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CONCILIATION VIE PROFESSIONNELLE ET FAMILIALE 

 

l’avis de l’Union des Familles en Europe

 

 

            Trois idées générales circulent sur ce sujet :

 

La première est que le travail féminin a contribué à la baisse de la fécondité. Cette assertion est certainement exacte compte tenu des conditions de travail actuelles des femmes leur vie étant une véritable course d’obstacles entre la maison et le travail.

 

            La deuxième idée générale est que ce n’est pas un service à rendre aux femmes de les encourager à retourner au foyer car elles auraient les plus grandes peines à revenir sur le marché du travail. On peut noter à cet égard, qu’aucun gouvernement, fut-ce le plus féministe, n’a eu l’idée de mettre à la disposition de ces femmes au foyer la formation professionnelle qui leur ouvrirait cette possibilité de retour. Cette deuxième idée générale contient une grande part de vérité, car dans le contexte actuel, le statut du parent au foyer est beaucoup trop précaire.

 

            Enfin, une troisième idée court (encore !), qui consiste à dire que le travail des jeunes mères de famille coûte exagérément cher à la collectivité et qu’il serait moins coûteux de les payer à rester chez elles. Des économies seraient à faire tant sur les modes de garde qu’en matière d’emploi puisque leur poste serait prétendument libéré pour un chômeur. Il est d’ailleurs consternant de trouver encore un tel mépris pour les femmes, et d’afficher un tel sexisme vis-à-vis du droit de travailler et d’être autonome financièrement.

 

            La position de l’Union des Familles en Europe est la suivante :

 

§           lorsqu’un enfant naît : il a besoin d’être pris en charge pour son entretien. Cela représente un travail à faire. Il est anormal que ce travail soit totalement nié lorsque c’est l’un des parents qui l’exécute, et rémunéré lorsque c’est une personne extérieure qui s’en charge.

 

§           L’organisation de la société doit être faite de manière que si l’un des parents consent à laisser de côté temporairement sa profession de manière à assurer lui-même l’entretien de son enfant[1], ce parent :

1.       ne perde pas son autonomie financière

2.       soit pris en charge pour une réinsertion-formation professionnelle, à l’issue de cette parenthèse parentale, ou au long de celle-ci.

 

 

            Pour l’Union des Familles en Europe, toute réflexion à ce sujet passe par la nécessaire réhabilitation de la fonction parentale, qui loin d’être cantonnée à la sphère privée, est utile, nécessaire et essentielle pour le fonctionnement optimal de la société.


 

[1] Temporairement signifiant également, dans une même journée ou une même semaine : c’est le choix du temps partiel pour accorder du temps à ses enfants.

 

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  © Dominique Marcilhacy