des adolescents de 11 à 15 ans et 10,5 % des ados de 16 à 17 ans.

o   30 % des ados qui vivent dans une famille de 4 enfants et plus sont en dessous du seuil de pauvreté !

o   160 000 de ces jeunes ont des parents au RMI (et 17 000 à l’Allocation de Parent Isolé).

 On retiendra ici le seuil de pauvreté à 60 % dit seuil de l’OCDE. Ce seuil est, en effet, calculé sur la base de l’échelle de l’OCDE reprise depuis 1997 par l’INSEE et qui tient très faiblement compte du coût des enfants. Le seuil français à 50 %, retenu pour estimer à 1 million le nombre d’enfants pauvres était calculé en tenant compte de l’échelle d’Oxford, plus favorable aux familles. Avec l’échelle de l’OCDE le nombre d’enfants pauvres est estimé à 2 millions

 

Conséquences de la pauvreté

 

obésité :  21 % des adolescents pauvres sont obèses (contre 13 % pour les adolescents en général). L’alimentation représente 35 % du budget des familles pauvres (contre 18 % en moyenne). Elle se compose de beaucoup de pain, de pâtes, de pommes de terre, très peu de fruits et légumes (trop chers), un peu moins de viande et quasi jamais de poisson frais. (sources : INRA)

 

retard scolaire : les 160 000 jeunes qui sortent sans qualification du système scolaire sont issus des milieux les plus défavorisés.

 

logements trop petits : ¼ des ados en souffrent.

 

quartiers déplorables : 2 ados pauvres sur 5 vivent dans une zone dite « sensible ». 32 % vivent dans des quartiers marqués par les incivilités et le vandalisme.

 

Délinquence : Il y a une forte corrélation entre la pauvreté, les difficultés éducatives des familles (placements, etc.) et la délinquance des mineurs.

 

La carence de la politique familiale 

 

o Avec le RMI et des adolescents à charge, une famille vit très en dessous du seuil de pauvreté (36 % en dessous pour une famille élevant 2 ados et 42 % si elle en a quatre)

 

o Avec des ados, un salarié au SMIC fait vivre sa famille en dessous du seuil de pauvreté ! (24 % en dessous avec 2 ados et 14 % avec 4 ados)

 

o  Pourquoi ? Parce qu’en 50 ans les allocations familiales ont été divisées par 2 ! En 1954 avec 2 enfants, une famille touchait l’équivalent de 457 € par mois (113 € aujourd’hui) et avec 4 enfants l’équivalent de 993 € (548 € aujourd’hui). Exemple de la pingrerie de l’Etat : l’aîné de 2 enfants ne touche pas la majoration pour âge normalement accordée aux enfants de plus de 11 et 16 ans !

 

o  Autre explication : 47 % des enfants pauvres vivent dans une famille d’origine étrangère non européenne, le plus souvent nombreuse…

 

Les solutions ?

 

o Urgence absolue : relever le RMI et l’Allocation de Parent Isolé de 200 € par adolescent à charge. Coût : 430 millions d’€ pour 180 000 jeunes

 

o Relever de 50 € les majorations pour âge (actuellement de 31 € à 11 ans et 56 € à 16 ans) et les verser pour tous les enfants (et pas seulement aux cadets des familles de 2 enfants) : Coût : 1,4 milliard d’euros pour les 2 300 000 ados.

 

L'Europe des enfants pauvres

La pauvreté des adolescents est un phénomène général :

Dans la majorité des pays Européens, la pauvreté des enfants s’accentue avec l’âge. La France, l’Espagne et la Belgique sont les trois pays où le phénomène est le plus fort.

Taux de pauvreté des enfants en Europe selon le pays et l'âge (seuil à 60 %)

 

B

DK

AL

G

E

F

IRL

I

L

PB

A

P

FIN

RU

UE

0-3 ans

16

4

22

15

18

14

22

22

22

12

13

19

7

24

16

3-6 ans

17

4

20

18

24

16

19

20

15

15

17

23

6

26

18

6-12 ans

17

3

20

18

22

18

24

20

18

13

17

21

6

28

18

12-16 ans

26

6

19

20

26

20

26

25

21

15

15

27

10

22

21

sources DRESS d'après le panel Européen des ménages

Les minima sociaux : la France est peu généreuse

 

France

Allemagne*

Danemark

Belgique

Royaume Uni

Irlande

Suède*

Parent seul  + 2 ados

898 €

1470 €