signez la pétition contre la baisse des allocations familiales au 1ier mai prochain

 

Qu’attendent  les familles de jeunes enfants ?

 

 

D’abord, qu’on aide les mères au foyer

 

 

40 % des Français sont pour  la mère au foyer

 

40,7 % des Français pensent que le parent au foyer est la meilleure solution pour garder de jeunes enfants (67 % pensent à la mère) , 24 % que l’un passe à temps partiel, 13 % que les deux parents baissent un peu leur activité et 12 % qu’ils continuent comme avant.

 

Quant aux parents en situation (ayant un enfant de moins de 6 ans) , 32 % pensent que la mère doit arrêter, 21 % que celui qui a le plus petit salaire doit arrêter (…), 26 % que la mère passe à temps partiel, 10 % qu’ils continuent comme avant et 9 % que les deux diminuent.

 

Leurs modes de garde préférés en cas d’activité professionnelle

 

 

Ensemble de la population

Famille ayant un enfant de moins de 6 ans

Assistante maternelle agréée

31,7 %

35,5 %

Garde par les grands parents

24,4 %

24,6 %

Crèche collective

22,2 %

19,6 %

Garde à domicile par employée de maison

11,6

11,6 %

Autres

10,3 %

8,7 %

 

Ce sont les cadres et les personnes vivant en Région Parisienne qui se déclarent les plus favorables à la crèche collective (et naturellement les cadres et les plus diplômés pour la garde à domicile par une employée de maison).

 

L’évolution depuis 10 ans :

o        il reste une demande non satisfaite vis à vis des crèches collectives : 22 % des couples y voient le meilleur mode de garde mais 12 % seulement y auront accès.

o        on trouve beaucoup plus facilement des assistantes maternelles agréées qu’il y a 10 ans. Il n’y a plus de demande insatisfaite.

o        on constate une demande grandissante pour la garde à domicile rémunérée.

 

Les priorités que définissent les familles

 

 

Ensemble de la population

Femmes « actives »

Personne ayant un enfant de moins de 6 ans

Aider pour la mère au foyer

33,5 %

30 %

36,6 %

Aider au temps partiel

23,3 %

26,3 %

25,5 %

Aider à la garde à domicile

20,3 %

19,2 %

25,5 %

Aider pour la garde collective

14,9 %

14,5 %

19,5 %

Aider pour les nourrices

7 %

9,3 %

6 %

 

Sources : enquête du CREDOC n° 191, juin 1998, échantillon de 2 000 personnes

 

Ce qui manque : 80 000 places de crèche et 30 000 places en garde à domicile.

 

            En s’appuyant sur cette étude du CREDOC, on peut estimer qu’il manque environ 80 000 places de crèche et que 30 000 familles supplémentaires choisiraient la garde à domicile si elle n’était pas si coûteuse.

Mais cela ne signifie pas que les mères de famille ont été obligées de ce fait de rester au foyer. Cela signifie qu’elles ont eu du mal à trouver ou qu’elle utilisent un mode de garde qui ne leur donne pas entièrement satisfaction.

 

Sous cette réserve, les modes de garde des jeunes enfants sont aujourd’hui en France assez satisfaisants. Le point noir, ce sont les 400 000 femmes au foyer qui n’ont rien ou presque rien

 

 

Les jeunes parents veulent qu’on les laisse souffler !

 

  

§         l'aménagement des horaires en fonction de leurs obligations  familiales serait-il un argument "décisif" ou "important" dans le choix de l'employeur, en cas de changement d'emploi :

OUI pour 92% des Français (décisif pour 47%, important pour 45%).

OUI à 96% pour les femmes

OUI à 87% pour les hommes

(sachant que l'échantillon ne compte que des parents actifs avec enfant(s) de 0 à 7 ans).

 

§         Congés scolaires : Plus de 80% jugeraient également important ou décisif que leur employeur les laisse prendre leurs congés durant les vacances scolaires, et 68% qu'une halte-garderie ou une crèche leur soient proposées sur leur lieu de travail.

 

 

§         Choix d’avoir un enfant et nombre d’enfants souhaités : un Français sur deux affirme que la vie professionnelle a une incidence importante sur le moment choisi pour avoir un enfant (51%) et sur le nombre d'enfants qu'il compte avoir (49%). 

 

 

§         Trop de travail et pas assez de temps pour la famille : 60% des Français estiment ne pas consacrer assez de temps à eux-mêmes (65%), à leur conjoint (63%) ou à leur(s) enfant(s) (62%). 39% estiment en consacrer trop au travail.


Sondage IPSOS décembre 2002.

 

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  © Dominique Marcilhacy