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Jeux vidéo :
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Attention !
classification bidon |
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Depuis
quelques années, le Syndicat des Editeurs de Logiciels de loisirs (SELL) appose
sur les jeux vidéo des vignettes censées classer les produits en fonction de
l’âge du public auquel ils étaient destinés.
Devant les poursuites engagées par des associations familiales pour
publicité trompeuse (UNREAL était, par exemple, « recommandé à partir
de 12 ans »), le SELL a refondu sa classification. La nouvelle signalétique,
mise en place en juin 99, ne présente toujours pas de garanties suffisantes :
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C’est,
en effet, l’éditeur qui, comme par le passé, continue de choisir à quel
public s’adresse le jeu. Le SELL prévoit bien la mise en place d’une
commission de contrôle mais elle n’effectue qu’une vérification a
posteriori, non systématique et trois mois après. Or, le durée de vie
commerciale d’un jeu est de trois mois.
Ensuite, la plupart des ventes sont faites. |
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La composition de la commission ne donne pas non plus satisfaction puisque
ceux qui ont des intérêts financiers dans cette affaire y ont une large
majorité : elle est composée pour un tiers d’éditeurs, un tiers de
distributeurs et un tiers de consommateurs. Malgré les mises en garde de
familles lui signalant la mise en place prochaine d’une commission
vraiment indépendante , l’UNAF a accepté d’y participer. Et pris le
risque de se faire récupérer. |
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Enfin,
la classification annoncée permet toutes les dérives puisque certains
titres auront un label clair « interdit aux moins de 18 ans » et
d’autres un label ambigu « Public adulte. Déconseillé aux moins de
16 ans ». Or, soit les titres peuvent être joués par des mineurs,
soit ils ne le peuvent pas. L’article L 227-24 du Code Pénal vise les
moins de 18 ans non les moins de 16 ans. Pourquoi ce label ambigu ?
Parce que l’enjeu commercial est important : la grande distribution
fait 58 % des ventes du marché des jeux vidéo. Elle a pour principe
d’exclure de ses rayons les titres interdits aux mineurs. Le manque à
gagner est considérable pour un titre ainsi catalogué. Les éditeurs ont
donc tout intérêt à utiliser la rubrique « Public adulte. Déconseillé
aux moins de 16 ans » pour des jeux qui, en réalité, devraient être
réservés aux adultes. |
© Dominique Marcilhacy |
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