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Comment réformer les rétributions

familiales des retraites ?

 

Les engagements de J. CHIRAC :

 

ALLOCUTION DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

LORS DE LA REMISE DE LA MEDAILLE DE LA FAMILLE FRANCAISE

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Palais de l'Elysée Lundi 31 mai 1999

 « Au-delà, il importe que les réformes nécessaires et maintenant urgentes qui devront être conduites pour sauvegarder nos régimes de retraite ne pénalisent pas les familles. Ce serait le cas si des prélèvements nouveaux devaient peser sur l'ensemble des actifs, au moment où leur nombre est appelé à se réduire, ou si les avantages familiaux pris en compte dans le calcul des retraites devaient, d'une manière ou d'une autre, être mis en cause. N'oublions jamais, en effet, que ceux qui ont une famille à charge peuvent rarement constituer un patrimoine pour leurs vieux jours, alors qu'ils auront assuré, à travers leurs enfants, le financement des retraites de tous ! La dette de la Nation doit être reconnue et acquittée. » 

 I – ne RIEN réformer à la baisse  

II – refuser que le régime des fonctionnaires applique la décote en vigueur pour les salariés en cas de retraite incomplète (cf notre analyse sur « les évadées du bureau »)

 III – Faire des bonifications d’annuités un droit commun aux deux parents

Etendre au hommes les années gratuites coûterait des milliards (30 selon la Cour des Comptes pour les seuls fonctionnaires).

C’est inutile. Il suffit d’appliquer le système allemand.

En Allemagne, les droits à la retraite font partie du patrimoine commun des époux.

Il faut mettre un unique droit à des années gratuites en commun entre les parents, à charge pour eux de choisir lequel en sera bénéficiaire au moment de la retraite. En cas de divorce, de ou de séparation, l’attribution de ce droit sera réglée  par le juge au moment de la liquidation de la communauté. En cas de désaccord entre les époux aussi.   

Ce système existe déjà pour les majorations familiales des traitements quant chacun des époux est fonctionnaire. Un seul droit leur est attribué. Ils choisissent celui des deux qui en bénéficiera.  

Au XIXème  siècle, pour exploiter les ouvriers, les patrons disaient qu’ils étaient paresseux et ne méritaient pas leurs salaires.

Au XXème siècle, pour exploiter les familles, les bureaucrates disent que leurs bonifications familiales sont des « avantages ».  

 

 

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  © Dominique Marcilhacy