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Archives des
communiqués de presse

Qui est à la tête du C.O.R. ?
communiqué du 20 décembre 2005
Composé
de 5 femmes pour 34 hommes, le Conseil d’Orientation des
Retraites est-il l’instance appropriée pour réfléchir sur
l'égalité entre
hommes et femmes dans notre systèmes de retraite ?
…
surtout lorsque l’on sait :
·
que la réforme des retraites
de 2003 s’est directement inspirée des propositions du COR
·
et qu’elle a mis la plus
grande partie de l’effort sur le dos des femmes
Déchirante injustice lorsqu’on pense que les retraites des
femmes sont amoindries par leurs maternités alors que, sans les
enfants auxquels elles consacrent tellement de travail (non
payé), … les régimes de retraite par répartition
s’écrouleraient.
Pourquoi
s’emploi-t-on à « palabrer » sur l’égalité homme femmes alors
qu’on fait exactement l’inverse ?
L’Union
des Familles en Europe demande que la composition du COR reflète
la réalité du corps social.
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Le nombre de places de crèche réellement
créées est loin de correspondre aux promesses
communiqué du 8 décembre 2005
En 2000, 2001 et 2002, les gouvernements avaient promis la
création de 75 à 90 000 nouvelles places de crèche. Mais il n’y
en a eu que 29 415 …
Les chiffres relatifs à la création de nouvelles
places de crèche depuis l’an 2000 viennent de tomber1 :
il n’y a eu que 29 415 créations nouvelles entre 2000 et 2004
(dont de nombreuses places en halte garderie)
Pourtant, lors de la conférence de la famille en
juin 2000, le premier ministre JOSPIN et Ségolène ROYAL
avaient annoncé la création de 30 000 à 40 000 places de crèche
supplémentaires grâce au fonds de 150 millions d’Euros qu’ils
venaient de créer.
Lors de la conférence de la famille en juin
2001, l’un comme l’autre tiraient le bilan de la mesure et
déclaraient froidement que 38 000 places nouvelles sortaient de
terre. Ils annonçaient que l’effort se poursuivrait avec
l’octroi de 150 millions d’Euros de plus pour permettre la
création de 25 à 30 000 places de crèche supplémentaires.
Fin 2002,
Jean-Pierre RAFFARIN, devenu premier ministre, annonçait à son
tour, la création de 20 000 nouvelles places, grâce à un
troisième plan doté de 200 millions d’euros.
L’Union des
Familles en Europe observe qu’une nouvelle fois, les familles se
sont fait baratiner… et qu’elle est la seule association à
mettre les pieds dans le plat.
1
« Etudes et
Résultats n° 446 – DRESS – décembre 2005
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Conférence de la famille :
LE
GOUVERNEMENT EXPLOSE SON TAUX DE MENSONGE
(Communiqué de presse du 22 septembre 2005)
Les effets
réels des mesures annoncées par la Conférence de la Famille ne seront
connus que dans 4 ans. Ce n’est pas d’un congé parental raccourci que
les familles ont besoin, mais au contraire de sa prolongation. L’UNION
DES FAMILLE EN EUROPE demande la CREATION D'UN VRAI SALAIRE POUR LE
PARENT AU FOYER.
Depuis 1997, date de création d la première
Conférence de la Famille, les effets d’annonces se succèdent. La
réalité est toute autre. LUNION DES FAMILLES EN EUROPE a mis en
évidence un taux de mensonge moyen de 60 %.
Le millésime 2005 est exceptionnel. En effet, le gouvernement veut
faire croire que :
- 100 000 femmes bénéficieraient du nouveau congé parental. Compte
tenu de son faible montant et des difficultés qu’auront les mères à
trouver une place de crèche à l’issue, l’UFE chiffre le nombre réel
de bénéficiaires a 20 000 maximum
- cette « mesurette » ferait remonter la fécondité alors que
c’est un vrai salaire du parent au foyer que réclame massivement
les jeunes parents (86 % des moins de 30 ans y sont favorables selon
l’étude que vient de réaliser l’UFE)
- la carte de famille nombreuse serait améliorée …parce qu’elle
serait donnée dans les mairies plutôt que dans les gares ? …Alors
qu’elle suppose la bonne volonté de la grande distribution dans le pur
style patronage ? …alors qu’elle reste limitée aux enfants de moins de
18 ans ?
- la lutte contre la pauvreté des enfants se ferait dans un autre
cadre…. alors que le plan de lutte contre l’exclusion est MUET sur
le sujet ?
- il n’y a pas d’argent…. alors que depuis 5 ans la branche
famille a été dépouillée de 9 milliards de recettes annuelles ?
Pour l’UFE, la Conférence de la Famille 2005 serait risible si elle ne
consacrait pas l’abandon, par le gouvernement, de son objectif "zéro
enfant pauvre en 2020" .
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Deux millions
d’enfants pauvres …
et le gouvernement
zappe !
(Communiqué du 18 septembre 2005)
Le sort des deux millions
d’enfants pauvres vient d’être déprogrammé de l’ordre du jour de la
conférence de la famille prévue pour jeudi prochain. Un véritable
scandale
En 2003, un rapport du CERC chiffrait à
deux millions le nombre d’enfants pauvres en France.
Au printemps 2004, le gouvernement annonçait qu’il
ferait du sort des familles fragiles le sujet principal de la
conférence de la famille 2005. Une commission présidée par Martin
HIRSH était chargée de faire des propositions sur le sujet.
Le 22 avril 2005, les services du
Premier Ministre indiquaient que l’objectif central de la conférence
2005 serait la réduction
de la pauvreté des familles.
L’objectif que se fixait Philippe
DOUSTE BLAZY, ministre de la famille à l’époque, était zéro enfant
pauvre en 2020.
Or, cette question Ô combien
importante vient d’être « oubliée » de l’ordre du jour de la
Conférence de la Famille fixée au 22 septembre prochain.
La manœuvre s’est faite en douceur : la
conférence, prévue pour juin, a été reportée plusieurs fois et a fini
par être fixée en septembre. Sa date et son ordre du jour précis n’ont
été annoncés officiellement qu’au dernier moment, soit vendredi
dernier.
Tout a été fait pour que personne ne
proteste :
-
L’opinion publique a eu le temps
d’oublier ;
-
L’UNAF a gardé un silence parfait, se
contentant de divertir l’opinion en proposant une réformette du congé
parental ;
-
Seules sont invitées à la conférence les
associations familiales largement subventionnées …
L’Union des Familles en Europe est
scandalisée.
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L’idée d’un salaire du parent
au foyer
fait un tabac auprès des
jeunes familles
73 % des
parents souhaitent l’instauration d’un salaire pour le parent au
foyer dès l’arrivée du premier enfant. 88 % le demandent à
partir de trois enfants. Cette revendication est d’égale
intensité entre les sexes.
Le 22 septembre prochain, la Conférence de la
Famille va s’ouvrir. Le problème démographique sera un des
thèmes abordés. En effet, il ne naît en France qu’1,8 à 1,9
enfant par femme alors que 2,1
sont nécessaires pour renouveler les générations.
Alors que le discours politiquement correct
limite le débat aux problèmes de conciliation enfants / métier,
l’UFE a osé demander à 550 parents internautes s’ils
souhaitaient ou non la création d’un salaire du parent au foyer.
Leur réponse est éloquente :
ü
73 % des parents sont favorables à
l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès
l’arrivée du premier enfant. L’idée fait un tabac chez les
ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86
% des moins de 30 ans sont pour)
ü
La demande est encore plus forte
pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 %
d’opinions favorables. Les moins convaincues sont les femmes de
plus de 60 ans (62 % de « pour » seulement) … première vague
féministe ou rancœur d’avoir dû se débrouiller sans ?
Et si cette mesure était nécessaire pour
que les familles aient autant d’enfants qu’elles le désirent ?
Pour l’UFE, une politique vigoureuse de
création de crèches et autres modes de garde est indispensable
car elle correspond à la demande des celles qui veulent exercer
leur métier tout en ayant 2 ou 3 enfants.
Mais cette politique ne répond pas aux besoins
de ceux qui désirent une famille plus nombreuse :
avec 5 enfants, qui est capable d’assumer 50 heures hebdomadaire
de tâches domestiques et éducatives en plus de 35 heures au
bureau ? Qui peut se permettre de vivre sur un seul salaire avec
tant de charges ? Et qui va prendre le risque de finir ses jours
avec une retraite croupion … car tel est le sort des parents au
foyer, élevant des enfants qui paieront la retraite des autres ?
Or, l’équilibre démographique suppose
précisément que 15 % au moins des familles mettent au monde 4
enfants et plus (les familles de 3
enfants ne suffisent pas à compenser celles qui n’en ont pas,
qui n’en ont qu’un, non plus que les décès avant l’âge adulte)
Pour que ces familles vivent (juste) décemment,
il faut leur faut un revenu supplémentaire.
Dès lors, l’UFE demande la création d’un
salaire parental. Versé dès le 1ier
enfant, il coûterait 14 milliards d’€. Aussi, dans un premier
temps, il serait raisonnable de ne le verser qu’à compter du 3ième
enfant. Son coût (5 milliards) est tout à fait finançable si les
pouvoirs publics veulent bien cesser de détourner les excédents
de la branche famille de la Sécurité Sociale.
Retour du conservatisme ?
Ce serait une erreur de le croire : au travers de ce
sondage, les parents disent simplement ceci : élever ses
enfants, ça a de la valeur, au point que ça mérite un salaire.
Ils posent une question parfaitement taboue : au nom de quoi le
travail domestique et éducatif ne serait-il pas un vrai travail,
profitable à la société ? Parce qu’il est très largement
effectué par les femmes ?
Les parents interrogés par l’UFE ne disent pas
que « la place des femmes est au foyer ». Mais ils
n’adhérent pas non plus au paternalisme actuel qui veut
que les femmes soient obligées « pour leur bien » de
cumuler travail professionnel et enfants.
A l’aube du XXIième siècle, l’UFE
demande qu’on ait la maturité d’admettre que toutes les femmes
ne sont pas bâties sur le même modèle et qu’on permette à celles
(ou ceux) qui veulent de consacrer à plein temps au « plus
beau métier du monde » de le faire dans des conditions
décentes.
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Discours de politique générale :
Toujours la même langue de bois pour les familles
(communiqué du 9 juin 2005)
Le nouveau Premier Ministre a consacré moins de 10
secondes à tracer ses perspectives pour la politique familiale :
« Pour garder le libre choix des
femmes » a-t-il déclaré
« 15 000 places de crèche vont être prochainement créées ».
Point à la ligne.
Or, ces 15 000 places sont déjà dans les tuyaux en
application de la loi du 18 décembre 2003.
Les familles voulaient pourtant croire au renouveau
promis.
Hélas !
-
à l’heure de la mobilisation pour
l’emploi, le Premier ministre est resté muet sur le nécessaire
renouveau démographique dans l’Europe vieillissante. Pourtant,
l’histoire démontre qu’une relance de la fécondité est LE meilleur
moyen de faire repartir l’emploi.
« Il n’y a pas de meilleur investissement que de mettre du lait dans
des enfants » disait Churchill avec humour
-
à l’heure de la fracture sociale,
2 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté sans que le
Premier Ministre ait annoncé quoi que ce soit en leur faveur…
L’UFE fait collection de promesses jamais tenues et de
discours creux. Dominique de Villepin se place d’emblée dans les
premiers ministres à gros potentiel.
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Démographie et libre choix :
un BRIN d'humour ?
(communiqué du 17 mai 2005)
Pour « libérer le
désir d’enfant » l’assemblée des sages, animée par Hubert BRIN, entend
permettre aux femmes de choisir entre une activité professionnelle et
des enfants ou des enfants et
une activité professionnelle.
Le lifting du congé parental qu’il propose n’offre aucune alternative
aux familles Cette posture à la mode fait peu de cas de leur liberté
et de leur bien être. Elle ne répond surtout pas à la bonne question :
l’équilibre démographique suppose que 15 % des familles aient quatre
enfants ou plus. Comment le leur permettre ?
Le groupe de travail qui remet son rapport ce 17 mai,
s’est appuyé sur le constat suivant : les pays où les femmes sont
contraintes de renoncer à leur emploi pour avoir des enfants ont un
taux de fécondité très bas : 1,3 ou 1,4 enfant par femme alors qu’il
faut un taux de 2,1 pour assurer le renouvellement des générations.
C’est vrai.
Mais les pays qui permettent aux femmes de mener
enfants et emploi de front n’assurent pas, pour autant, le fameux taux
de 2,1. En Suède, par exemple, 80 % des femmes ont un emploi mais le
taux de fécondité n’est que de 1,6.
La France fait partie de ces pays. La vie des mères de
famille qui travaillent et élèvent un ou deux enfants sans être
idéale, y est relativement correcte
Dure est, en revanche la vie des femmes qui ont une
famille nombreuse : en effet, à partir de trois et surtout de quatre
enfants, leur activité professionnelle se réduit drastiquement, leurs
revenus aussi.
Or, pour assurer le taux de 2,1 il est mathématiquement
indispensable que 15 % au moins des familles aient 4 enfants ou plus.
En France, seules 8 % des familles sont dans ce cas.
A qui va-t-on faire croire que pour « motiver » les
femmes à mettre en route ce petit 4ième, il faut leur
permettre d’ajouter les joies de 35 heures de travail pour leur
entreprise aux 53 heures de travail domestique et éducatif qu’elles
ont à effectuer ? Lessorties d’école, devoirs scolaires, préparation
des repas, arbitrage des disputes, jeu avec les petits, écoute des
ados, entretien du linge, activités du mercredi, ménage, courses … le
tout multiplié par 4 ou 5…
(Sources :
enquêtes emploi du temps INSEE)
Pour l’UFE, l’équilibre démographique suppose qu’on
mène une politique familiale plurielle :
1) par des mesures qui facilitent la conciliation vie
familiale / vie professionnelle en direction des couples qui veulent 2
ou 3 enfants
2) et par la garantie d’un revenu suffisant pour les
couples qui veulent 4 enfants et plus et dont l’un des parents
souhaite passer quelques années au foyer
Or, les familles nombreuses sont aujourd’hui de plus en
plus maltraitées dans le silence assourdissant de l’Unaf … trop
attachée à ses 25 millions d’euros de subvention pour prendre le
risque de fâcher la main qui la nourrit.
Philippe DOUSTE-BLAZY prendra-t-il le
risque de faire entendre la voix du terrain en invitant l’UFE à la
Conférence de la famille ?
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Journée de la
femme :
Le prix Barbe
Bleue 2005 est attribué à Philippe Douste-Blazy
(communiqué du 7 mars 2005)
Par ce prix, attribué chaque 8 mars, l’Union des Familles en
Europe distingue la personnalité politique qui a manifesté la
plus active misogynie au cours de l’année écoulée.
A l’honneur en 2005 : Philippe Douste-Blasy, auteur d’une
réforme qui devait priver 800 000 femmes de leur pension de
réversion et baisser les droits d’un million d’autres.
Au cœur de l’été, le 24 août 2004, Philippe
Douste-Blasy signait un décret fixant les nouvelles conditions
d’obtention des pensions de réversion du régime général. Il
affectait d’être (un peu) plus généreux avec les jeunes veuves
de moins de 55 ans (200 000 femmes) pour mieux dissimuler le
sort des 2 980 000 autres…
Avant la réforme, en effet, la réversion était
attribuée sous condition de ressources, la retraite et les
salaires de la femme étant seuls pris en compte.
Avec le nouveau texte, devaient être également
prises en compte les pensions de réversion versées par les
régimes complémentaires.
Résultat : 30 à 40 % des bénéficiaires allaient
perdre totalement leurs droits… et la plus part des autres voir
le montant de leur retraite sévèrement écorné
(chiffres CFDT – Philippe
Douste-Blasy n’a publié aucun document chiffré sur le sujet)
Le ministre n’a reculé que devant le tollé
suscité par sa mesure.
Qui sont les
bénéficiaires des pensions de réversion ? A 95 % des femmes …
Bravo, Monsieur le Ministre !
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25
millions pour l'UNAF ?
Les raisons d'un tel privilège
Dans son rapport 2004 qui
vient d’être rendu public, la Cour des Comptes s’interroge sur
la représentativité réelle de l’UNAF et conteste son privilège
de financement public. L’UFE lève le voile sur ce monde opaque.
(communiqué du 2 mars 2005)
Créée en 1942, remaniée en 1945 puis en 1975,
l’UNAF est un organisme auquel la loi confère une
« présomption de représentativité des familles » ; il
bénéficie d’un financement confortable et croissant, dont la
Cour constate qu’il est supérieur à celui des deux directions
ministérielles consacrées à la famille.
La Cour des Comptes s’en émeut et constate :
que l’UNAF n’est
pas représentative
(« Le privilège de financement dont bénéficie l’UNAF lui impose
d’être représentative de toutes les familles de la société
française actuelle. Or ce n’est pas le cas. »),
? que sa
gestion laisse à désirer
(exemple : le trésorier lui-même s’est fait rembourser en une
seule fois tous ses frais de janvier 1998 à mars 2003, pour un
montant de 28 342 euros. « Le motif des dépenses n’est pas
toujours précisé et il est alors impossible de vérifier que la
dépense correspond bien à une activité de l’UNAF », écrit la
Cour),
?que sa subvention
est en partie dépourvue de base légale et
?que l’automatisme
de son financement est un privilège exorbitant.
En 1986, déjà, la Cour avait émis de sévères
critiques. Or, en 20 ans, non seulement l’état
n’a pas renforcé son contrôle sur l’UNAF mais il a augmenté sa
subvention de 30 % ! Dans le même temps, l’UNAF a perdu 200 000
adhérents et ses dirigeants ont encore vieilli, la plupart étant
grands parents.
Quatre faits récents permettent d’expliquer ces
largesses :
- 1999 : l’UNAF vote POUR
l’abrogation d’une loi étendant de 20 à 22 ans l’âge limite de
versement des prestations familiales ;
- 2001 : l’UNAF parvient à museler la seule
association familiale qui avait une audience médiatique et
critiquait l’action du gouvernement ;
- 2002 : l’UNAF vote POUR le
transfert de deux milliards d’euros de la branche famille de la
Sécurité Sociale vers la branche vieillesse ;
- 2004 : la Conférence de la famille
consacrée aux adolescents accouche d’une souris : comme
toujours, l’UNAF se déclare satisfaite.
25 millions d’euros pour acheter la paix sociale,
tel est le calcul du gouvernement.
Comme l’écrit la Cour, « l’état
s’est créé un interlocuteur ». En faisant financer
grassement par la sécurité sociale une institution vieillie et
soumise, en la dotant d’un monopole de représentation des
familles tout à fait extravagant, en attribuant force légions
d’honneur à ses dignitaires, le Gouvernement fait une bonne
affaire : depuis 10 ans, le budget de la politique familiale a
diminué chaque année de plus d’un milliard d’euros. 25 millions
pour pouvoir économiser en fin de course 10 milliards par an
sans heurts, c’est rentable.
En échange de ces moyens et privilèges, l’UNAF
renvoie docilement l’ascenseur et se charge de couper les têtes
des associations familiales qui croient pouvoir agir librement
et critiquer l’action publique en s’appuyant sur une réelle
expertise.
L’UFE est depuis sa création en 2001 la première
de ses cibles. Elle est, en effet, la seule association qui
refuse de se soumettre en échange d’une niche bien moelleuse.
Elle est la seule à avoir l’honneur d' informer librement.
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Bilan 2004 pour
les familles : paroles, paroles, paroles !
(communiqué du 28 décembre 2004)
Le constat vient du Conseil Constitutionnel lui-même qui a
censuré LA disposition famille de la Loi de financement
de la Sécurité Sociale … tellement elle était insignifiante !
En 2004, les ministres « famille » du gouvernement
Raffarin (Jacob, Roig puis Douste-Blasy) n’ont pas été avares de
déclarations pro-famille. Mais les actes n’ont pas suivi, au
contraire :
Les familles et l’argent : toujours moins
* Janvier 04 : premiers départs anticipés à la
retraite pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes et
eu de longues carrières : les bénéficiaires sont à 86 % des hommes
et à 14 % des femmes… car les maternités ne sont pas prises en
compte…
* Avril 04 : les allocations de logement sont
revalorisées avec 9 mois de retard et des taux indécents
* Juin 04 : la conférence de la famille sur
l’adolescence accouche d’une mesure phare : la création du
week-end « sport en famille »
* Juillet 04 : les bases ressources des prestations
familiales sont revues à la baisse, le délai de carence en cas de
chômage est allongé, les « faibles » allocations de logement ne
seront pas versées : au total, 680 000 familles sont pénalisées
* Août 04 : le plan Borloo contre la précarité ne
prévoit … RIEN pour
les 2 millions d’enfants pauvres
* octobre 2004 : tentative de quasi suppression des
pensions de réversion. Le gouvernement sera obligé de reculer
* Décembre 2004 : le projet de loi de financement
de la Sécu contient UNE mesure pour les familles : le doublement
de la prime d’adoption. Las ! Le Conseil Constitutionnel juge son
impact financier si faible qu’elle n’a pas sa place dans la loi.
… notons que, comme les années précédentes, la
branche famille de la Sécurité Sociale a été privée de 2 milliards
de ressources qui sont allées dans la poche de la branche
vieillesse.
Les familles et les questions de société :
courage ! fuyons !
* La réforme du divorce supprime les pensions
alimentaires de sorte que la mère au foyer répudiée n’aura que ses
yeux pour pleurer
* Le gouvernement s’oppose à ce que l’homicide
involontaire sur un fœtus soit sanctionné.
Morceau choisi :
« Je pense que le renforcement de notre action en faveur des
familles doit être considérée comme une priorité par les autorités
publiques. » (Jacques CHIRAC – 15 juin 2004) …
… s’il est clair que les représentants de la
famille agréés par l’Etat se laissent bercer par ces paroles
réconfortantes (et par les 23 millions d’€ de subventions qui
suivent), il n’en est pas de même de l’Union des Familles en
Europe.
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Pauvreté des enfants : il était temps d’agir
(communiqué du 20 décembre 2004)
Ph. Douste Blasy, nouvellement en charge de la famille, vient
d’annoncer que sa priorité serait la lutte contre la pauvreté
des enfants. Il était temps après que le plan Borloo contre
l’exclusion ait été muet sur le sujet ! L’UFE propose son
expertise
L’UFE se réjouit
vivement de cette annonce ministérielle et veut croire à sa
sincérité. Elle propose son aide, car ses experts ont été les
premiers à travailler sur le sujet. Dès 1998, ils ont proposé
des solutions.
Pour aider les familles pauvres, il faut sortir du politiquement
correct :
1) les instruments de mesure de la pauvreté sont biaisés :
Depuis 1998, l’INSEE
utilise un mode d’évaluation des niveaux de vie qui sous estime
gravement le coût des enfants. Ainsi, par exemple, estime-t-elle
que trois enfants coûtent moins cher qu’un seul adulte ! Ce
mode d’évaluation fait l’objet de vives critiques en France et
au Royaume Uni mais sert bien ceux qui jettent un voile pudique
sur la réalité de la pauvreté en France. Il faut en changer.
2) Il faut s’occuper des familles monoparentales … mais ne pas
oublier les familles nombreuses : Parmi
les deux millions
d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, 19 % vivent dans
des familles monoparentales mais 47 % dans des familles de 4
enfants et plus.
3) Le travail professionnel des parents ne doit pas être la
seule réponse à la pauvreté des enfants :
ü Parce
qu’on ne vit pas décemment avec le SMIC et des enfants à charge
Le SMICARD qui élève
4 adolescents ne parvient pas, avec les prestations familiales,
à tirer sa famille au niveau du seuil de pauvreté : sa famille
vit 8 % en dessous de ce seuil selon les critères français, 15 %
selon les critères Européens … et 33 % en dessous si on utilise
une échelle d’évaluation non biaisée
ü
Parce que
les enfants ont besoin d’une présence parentale
Laisser seuls 4, 5
ou 6 enfants et adolescents, dans des quartiers difficiles, pour
travailler à plein temps, n’est-ce pas s’exposer à mettre un
éducateur, un policier et un magistrat derrière chaque jeune ?
Les experts américains l’ont bien compris : ils estiment que la
mère au foyer ou à temps partiel tient le rôle de « door-keeper ».
4) Pas de politique anti pauvreté sans argent :
« le droit à une alimentation équilibrée, l'accès familial à la
culture et aux loisirs, le développement des ‘écoles de parent’
ou encore l'amélioration de l'accès aux services publics »
annoncés par le Ministre sont certes nécessaires, mais il
découlent naturellement d’un niveau de revenu suffisant. Le RMI
et les prestations familiales doivent dont être sensiblement
relevés, particulièrement pour les familles élevant des
adolescents.
C’est parce que la
politique familiale est en régression depuis des années que la
frange la plus modeste des familles a basculé dans la misère.
L’UFE se réjouit de
l’ambition du Ministre DOUSTE BLASY. Elle espère être invitée à
participer au groupe de travail mis en place.
Notre dossier
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Héritage :
les enfants de familles nombreuses pénalisés
Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la création d’un abattement de
50 000 € sur la valeur globale de tout héritage. Cet abattement
interviendrait avant les abattements individuels des héritiers.
Cette disposition introduit une discrimination des héritiers en
fonction du nombre de leurs frères et sœurs.
Si
cette mesure est appliquée :
- Au décès de son père, François hérite de
100 000 €, et ne paie pas de droits de succession. Le père de
François n’a eu qu’un enfant.
- Au décès de sa mère, David hérite de 100 000 €,
il paie, lui, 3 300 € de droits de
succession. Le père de David a eu deux enfants.
- Au décès de son père, Fatima hérite de
100 000 €, elle paie, elle, 4 967 € de droits de succession. Le
père de Fatima a eu trois enfants.
- Au décès de son père, Juliette hérite de
100 000 €, elle paie, elle, 5 800 € de droits de succession. Le
père de Juliette a eu quatre enfants.
- Au décès de sa mère, Jacques hérite de
100 000 €, il paie, lui, 6 300 € de droits de succession.
La mère de Jacques a eu cinq enfants… etc ….
Aujourd’hui, chaque enfant bénéficie d’un
abattement de 46 000 €. Ce système, propre à la France, respecte
une stricte neutralité entre les enfants.
Demain, la fratrie bénéficiera dans son ensemble
d’un abattement de 50 000 €, et chaque enfant de 50 000 €
complémentaires, pénalisant ainsi les enfants
proportionnellement à leur nombre dans la fratrie.
L’Union
des Familles en Europe rappelle que l’impôt sur les successions
n’a pas pour but de faire plaisir aux personnes âgées en donnant
la satisfaction de pouvoir transmettre sans droits le capital
accumulé par toute une vie de travail. Les droits successoraux
intéressent les héritiers et rien ne justifie une rupture
d’égalité de traitement. L’Union des Familles en Europe réclame
donc qu’un abattement uniforme soit calculé par enfant.
Notre dossier
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Les vêtements de marque troublent la vie des
collèges
(communiqué du 15 septembre 2004)
L’Union des Familles en Europe a publié le 15
septembre 2004 une enquête réalisée en France auprès de 1000 collégiens et parents de
collégiens sur la dictature du vêtement de marque au sein du collège. Il
en ressort que les marques sont indispensables sur les vêtements de ces
ados âgés de 11 à 15 ans, sous peine de devenir un « rejeté ».
Quelle mode pour les ados ? Les chaussures
sont LA principale pièce de vêtement qui doit être siglée d’après 96 %
des garçons et 76 % des filles (de préférence Nike pour 19 % d’entre
eux). Vient ensuite le sac à dos qui se doit d’être Eastpak pour 73 %
des collégiens. Il faut un pantalon Diesel pour 22 % d’entre eux. Ralph
Lauren, Zara, Lacoste et Von Dutch se partagent leurs faveurs pour les
autres pièces de vêtements.
Pourquoi
sont-ils tellement attachés aux marques ? 55 %
d’entre eux, déclarent qu’ils trouvent ces vêtements beaux, mais les
parents disent à 62 % que leur enfant préfère nettement porter un
vêtement siglé d’une marque précise plutôt qu’un vêtement beau mais non
siglé.
62
% des collégiens connaissent un « rejeté »,
c’est-à-dire un jeune qui ne porte pas de vêtements de marques.
L’impact
financier de cette surenchère est très
lourdement ressenti par 92 % des parents exerçant une profession
intermédiaire, 86 % des parents au foyer (un seul salaire), et 86 % des
parents ouvriers ou employés. La tenue type de l’ado à la mode coûte de
255 à 578 €.
C’est
un sujet tendu à la maison pour les deux tiers
des parents. Si les parents négocient un compromis à 55 % d’entre eux,
c’est qu’ils sont conscients de l’énorme pression sociale que subit leur
enfant (68 % des parents pensent que c’est pour être mieux accepté à
l’école).
Instaurer
un uniforme ?
48 %
des parents y sont favorables. Mais le sujet
est tout de même très débattu puisque 44 % sont contre et 8 % ne savent
pas. Aucun doute en tous cas pour les 9 % de parents dont
l’enfant a déjà été racketté pour un vêtement de marque, et qui
voient dans l’uniforme La Solution anti-racket.
Les
collègiens sont clairement contre l’uniforme à 66 %.
Si un uniforme était imposé, 45 % d’entre eux préfèreraient une tenue
avec un jeans et un pull marine.
L’Union
des Familles en Europe s’inquiète de l’ampleur du phénomène, qui
commence parfois dès l’école primaire. Elle en appelle à l’éthique
morale des marques, dont les méthodes de marketing ne tiennent pas
compte de la fragilité et du mal être propre à l’adolescence. Elle
suggère que des expériences d’instauration d’une tenue uniforme soient
menées dans quelques collèges à condition de permettre aux collégiens de
participer à son élaboration, pour être mieux acceptée. Ces expériences,
si elles s'avéraient positives, pourraient être généralisées à
l'ensemble des collèges.
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Raffarin n'a pas convaincu les jeunes familles
communiqué du 6 août 2004
9 mois après
la création de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant),
le nombre des naissances est en baisse sensible
L’Union des Familles en Europe
a été la seule association à dénoncer le recul que représente la
PAJE. Les jeunes familles ne s’y sont pas trompées non plus : à
la langue de bois du gouvernement répond la grève des berceaux.
Depuis mars 2004,
le nombre de naissances a reculé de 10 000 bébés. Si cette
tendance se poursuivait, la France métropolitaine ne compterait
que 740 000 naissances en 2004 au lieu de 760 000 en 2003.
Ces chiffres
proviennent d’une enquête réalisée par l’expert de l’Union des
Familles en Europe, M. Jean LEGRAND qui s’appuie sur les
registres des mairies de 60 villes représentatives. Rappelons
qu’en mars 2004, M. LEGRAND a donné le chiffre des naissances
2003 deux mois avant l’INSEE.
L’embellie relative
des naissances qui durait depuis l’an 2000 a donc pris fin.
Pour comprendre ce
qui se passe, il faut remonter 9 mois en arrière … ce qui ramène
à la conférence de la famille de juin 2003 au cours de laquelle
J.P. Raffarin annonçait la mise en place de la PAJE.
Le gouvernement
prétendait que cette nouvelle prestation permettrait d’
« augmenter la natalité » et qu’elle « faciliterait la vie
familiale ».
En réalité la PAJE
fait de nombreuses victimes : les conditions d’accès à la « PAJE-femme au
foyer » sont considérablement durcies aux dépens des familles
nombreuses
(pour avoir
droit à la prestation, les mères de 3 enfants et plus doivent
dorénavant avoir travaillé 2 ans dans les 5 ans qui précèdent
chaque naissance alors qu’avant, il suffisait d’avoir travaillé
2 ans dans les 10 ans qui précédaient la 3ième
naissance)
Or, on sait que la
relative bonne tenue de la fécondité française tient aux
naissances de bébés de rang 3 et plus…
Ajoutons que grâce
au durcissement des conditions de ressources discrètement
effectué cet été – et qui serait passé inaperçu sans la
vigilance de l’UFE - l’Etat va reprendre de la main gauche ce
qu’il a donné de la main droite !
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Placebo
sur le logement étudiant
communiqué du 15 juillet 2004
Le
Ministre du Logement vient d’annoncer diverses mesurettes en
faveur des bourses et du logement étudiant … sans s’attaquer aux
réformes de fond indispensables pour lutter contre la
grandissante précarité des étudiants et de leurs familles.
La situation financière des étudiants ne cesse de
se dégrader ; 45,5 % d’entre eux doivent prendre un emploi
pendant leurs études, contre 37,2 % il y a cinq ans (dernier
rapport de l’Observatoire de le vie étudiante). 100 000
étudiants sont en situation de précarité (chiffres Fage et
Secours Populaire).
Ces jeunes
représentent 35 à 40 % du budget familial
contre 20 à 25 % quant ils étaient plus jeunes. Pour vivre
indépendamment, un étudiant a besoin d’un minimum de 900 €/mois.
S’il vit dans sa famille, il coûte en moyenne 660 € (dont 450 €
en provenance de sa famille). Aussi, les parents « tirent le
diable par la queue ».
Or le soutien
aux familles ayant à charge des étudiants, mis en place 1945,
n’a toujours pas intégré que si à cette époque seuls 10 %
des jeunes étaient encore étudiants à 20 ans, aujourd’hui,
c’est plus de 65 % des jeunes qui font encore des études à
20 ans
(80 % des 20 ans et encore 60 %
des 22 ans vivent chez leurs parents).
C’est ainsi que le versement des prestations
familiales s’arrête au moment où les jeunes coûtent le plus
cher : une famille de 3 enfants qui gagne le SMIC perd plus de
400 € par mois entre le 20ème et le 21ème
anniversaire de leur aîné.
Le système des
bourses (qui repose sur des textes de 1925 !) est aussi désuet
qu’inéquitable : 1,3 milliard
d’Euros lui est consacré avec des critères d’attribution qui ne
reflètent en rien le niveau de vie des familles : les « points
de charge » qui servent de quotient familial n’ont que de
lointains rapports avec la réalité.
Les
Allocations de Logement Etudiant
sont d’un montant de 150 €/mois environ et coûtent 1,5 Milliard
d’Euros par an à l’Etat. Elles
ont été mises en place en dépit
du bon sens en 1993, de sorte que le coût de cette
allocation a été foudroyant. Pour décourager les demandes, on
supprime aux parents les prestations familiales dues au titre de
l’enfant bénéficiaire de l’AL. Beaucoup de familles modestes,
vivant loin des villes universitaires, renoncent donc à demander
l’AL.
L’Union des
Familles en Europe demande un réel traitement de la précarité
étudiante :
1)
que le versement des prestations familiales soit
prolongé au-delà de 20 ans comme c’est le cas dans la plupart
des pays d’Europe
2)
que les critères d’attribution des bourses soient
revus en profondeur
3)
que les familles ne perdent pas les prestations
familiales si le jeune est bénéficiaire de l’Allocation Logement
Etudiant
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TROP PAS*,la
conférence de la famille !
* traduction pour la Ministre et ses
respectables invités : trop pas = concept perçu négativement
en termes d’impact
communiqué du 29
juin 2004
La
GRANDE Conférence de la Famille mise en œuvre depuis plusieurs
mois avec enfin un thème « l’adolescence » qui ne tourne pas,
pour une fois, exclusivement autour des bébés, se termine en
distribution de gadgets fluo. La déception des parents
d’adolescents est immense.
Les mesures proposées par Mme ROIG, Ministre de
la Famille ne peuvent satisfaire que ceux qui ne sont pas en
train d’élever des adolescents. Parmi les « mesures-phares »
annoncées :
L’organisation
de « Maisons de l’Adolescence » :
en fait il s’agit de rebaptiser une partie des services de
pédiatrie dans les dispensaires et les hôpitaux, pour faire la
distinction entre les soins aux enfants en bas age et les soins
aux adolescents. Veut-on nous faire penser que, dans les
hôpitaux, on est si brouillon qu’on traite les tentatives de
suicide d’adolescents au milieu des varicelles ?
L’instauration
d’un examen médical en 5ème.
Voilà un bel aveu par l’Etat de sa propre incurie : cela fait
des années que les parents d’élèves réclament davantage
d’infirmières scolaires dans les établissements ; cet examen
médical est perçu comme un emplâtre sur une jambe de bois.
L’Aide pour
l’obtention d’un job d’été pour
les enfants de seize ans : Voilà une très bonne idée, car étant
donné l’appauvrissement considérable des familles au moment où
les enfants atteignent l’adolescence, cet apport financier
permettra aux plus pauvres de sortir la tête de l’eau. Faire
travailler les enfants est vraisemblablement une des solutions
contre la pauvreté qui convient à Mme Roig. N’a-t-elle pas
déclaré : «La pauvreté et la précarité sont une préoccupation
importante du Gouvernement. Récemment un rapport a mis en relief
le nombre élevé d’enfants vivant sous le seuil de pauvreté. Ce
chiffre sera bien sûr toujours trop élevé mais on ne peut
oublier que la politique familiale contribue à limiter
considérablement le risque de pauvreté.
Du reste, les solutions viennent et viendront aussi des familles
elles-mêmes ».**
L’Union des Familles en Europe rappelle que cette
prétendue généreuse politique familiale conduit un smicard qui
élève deux ados à vivre 24 % en dessous du seuil de pauvreté.
L’Union des
Familles en Europe demande que les prestations familiales et le
RMI soient relevés significativement pour les familles avec des
adolescents :
-
L’augmentation du RMI de 200 € par adolescent à charge
- Le
prolongement des prestations familiales jusqu’à 22 ans
- Le
relèvement des majorations pour âge des prestations familiales.
Il est
indécent pour ce pays de laisser tomber sa jeunesse, tout en
annonçant des mesures gadgets.
** discours du 5 juin 2004 – Strasbourg – Congrès
de l’Unaf
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Vers une conférence
de la famille bidon ?
communiqué du 28
juin 2004
La conférence de la famille
2004 se réunit demain. Au menu : paroles de psy et mesures
décoratives. La misère financière des familles appelle pourtant
des actions urgentes.
Le cahier des charges fixé par le gouvernement
Raffarin pour la conférence famille 2004 était simple :
ne rien dépenser.
Pour ce faire, trois méthodes ont été choisies :
1) Faire appel
à des représentants de familles
soigneusement choisis : ils sont tous adhérents à l’UNAF et pour
la plupart grands-parents.
Pour autant, l’Union des Familles en Europe dirigée par des
jeunes et qui représente 23 000 familles est exclue de cette
réunion. Pourquoi ? Parce qu’elle dérange en demandant des
mesures précises et surtout de l’argent à verser aux familles
qui ont des ados à charge.
2) Limiter le
sujet aux 11-18 ans afin de ne
pas avoir à prolonger le versement des allocations familiales au
delà de 20 ans, problème n° 1 des familles.
3) Travailler
sur des propositions sans risques comme
créer un « parlement des adolescents », créer des « maisons de
soin pour adolescents » (en réalité rebaptiser des services
hospitaliers ou dispensaires), créer des « clubs de lecture pour
débattre des émissions regardées par les jeunes », etc.
Il y a pourtant des problèmes
urgents à traiter s’agissant des adolescents :
- 430 000
adolescents vivent en dessous du seuil de pauvreté
… 180 000 ados sont dans des familles touchant des minima
sociaux. 250 000 ados ont des parents qui ne peuvent pas leur
assurer un niveau de vie décent malgré leur travail : un salarié
au SMIC fait vivre sa famille 24 % en dessous du seuil de
pauvreté s’il élève 2 ados.
- Les maigres
allocations familiales reçues
par les familles
s’interrompent à 20 ans alors que 65 % des jeunes
sont encore à charge de leurs parents.
L’UFE
veut encore croire que la Conférence de la Famille n’est pas une
pure opération médiatique, une séance d’auto-promotion pour
spécialistes agréés. Elle rappelle ses trois revendications :
- augmenter le RMI de 200 € par
adolescent à charge
- prolonger le versement des
prestations familiales jusqu’à 22 ans
- relever les majorations pour
âge des prestations familiales
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La médaille de la
Famille Française
est devenue une
médaille en chocolat
communiqué du 15 juin
2004
Le président
Chirac remet ce soir la Médaille de la Famille à des « «femmes
exceptionnelles, des mères exemplaires » (sic).
Le lendemain
de cette émouvante cérémonie sera consacré à la publication des
Comptes de la Sécurité Sociale, occasion de comptabiliser les
milliards d’euros détournés de la politique familiale et les
économies faites sur le dos desdites mères.
Relecture des discours édifiants prononcés par
le Président de la République
lors des précédentes remises de médaille :
« Il importe
que l'ensemble des ressources de la politique familiale reste à
la famille, et n'aille pas compenser les déficits persistants de
l'assurance-maladie ou contribuer au financement des retraites
». (discours 2000)
Or, depuis
1999, 10 milliard d’€ par an ont été détournés de la branche
famille pour alimenter la branche retraite.
« Il importe
que les réformes nécessaires et maintenant urgentes qui devront
être conduites pour sauvegarder nos régimes de retraite ne
pénalisent pas les familles. Ce serait le cas si les avantages
familiaux pris en compte dans le calcul des retraites devaient,
d'une manière ou d'une autre, être mis en cause ». (discours
1999)
En 2003, les
mères de famille ont été écartées du bénéfice de la retraite
anticipée, et celles qui sont fonctionnaires vont être
pénalisées par la décote et verront les années validées par
enfant drastiquement réduites.
« En pleine
période de croissance, la pauvreté d'un nombre grandissant de
jeunes est inacceptable. Nous avons le devoir de leur venir en
aide ». (discours 2001)
Or, la
promesse faite en 1994 de prolonger le versement des prestations
familiales jusqu’à 22 ans n’est toujours pas tenue, et 1
million d’enfants vivent en dessous du seuil de pauvreté …
L’Union des
Familles en Europe rappelle à Jacques Chirac les promesses qu’il
a faites aux mères de famille. Qu’attend-il pour exiger de
Jean-Pierre Raffarin qu’il les honore ?
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Retraite anticipée :
les chiffres consternants de la CNAV
communiqué du 7 juin
2004
La Caisse
Nationale d’Assurance Vieillesse vient de publier les premiers
chiffres relatifs aux départs anticipés à la retraite pour les
salariés ayant commencé à travailler jeunes et eu de longues
carrières : les bénéficiaires sont à 86 % des hommes et à 14
% des femmes.
Pourquoi une telle inégalité ? Parce que,
délibérément, les femmes ont été écartées de la mesure. En
effet, la loi Fillon du 22 août 2003 qui détermine les
conditions dans lesquelles les assurés ayant commencé à
travailler jeunes et ayant eu une longue carrière peuvent
prendre leur retraite avant 60 ans fait un distinguo entre les
années «validées» et les années «cotisées».
De la sorte, les femmes qui bénéficient de 2
années validées par enfant élevé sont écartées de la mesure…
même si elles sont aussi nombreuses que les hommes à avoir
commencé à travailler tôt. Leur tort ? S’être arrêtées quelques
années pour élever des enfants (c’est à dire de futurs
cotisants) ou pour s’occuper de leurs vieux parents dépendants).
Qu’on se rassure, le service militaire a, quant à
lui, été considéré comme période cotisée ouvrant droit au départ
anticipé ! 50 % hommes en ont eu besoin pour remplir les
conditions nécessaires.
Comme l’avait calculé l’Union des Familles en
Europe, ce sont plus de 100 000 femmes qui ont été ainsi
écartées du droit à la retraite. Par cette mesure, le
Gouvernement a fait une économie d’un demi milliard d’Euros sur
le dos de ces femmes…
L’Union des Familles en Europe demande au
Parlement de rétablir l’égalité entre hommes et femmes devant la
retraite anticipée.
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Ouverture des
magasins le dimanche : Sarkosy désavoue Sarkosy
communiqué du 3 mai 2004
Comme Maire
de Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkosy s’est toujours battu pour
que les enfants aient le temps de voir leur parents. Maintenant,
il veut envoyer les parents au travail le dimanche ?
A Neuilly-sur-Seine, Nicolas Sarkosy s’est
toujours opposé avec véhémence à l’ouverture des garderies et
centre aérés les samedis et dimanches et même à la fermeture des
écoles après 17 h 30. « Les
enfants doivent pourvoir passer du temps avec leurs parents »
répétait-il inlassablement, et à juste titre.
Dès lors, comment peut-il proposer que les
commerces soient davantage ouverts le dimanche ? Les commerçants
et leurs employés ont aussi des familles et des enfants.
La nécessité
de préserver le temps familial du dimanche est particulièrement
aiguë à notre époque. En effet,
- 70 % des mères de famille travaillent.
Les moments qu’elles passent auprès de leurs enfants sont donc
plus rares que lorsque la mère au foyer était le modèle
dominant ;
- depuis 1999, les femmes ont le
« droit » de travailler la nuit. Quid de leur vie de famille si,
en plus, elles ont le « droit » de travailler le dimanche ?
- le nombre de divorces ne cesse
d’augmenter. Le manque de dialogue en est le plus souvent la
cause. Pour de nombreux couples, le dimanche est le seul jour où
l’on peut se retrouver sans être absorbé par le travail ou les
courses.
- Les parents qui veulent préserver leur
vie de famille vont être pénalisés dans leur carrière
professionnelle par rapport à des célibataires qui n’ont pas ces
contraintes.
L’ouverture
des commerces le dimanche relancerait-elle la consommation ?
L’argument n’est pas sérieux car
avec la RTT, les ménages ont désormais du temps pour faire leurs
courses en dehors du samedi.
Il est sûr, en
revanche, que le surendettement serait relancé
alors qu’il touche déjà 500 000 familles. Les associations de
l’Union des Familles en Europe accueillent dans leurs
permanences de nombreuses familles victimes de cette société de
consommation que M. Sarkosy souhaite renforcer. Il devrait
chiffrer le coût financier des enfants en mal d’éducation et des
couples déchirés et comparer cela aux modestes recettes qu’il
attend d’une plus forte consommation par l’ouverture des
commerces le dimanche.
L’ Union des
Familles en Europe engage le Ministre de l’Economie et des
Finances à ne pas désavouer l’ancien Député-Maire de
Neuilly-sur-Seine si attaché au temps familial et à renoncer à
augmenter les dimanches ouvrés.
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Des retraites à
nouveau amputées
communiqué du 27 avril 2004
Ce 27 avril 2004, la commission
paritaire AGIRC / ARRCO examine un projet de diminution
drastique des majorations familiales de pension des cadres
élevant une famille nombreuse.
400 000 cadres sont
concernés.
Depuis sa création
en 1947, l’AGIRC verse des majorations de pension aux cotisants
ayant élevé une famille nombreuse. Ces majorations, exonérées
d’impôt, sont déclarées par l’AGIRC elle-même *
comme étant de 10 % pour 3 enfants, 15 % pour 4 enfants, 20 %
pour 5, 25 % pour 6, 30 % pour 7 et plus.
L’ARRCO (non
cadres) ayant décidé en 1999 d’harmoniser les différentes
dispositions qui existaient en son sein en appliquant 5 % de
majorations quel que soit le nombre d’enfants élevés au delà de
3 (ce qui est foncièrement injuste), les syndicats et le
patronat ont comme projet de faire pareil pour le régime des
cadres. Le régime des
salariés s’éloignerait ainsi définitivement de celui des
fonctionnaires qui continuent à bénéficier, quant à eux, de ces
majorations.
Ces
restrictions s’appliqueraient rétroactivement
à toutes les pensions en cours de constitution : ainsi un cadre
de 50 ans ayant élevé 5 enfants verrait son espérance réduite à
néant.
Un cadre moyen
ayant élevé 5 enfants verrait sa retraite amputée de 2 100
€ par an, soit 48 000 € sur toute sa vie de retraité.
Cette réforme
toucherait 400 000 cotisants
et rapporterait, à terme,
plusieurs milliards d’économies faites sur les
seules familles
nombreuses.
Qui sont les
familles dont les droits seraient ainsi amputés ?
-
Ceux qui ont fait l’effort
financier d’élever les futurs cotisants des régimes de
retraite ;
-
Ceux dont les espérances de
retraite sont les plus faibles du fait que leurs épouses ont
passé de nombreuses années au foyer à élever les enfants.
L’UFE a calculé que l’espérance
de retraite d’un couple de cadre ayant 5 enfants est inférieure
de 40 % à celle d’un couple n’en ayant élevé qu’un … et ce
chiffre tient compte des bonifications familiales de l’AGIRC !
L’Union des
Familles en Europe se scandalise de ce nivellement par le bas
entre AGIRC et ARCCO. C’est à l’ARCCO de se mettre au niveau de
l’AGIRC et du régime des fonctionnaires et non l’inverse, car il
n’est que justice de permettre à ceux qui élèvent de futurs
cotisants d’avoir une retraite décente et en proportion de leurs
efforts.
Elle lance
aujourd’hui une mobilisation des cadres concernés et
ira défendre les droits
des familles devant les tribunaux si nécessaire. Elle rappelle
que les juristes aujourd’hui membres de l’UFE ont déjà fait
reculer l’AGIRC en 1999 dans des circonstances analogues.
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Raffarin muet sur les familles
communiqué du 5 avril 2004
Ça commence
mal : dans son discours de politique générale, M. Raffarin n’a
pas prononcé une seule fois le mot famille. C’est pourtant une
attente déçue des électeurs de M. Chirac, qui avait promis une
vraie politique familiale.
On sait que les familles ont de plus en plus de
mal financièrement à élever des adolescents et des jeunes
adultes : 1 million d’enfants pauvres (rapport du CERC de
janvier dernier) et 100 000 étudiants en situation de précarité,
22 000 relevant de la pauvreté grave et durable (Chiffres du
Secours Populaire de ce matin).
Or, les familles devront se contenter d’un
semblant de Conférence de la Famille dans quelques semaines où
l’on parlera de tout à propos des adolescents sauf du fait qu’il
est difficile de faire des études le ventre vide.
M. Raffarin a
tonné : « Oui au dialogue ! », l’Union des Familles en Europe le
prend au mot en lui demandant à être reçue par son Ministre de
la Famille pour lui parler des difficultés que les familles
rencontrent sur le terrain. Mais il faut qu’il sache qu’une
association familiale dirigée par de jeunes parents et non
subventionnée par l’état, risque d’exiger une véritable
discussion et des mesures significatives.
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MINISTERE DE LA FAMILLE :
MIEUX VAUT UNE FEMME QUE JACOB !
communiqué du 31 mars 2004
L’Union des Familles en Europe espère pouvoir
se réjouir de l’arrivée au Ministère de la Famille de Marie-Josée ROIG,
une femme fonctionnaire : peut-être défendra-t-elle ses consoeurs à qui
l’on a fait un si mauvais sort cette année… Parallèlement, l’Union des
Familles en Europe n’aura écrasé qu’une larme de crocodile à l’annonce
du remerciement de M. Jacob qui occupait jusque là cette fonction.
Car son bilan est hélas consternant :
-
il a supprimé le droit au
congé parental pour 100 000 familles nombreuses
-
il a fait la sourde oreille
lors du constat du CERC de l’existence d’au moins un million d’enfants
pauvres en France, dont la moitié fait partie de familles de quatre
enfants ou plus
-
il a annoncé très fier la
création de la PAJE avec le lancement d’une soit-disant prime à la
naissance… qui en fait existait déjà
-
il a institué la PAJE dans
l’approximation et c’est ainsi qu’il a fallu intervenir pour que 40 000
mères isolées ne soient pas durement pénalisées
-
il a dépouillé (avec la
complicité d’associations familiales subventionnées par l’Etat) la
branche famille de la sécurité sociale de 1 milliard d’euros au profit
de la branche vieillesse.
-
il n’a pas réagi en voyant
les mères de famille fonctionnaires subir une décote injuste sur leur
retraite pour cause d’arrêt momentané d’activité pour élever des enfants
-
il a laissé, sans broncher,
réduire les droits aux maigres bonifications familiales desdites mères
de famille fonctionnaires,
Etc.
L’Union des Familles en Europe attend de Mme ROIG de
mettre fin aux gesticulations qui tenaient lieu de politique familiale à
Raffarin 2 : comme par exemple la prochaine conférence de la Famille
consacrée aux états-d’âme des adolescents et surtout de leurs
spécialistes ! C’est de la détresse financière des familles dont il faut
s’occuper : jeunes adultes à charge au-delà de 20 ans, pauvreté des
enfants.
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Journée de la Femme :
L’Union des Familles en Europe annonce Fillon lauréat du PRIX
BARBE-BLEUE de la misogynie - Ameline remporte le PRIX TARTUFFE
(communiqué du 6 mars 2004)
Les raisons de cette distinction :
- M. Fillon montre une
solidarité sans faille pour les copains de Régiment : sa
réforme des retraites permet aux personnes ayant commencé à travailler
jeunes de prendre leur retraite avant 60 ans. Mais elle exige qu’elles
justifient 40 années de cotisations. Or le service militaire est
assimilé à une année cotisée alors que les années validées pour enfant
des femmes ne comptent pas ! Résultat brillant : 85 % d’hommes parmi les
15 000 bénéficiaires de la mesure en janvier.
- M. Fillon fait payer
aux femmes les retraites des hommes :
Quand on n’a pas fait de carrière complète, que l’on soit dans le public
ou le privé, grâce à M. Fillon on subit une décote plus qu’injuste (1/2
carrière donnera 1/4 de retraite seulement !).
Qui subit cette
injustice ? à 75 % les femmes… pour avoir pris le temps d’élever les
futurs cotisants ! Qui en profite ? les hommes : c’est ainsi que les
économies sont faites pour pouvoir leur payer des retraites complètes à
60 ans !
- M. Fillon a le
fidèle soutien de M. Jacob, Ministre délégué à la famille : ce dernier
prend les femmes pour des bécasses en leur interdisant de prendre un
congé parental : « c’est mieux pour elles » dit-il paternellement !
(1)
La misogynie d’un homme, on y est hélas habitués. Mais la
misogynie d’une femme est plus dure à supporter.
Nicole Ameline, ministre de la Parité,
n’aime pas faire de longs discours dit-on. Nous lui proposons tout de
même de remplacer son silence assourdissant devant le traitement réservé
aux femmes par son gouvernement, par une petite phrase simple, précise,
honnête et brève comme elle les aime :
« Mesdames, n’ayez pas d’enfant, je
m’occuperai du reste ». Cela permettrait à tout le monde de
comprendre que la Parité est, pour elle, réservée aux femmes sans
enfants. Elle est la
lauréate de notre prix Tartuffe.
L’Union des Familles
en Europe rappelle que là où ce sont principalement les mères de famille
qui sont spoliées, la condition féminine ne peut être qu’en recul.
(1)Pour avoir droit au
congé parental, il faut désormais avoir eu une activité rémunérée de 2
ans dans les 4 ans qui précèdent la naissance du 2e enfant (contre 2 ans
dans les 5 ans avant la loi PAJE de M. Jacob) et de 2 ans dans les 5 ans
pour le 3ème enfant (contre 2 ans dans les 10 ans auparavant)… et on
présente ça comme une avancée !
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Grande victoire de
l’Union des Familles en Europe :
Elle vient d’obtenir
le droit à la formation professionnelle pour les parents au foyer
(communiqué du 3 mars
2004)
Grâce à un
amendement proposé par l’Union des Familles en Europe à Mme Bocandé,
sénatrice, la loi sur la formation professionnelle continue, adoptée
définitivement aujourd’hui par l’Asemblée Nationale, s’étend enfin ( !)
aux parents au foyer ayant interrompu, même plusieurs années, leur
carrière professionnelle pour s’occuper de leurs enfants ou de leurs
ascendants.
Cela concerne majoritairement les 79 % de femmes au
foyer qui ont quitté leur emploi pour s’occuper de leurs enfants, le
plus souvent parce qu’elles ont trois enfants ou plus. Après l’âge de 45
ans, quand les enfants ont grandi, les trois quarts de ces femmes
veulent reprendre un travail professionnel(1). Elles y ont d’autant plus
intérêt que la décote qui s’applique injustement sur les retraites des
carrières incomplètes va les pénaliser en réduisant de façon alarmante
le montant de leur retraite.
Mais après 10 ou 15 ans d’interruption, leur
compétence professionnelle est fortement dépréciée : quand elles veulent
retrouver un emploi rémunéré, ces femmes se voient davantage proposer
des contrats aidés à temps partiel, faiblement rémunérés. Et elles sont
plus nombreuses que les hommes à être chômeuses de longue durée.
Il était donc indispensable de prévoir pour les
parents au foyer le droit à la formation professionnelle continue.
Or, leur cas était systématiquement oublié au point que même le
Président de la République s’en était ému il y a quatre ans :
« Ni
l'Etat ni les partenaires sociaux ne se sont vraiment préoccupés
d'accompagner le parcours difficile des mères qui souhaitent reprendre
un emploi après un temps plus ou moins long d'interruption. »
Rien n’a changé en quatre ans puisque le projet de loi
sur la formation professionnelle continue, négociée par les syndicats et
le patronat, était, une nouvelle fois, muet sur le sujet. Pourquoi ce
silence ?
- parce que les syndicats ne s’occupent que
des personnes qui ont déjà un lien avec l’entreprise, fût-ce par le
chômage.
- parce que les associations familiales
traditionnelles sont majoritairement dirigées par des hommes, retraités
de surcroît.
Quant à elle, l’Union
des Familles en Europe a multiplié les interventions et préparé
l’amendement suivant, repris intégralement par la Sénatrice Mme Bocandé
: « la formation
professionnelle continue vise également à permettre le retour à l’emploi
des personnes qui ont interrompu leur activité professionnelle pour
s’occuper de leurs enfants ou de leurs ascendants ».
L’Union des Familles
eu Europe, toute jeune association familiale née en septembre 2001, mais
déjà forte de plus de 22 000 familles adhérentes s’enorgueillit d’avoir
grandement contribué à cette avancée historique.
Les clefs de son
succès ? L’UFE est dirigée par de jeunes parents, en prise réelle sur la
vie des familles, elle est libre de toute subvention et de toute
appartenance, ce qui lui assure une totale indépendance d’esprit et
d’action.
(1) Dares -juillet 2003
|

L’Union des Familles en Europe avait donné les
résultats du bilan démographique 2003 avant l’INSEE !
Le 12 janvier 2004, l’UFE
annonçait, en avant première, qu’en 2003 il y avait eu 3 000 naissances et
6 000 mariages de moins qu’en 2002
(1) … Elle rappelle aujourd’hui que si la
fécondité des Français est moins faible que celle d’autres pays européens,
nos générations ne se renouvellent plus qu’à 90 % …
Que signifient ces
3 000 naissances de moins ?
Elles
ne signifient pas que la fécondité (2) des femmes a baissé.
Celle-ci est en effet, restée stable à 1,91 enfant par femme, soit le même
chiffre qu’en 2002.
Cette baisse des naissances vient du fait que les
nombreuses femmes nées lors du « baby boom » ont cessé leur vie féconde et
sont remplacées par de plus faibles générations de femmes nées après le
« baby crash ». A fécondité égale, elles ont donc un nombre total
d’enfants plus réduit.
Quelles sont les
conséquences à long terme du nombre insuffisant de naissances ?
La
fécondité 2003 est inférieure au seuil de renouvellement des générations
qui est de 2,1 enfant par femme. Cette situation dure depuis plus de 30
ans : elle a commencé en 1974.
Même si la France est un des pays les mieux placés à cet
égard en Europe, il ne faut pas s’en satisfaire : il y aurait aujourd’hui
1,8 millions d’actifs de plus pour payer nos retraites si les générations
s’étaient renouvelées correctement. Sur la base de ce taux de fécondité à
1,91, les 792 000 bébés nés en 2003 et qui mourront vers
2093 ne seront remplacés – 4 générations plus tard - que par
578 000 nouveaux nés…
Que faudrait-il faire
pour avoir davantage de bébés ?
|
16 % des femmes n’ont
pas d’enfants |
Résultat : 0 enfant |
Pour le remplacement de
la génération, il manque 32 enfants |
Les familles de 4,5 ne compensent pas
les familles sans enfants et les enfants morts avant 20 ans |
|
18 % des femmes ont 1
enfant |
Résultat : 18 enfants |
Manquent 18 enfants |
Les familles de 3
compensent les familles de 1 enfant |
|
37 % des femmes ont 2
enfants |
Résultats : 74 enfants |
Ces couples se
renouvellent exactement |
|
|
21 % des femmes ont 3
enfants |
Résultats : 63 enfants |
21 enfants de plus |
|
|
8 % des femmes ont 4,5
enfants |
Résultats : 36 enfants |
20 enfants de plus |
|
|
Résultat : 191 enfants
pour 200 parents => manque donc 9 enfants + une dizaine en raison de
la mortalité avant 20 ans |
L’ Union des Familles
en Europe insiste sur le fait que les besoins de ces familles nombreuses
sont très différents de ceux des familles plus restreintes : avec un ou
deux enfants, il est encore possible aux deux parents d’avoir une
activité professionnelle.
Avec 3, c’est un parcours
du combattant. Avec 4 et plus, c’est quasiment impossible.
L’Union des Familles en Europe demande que le gouvernement cesse sa
politique de discrimination du parent qui reste au foyer – notamment en
matière de retraite - et définisse des politiques
diversifiées, adaptées à la
variété des choix familiaux.
(1) L’UFE
s’appuyait sur le travail de son expert, Jean Legrand.
|

Monsieur Jacob, les
familles pauvres ont besoin de vous !
Rien
n’est prévu aujourd’hui pour lutter contre la pauvreté des adolescents :
ni les travaux préparatoires de la conférence famille 2004, ni le
programme national d’action contre la pauvreté. Une mesure simple s’impose
pourtant : l’Union des Familles en Europe demande que le RMI soit relevé
de 120 € par adolescent.
Le CERC vient de rappeler qu’un million d’enfants vit sous
le seuil de pauvreté (deux millions, en fait, si on prend le critère
européen de la pauvreté). 19 % vivent dans des familles monoparentales, 47
% dans des familles de 4 enfants et plus. Parmi cette population, le CERC
observe que les adolescents sont les plus touchés par la misère.
Une famille qui élève 4 adolescents et touche le RMI se
situe 34 % au dessous du seuil de pauvreté « français » et 44 % en dessous
du seuil européen.
La pauvreté des familles
nombreuses et de leurs adolescents est complètement taboue. Peut-être
parce que 47 % de ces familles sont immigrées ?
Peut-être aussi parce que la politique familiale a
complètement délaissé les familles nombreuses au point que la frange la
plus modeste d’entre elles a basculé dans la misère ?
Le SMICARD qui élève 4
adolescents ne parvient pas, avec les prestations familiales, à tirer sa
famille au niveau du seuil de pauvreté
(la famille vit 8 % en dessous de ce seuil selon les critères français, 15
% selon les critères Européens … et 33 % en dessous si on utilise
l’échelle d’Oxford qui est plus adaptée (1).
L’unique solution à
la pauvreté ? le politiquement
correct actuel s’obstine à la voir dans le travail professionnel des deux
parents : Laisser seuls 4, 5 ou 6 enfants et adolescents, dans des
quartiers difficiles, pour travailler à plein temps, n’est-ce pas
pourtant s’exposer à mettre un éducateur, un policier et un magistrat
derrière chaque jeune ? Où est l’économie ? Les experts américains l’ont
bien compris : ils estiment que la mère au foyer tient le rôle de « door-keeper ».
En 1998, les experts de l’Union des Familles en Europe
avaient déjà jeté une lumière crue sur ce phénomène de la pauvreté des
enfants et demandé que des mesures soient prises : s’en était suivie une
petite amélioration : Martine AUBRY avait rendu le RMI cumulable avec les
majorations pour âge des prestations familiales et les plafonds de
l’allocation logement avaient été relevés. Depuis, plus rien…
ni les travaux préparatoires de la conférence famille 2004 ni
le programme national d’action contre la pauvreté ne font la moindre
référence à la pauvreté des enfants.
L’Union des Familles en
appelle à la responsabilité du Ministre de la famille et propose son aide
:
-
Le RMI doit être relevé de 120 € par adolescent à charge.
Touchant 220 000 jeunes, cette mesure ne coûterait que 320 millions
d’Euros.
-
La prise en compte du nombre d’enfants pour l’accès aux
services publics (cantines, sport, aide judiciaire, HLM, bourses d’études)
est très insuffisante. Il faut refondre les barèmes. L’Union des Familles
en Europe propose ses experts pour aider tous les responsables politiques
à auditer leurs quotients familiaux (tel
01 34 80 90 84)
(1)
L’échelle INSEE
utilisée par le CERC fait l’objet de vives critiques en France et au
Royaume Uni car elle sous-évalue le coût des enfants. De nombreux experts
lui préfèrent l’échelle «d’Oxford ».
|

Le monde virtuel des
places de crèche ou comment donner de faux espoirs aux parents
La Caisse Nationale
des Allocations Familiales (CNAF) vient d’annoncer qu’elle allait
consacrer 200 millions d'euros au financement de 20.000 places de
crèches nouvelles à l'horizon 2008. Quels espoirs raisonnables peuvent
naître d’une telle déclaration ?
L’EXPERIENCE
DU PASSE :
1994 :
Simone VEIL annonçait la création de 100 000 places sur 5 ans
et débloquait 3 MdF pour les créer. Un tiers de cette somme est restée
dans les caisses faute de communes candidates. Le nombre de places n'a
augmenté que de 6 000 places environ.
juin 2000 :
Ségolène Royal annonçait le déblocage d' 1,5 MdF afin de parvenir à la
création de 60 000 places de crèche nouvelles sur 2 ans.
Or, en trois ans, il n’y eu
que 4 500 places nouvelles de créées (une grosse partie des sommes a
été employée à rénover des places existantes).
Sur 15 ans, le nombre de places de crèche n' a évolué
que très lentement :
|
1985 |
1990 |
1995 |
2000 |
|
128 000 places |
166 000 places |
195 900 places |
201 900 places |
POURQUOI CELA NE MARCHE PAS :
Le
fonctionnement d’une place de crèche collective coûte 643 € par mois et
par enfant aux municipalités.
Les autres
modes de garde, 0 €.
Une ville moyenne qui
voudrait créer 50 places de crèche devra dépenser 386 000 € de plus par
an … soit 1,5 % de pression fiscale en plus !
Pourquoi voulez vous qu’elle crée une crèche ? Quant à une commune
rurale ... le coût est rédhibitoire.
Le gouvernement espère que les entreprises vont prendre
le relais des communes pour créer des places de crèche. Il met en place
pour ce faire un "crédit d'impôt familles" correspondant à 25 % des
sommes engagées.
Le crédit d'impôt familles revient à faire bénéficier les
entreprises d'une aide plus faible encore que celle que les
CAF accordent aux municipalités. Une
entreprise qui veut créer "sa crèche" devra investir par berceau
une somme de départ de 60 000 € (locaux, aménagements,
etc.) et y ajouter un coût de fonctionnement de 10
500 € par an par enfant... ça fait cher d’employer une jeune
mère.. ou un jeune père…
L’Union des Familles en Europe demande que les
caisses d'allocations familiales assument la totalité des coûts de
création et de fonctionnement des crèches, hors la part des familles.
|

En cas d’accident,
demandez une césarienne
La Cour de cassation
vient de condamner le chauffard ayant provoqué la mort d’un fœtus qu’on
a dû arracher au ventre de sa mère et qui est décédé dans l’heure. S’il
était mort in utéro, le conducteur n’aurait pas été puni …
… la Cour de
Cassation démontre par l’absurde l’importance de l’amendement Garraud à
l’heure où le Sénat envisage de le supprimer.
Une
femme enceinte de huit mois avait été grièvement blessée dans un
accident de la circulation. Après une césarienne le jour même, elle a
mis au monde un enfant décédé une heure plus tard des suites des lésions
causées par l’accident. Par un arrêt du 2 décembre 2003, la Cour de
cassation a condamné l’auteur de l’accident et l’a déclaré coupable
d’homicide involontaire.
Est-ce à dire que pour voir reconnu son préjudice, une
femme enceinte accidentée ou molestée a intérêt à demander une
césarienne plutôt que d’attendre une naissance spontanée ?
Non. La Cour de Cassation tente par tous les moyens de
faire réagir le législateur : sous l’ancien Code Pénal, les tribunaux
déclaraient coupable d’homicide involontaire le chauffard ayant provoqué
la mort in utéro d’un fœtus. Mais en 1999, la Cour de Cassation a estimé
que le Nouveau Code Pénal, adopté en 1994, ne lui permettait pas de
maintenir sa jurisprudence. Elle déplore ce changement au point que,
dans son rapport de 2001, elle a demandé au législateur de voter une loi
lui permettant de reprendre cette jurisprudence.
Ce nouvel arrêt est un moyen de plus pour la haute
Juridiction de démontrer au Parlement combien le droit actuel est
absurde et inique.
L’Union des Familles en Europe considère que les derniers
débats autour de l’amendement Garraud n’ont pas permis de prendre en
compte le préjudice subi par les futurs parents. Attendre un enfant
représente un investissement psychologique important pour les parents,
et un investissement physique considérable pour la maman. Il serait tout
à fait injuste de faire comme si tout cela n’existait pas : le droit des
femmes qui ne veulent pas être enceintes ne doit pas porter préjudice au
droit des femmes qui sont heureuses de l’être.
La volonté du législateur de préserver le droit à
l’avortement et d’assurer des conditions de travail acceptables pour les
médecins ne saurait expliquer le mépris des souffrances endurées par les
futurs parents dans de telles circonstances.
L’Union des Familles
en Europe attend des sénateurs qu’ils permettent aux tribunaux de faire
justice aux futurs parents.
|

3 000 naissances et
6 000 mariages de moins en 2003 …10 000 décès de plus
Un mois avant les
« résultats provisoires corrigés » de l’INSEE et 11 mois avant ses
« résultats définitifs », l’Union des Familles en Europe est en mesure
d’estimer le bilan démographique 2003 en s’appuyant sur le travail de
Jean Legrand, expert reconnu (1).
En 2003, la France a
ouvert ses berceaux à 792 000 bébés, ses mairies à 280 000 couples et
ses cimetières à 557 000 cercueils.
Que
signifient ces 3 000 naissances de moins ?
Elles ne signifient pas que
la fécondité des femmes a baissé (2). Celle-ci est en effet, restée
stable à 1,91 enfant par femme, soit le même chiffre qu’en 2002. Cette
baisse des naissances vient du fait que les nombreuses femmes nées lors
du « baby boom » ont cessé leur vie féconde et sont remplacées par de
plus faibles générations de femmes nées après le « baby crash ». A
fécondité égale, elles ont donc un nombre total d’enfant plus réduit.
Que
signifient les 6 000 mariages de moins ?
Probablement pas grand chose. Ils viennent de ce que, mécaniquement, les
générations creuses de 1975 arrivent en âge de se marier.
Quant aux 10 000 décès de plus,
on peut les rapporter aux
15 000 morts de
la canicule pour en déduire que 5 000 personnes
seraient mortes avant la fin de l’année.
Quelles sont les conséquences à long terme du nombre insuffisant de
naissances ?
La fécondité 2003 est
inférieure au seuil de renouvellement des générations qui est de 2,1
enfant par femme. Cette situation dure depuis plus de 30 ans : elle a
commencé en 1974.
Même si la France est un
des pays les mieux placés à cet égard en Europe, il ne faut pas s’en
satisfaire : il y aurait aujourd’hui 1,8 millions d’actifs de plus pour
payer nos retraites si les générations s’étaient renouvelées
correctement. Sur la base de ce taux de fécondité à 1,91, les 792 000
bébés nés en 2003 et qui mourront vers 2093 ne seront remplacés – 4
générations plus tard - que par 578 000 nouveaux nés…
Que
faudrait-il faire pour avoir davantage de bébés ?
Sachant que 52 % des enfants sont issus de familles nombreuses,
notre déficit de naissance vient du trop faible nombre de ces familles.
En effet pour que le père et la mère soient remplacés, il faut 2
enfants. Partant de cette base :
|
16 % des femmes n’ont
pas d’enfants |
Résultat : 0 enfant |
Pour le remplacement de
la génération, il manque 32 enfants |
Les familles de 4,5
ne compensent pas les familles sans enfants et les enfants morts
avant 20 ans |
|
18 % des femmes ont 1
enfant |
Résultat : 18 enfants |
Manquent 18 enfants |
Les familles de 3
compensent les familles de 1 enfant |
|
37 % des femmes ont 2
enfants |
Résultats : 74 enfants |
Ces couples se
renouvellent exactement |
|
|
21 % des femmes ont 3
enfants |
Résultats : 63 enfants |
21 enfants de plus |
|
|
8 % des femmes ont 4,5
enfants |
Résultats : 36 enfants |
20 enfants de plus |
|
|
Résultat : 191 enfants
pour 200 parents => manque donc 9 enfants + une dizaine en raison de
la mortalité avant 20 ans |
L’ Union des Familles en
Europe rappelle que les besoins de ces familles nombreuses sont très
différents de ceux des familles plus restreintes : avec un ou deux
enfants, il est encore possible aux femmes d’avoir une activité
professionnelle. Avec 3,
c’est un parcours du combattant. Avec 4 et plus, c’est
quasiment impossible. Il est donc
urgent que le gouvernement cesse son extermination
des femmes au foyer et définisse des politiques
diversifiées, adaptées à la
variété des choix familiaux.
Quelle est la fiabilité
des estimations données par l’ Union des Familles en Europe ?
Chaque année depuis 25 ans,
Jean Legrand publie son bilan démographique un mois avant celui de
l’INSEE. Il se base sur des questionnaires qu’il adresse à 140 villes
françaises. La fiabilité de ses estimations est généralement supérieure
aux évaluations provisoires de l’INSEE En 2002 par exemple, il avait
annoncé 793000 naissances alors que l’INSEE les évaluait à 796 000 en
février 2003. Le bilan définitif de l’INSEE donne raison à J. Legrand
avec 793 000 naissances seulement.
(1) Co-auteur de « La France ridée »
CHAUNU/DUMONT/LEGRAND/SAUVY
|

2
ans de patience ou comment vite se débarrasser d’un conjoint obsolète
Le Sénat examine
les 7 et le 8 janvier prochain un projet de Loi instituant le
divorce-répudiation appelé pudiquement « divorce pour rupture
irrémédiable du lien conjugal » pour remplacer l’ancien divorce pour
rupture de la vie commune.
Pour divorcer, il fallait jusqu’à maintenant soit
divorcer par consentement mutuel, soit pour faute de son conjoint,
soit attendre six ans de rupture de la vie commune pour contraindre un
époux à divorcer en l’absence de faute et sans son accord. Avec ce
nouveau divorce, ce n’est plus six ans mais seulement deux ans qui
seront exigés désormais.
L’Union des Familles
en Europe estime qu’en se voulant « adapté aux évolutions
sociologiques de ces dernières décennies », ce nouveau divorce
dépouille les conjoints de la protection qu’ils ont cherché à avoir en
décidant, volontairement,
de légaliser leur union.
Cette protection offerte par le mariage est d’autant
plus sévèrement affaiblie que le projet prévoit de supprimer le
«devoir de secours» entre époux, qui subsistait dans ce type de
divorce . En effet, en cas de disparité financière entre eux, la loi
ne permet plus le versement d’une pension alimentaire pour le conjoint
répudié mais se contente de prévoir le versement d’une prestation
compensatoire sous forme de capital ou réparti sur huit ans maximum.
Or il arrive que dans ces couples, l’un des époux a eu
peu ou pas de carrière professionnelle en raison de la survenue
d’enfants ou bien du soutien à la carrière professionnelle de l’autre
conjoint, en le suivant à l’étranger par exemple. Et dans ce cas,
seule une rente à vie peut lui permettre de vieillir dans des
conditions décentes, en l’absence d’un nouveau mariage ou concubinage.
Si la rente à vie heurte la modernité de nos hommes
politiques, une autre solution réside en la mise en commun des droits
à la retraite dans la communauté légale des époux. C’est ce qui est en
vigueur en Allemagne, par exemple.
Gageons que cette forme de divorce qui représentait à
peine 1,5 % des procédures va connaître un grand succès tant elle
facilite l’action de celui qui souhaite se débarrasser d’un conjoint
jugé obsolète.
L’Union
des Familles en Europe rejette clairement ce divorce-répudiation qui
ramène le contrat de mariage à une sorte de contrat de concubinage à
durée minimum, parce qu’il met notamment l’époux le plus faible dans
une situation financière précaire.
|

PROVOCATION
PORNOGRAPHIQUE
OU INCONSCIENCE DE
M. AILLAGON, ministre de la culture ?
Nota : Trois mois après notre cri
d'alarme, le Conseil d'Etat, saisi par l'association "Promouvoir" a
annulé le visa "moins de 16 ans" de ce film et a estimé qu'un visa
"mois de 18 ans s'imposait"
En
accordant le 6 octobre 2003 un visa d’exploitation assorti uniquement
d’une interdiction de représentation aux mineurs de moins de 16 ans au
très sulfureux film KEN PARK, le Ministre confirme l’action
incohérente du Gouvernement.
On ne peut à la fois s’indigner des « tournantes »
perpétrées par des mineurs sur des jeunes-filles qu’ils cherchent à
avilir et autoriser des enfants de 16 ans à voir un film interdit aux
mineurs dans la plupart des pays : par exemple l’Italie où un grand
quotidien écrit à son propos qu’il est : « difficile de distinguer
entre la recherche artistique et l’obsession presque pathologique »,
voir la « pédophilie artistique ». KEN PARK a également vu sa
présentation annulée au 50e festival de Sydney. La censure
australienne a en effet décrété l'interdiction pure et simple de la
projection pour cause d'abus sexuel sur mineur.
Scènes explicites de fellation, cunninlingus, onanisme
et auto-strangulation sado-masochiste, est-ce là le menu qui convient
aux choix éducatifs de M. Aillagon pour des mineurs ?
Le Ministre a pourtant été alerté par le Rapport
KRIEGEL
sur les effets de ces images sur les adolescents : « La pornographie
impose plus gravement que les mots une certaines image de la
sexualité » indique-t-il, « Le viol récent d’une jeune fille, par un
groupe d’adolescents à peine plus âgés qu’elle et expérimentés, en
témoigne et leurs explications sont confondantes : « On pensait que
cela se passait comme ça, qu’elle aimait ça ».
L’UNION DES FAMILLES EN
EUROPE demande sans délai l’interdiction de ce film aux moins de
dix-huit ans. A défaut, elle tiendra pour responsable ce Gouvernement
de la PORNO-GENERATION qu’il encourage.
|

Machisme des
socialistes et réforme des retraites
Le Conseil constitutionnel vient de rejeter
le recours formé par les députés et sénateurs socialistes contre la
réforme des retraites. En effet, les arguments invoqués
relevaient du plus pur machisme, agrémenté d’une grande incompétence.
Pour tenter de convaincre le
Conseil Constitutionnel de l’inconstitutionnalité de la réforme des
retraites, les députés et sénateurs socialistes :
 |
ont
prétendu que le fait d’accorder une bonification d’un an
|
de
cotisation par enfant élevé aux fonctionnaires – hommes
ou femmes –
serait contraire à l’égalité hommes / femmes car
cela
contraindrait les femmes à rester au foyer.
A cet argument atterrant, le Conseil répond «qu'il
appartenait au législateur de prendre en compte les inégalités de fait
dont les femmes ont jusqu'à présent été l'objet ; qu'en particulier,
elles ont interrompu leur activité professionnelle bien davantage que
les hommes afin d'assurer l'éducation de leurs enfants ; qu'ainsi, en
2001, leur durée moyenne d'assurance était inférieure de onze années à
celle des hommes ; que les pensions des femmes demeurent en moyenne
inférieures de plus du tiers à celles des hommes ; qu'en raison de
l'intérêt général qui s'attache à la prise en compte de cette
situation (…) le législateur pouvait maintenir, en les aménageant, des
dispositions destinées à compenser des inégalités normalement appelées
à disparaître ».
On ne saurait mieux dire.
 |
en
revanche, les socialistes n’ont pas dit un mot contre la décote |
(réduction
à terme des pensions de 5 % par année
manquante
pour les fonctionnaire
s qui ont eu
une carrière incomplète). Cette disposition va
pénaliser 65
% des femmes environ contre seulement 15 % des hommes.
S’il est
une discrimination hommes / femmes, elle est bien là
et l’Union
des Familles en Europe, comme les associations
féministes
et les syndicats l’avaient clairement dénoncée.
Faut-il expliquer pareille
omission par le fait que sur les 219 députés et sénateurs
socialistes qui ont saisi le conseil Constitutionnel, on ne trouve que
23 femmes ? Ou sur l’incompétence de leurs services à qui l’Union des
Familles en Europe avait vainement proposé de son expertise ?
Que
les femmes fonctionnaire se rassurent : la décote nouvellement
instaurée est contraire à la directive Européenne sur l’égalité hommes
/ femmes en ce qu’elle instaure une discrimination indirecte. L’Union
des Familles en Europe a pris des dispositions pour saisir rapidement
les tribunaux compétents.
|

La réforme de l’aide
juridictionnelle déférée devant le Conseil d’Etat
L’Union des Familles en Europe vient de
déposer un recours pour excès de pouvoir contre le décret du 2 avril
2003 réformant les plafonds d’accès à l’aide juridictionnelle : elle
reproche à ces plafonds de ne pas suffisamment tenir compte des
charges de famille des justiciables.
L’aide juridictionnelle assure la gratuité des frais
d’avocat et de justice pour les contribuables les plus modestes.
Les pays Européens sont tenus par la Déclaration
Européenne des Droits de l’Homme de mettre en place cette aide
juridictionnelle afin d’offrir à chaque citoyen, même pauvre, le
« droit à un procès équitable ».
Depuis plusieurs années, les modalités d’accès à l’aide
juridictionnelle sont vivement critiqués notamment par les avocats. En
2001, le Garde des Sceaux avait commandé un rapport (le rapport
Bouchet) dont les conclusions étaient très claires : les plafonds
d’accès tenaient très mal compte des charges de famille :
o
Un justiciable
célibataire pouvait, en effet, avoir accès à l’aide juridique s’il
justifiait de ressources égales à 816 € /mois.
o
Mais un couple
avec 4 enfants n’y avait droit que s’il justifiait d’un revenu
inférieur à 1281 € soit à peine 1,6 fois supérieur.
Or, avec 1281 € par mois, une famille de 4 enfants n’a
pas un niveau de vie de 816 € comme le célibataire mais de 441 € !
La commission Bouchet proposait donc de multiplier ce
plafond par 2,9 pour le porter à 2 366 € . C’est le coefficient de
multiplication appliqué pour la CMU, le RMI et la plupart des
prestations ou services destinés aux citoyens les plus pauvres. Mme
LEBRANCHU, garde des sceaux du précédent gouvernement avait fait
adopter un projet de loi en ce sens par le conseil des ministres. Il
n’a pas pu être voté à cause du changement de majorité.
Dominique PERBEN a repris l’ouvrage mais au lieu de
relever les plafonds de façon équitable, il s’est contenté d’une toute
petite majoration du plafond de la 2ième et de la 3ième
personne à charge. Pour le père de famille de 4 enfants, le
coefficient de multiplication passe de 1,6 à 1,7 seulement !
L’Union des Familles en Europe n’accepte pas que
les économies du gouvernement soient systématiquement faites sur le
dos des familles nombreuses, surtout des plus modestes. Elle vient de
donc, au nom de l’égalité des citoyens et du droit au procès
équitable, de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.
|

Baisse des impôts : réponse à Pierre Méhaignerie
Pierre Méhaignerie veut rendre plus « juste » la baisse des impôts
: c’est possible en réformant la décote fiscale et le plafonnement du
quotient familial
Jacques CHIRAC s’était engagé pendant la campagne électorale à
baisser l’impôt sur le revenu. 1,5 milliard d’€ doit être consacré
l’an prochain à la réalisation de cet objectif. Pierre Méhaignerie
souhaite qu’une partie de cette somme soit consacrée à l’augmentation
de la prime pour l’emploi afin de rendre cette baisse plus équitable.
L’Union des Familles ne partage pas l’objectif d’une baisse de
l’impôt sur le revenu car c’est le seul impôt qui tienne compte des
charges de familles et que sa place au sein de toutes les taxations
est très faible (5,9 % des prélèvements obligatoires en France contre
10,9 % dans l’ensemble de la Communauté Européenne).
Toutefois, si baisse il doit y avoir, l’UFE partage la volonté de
Pierre Méhaignerie de la rendre sélective : deux mesures de justice
peuvent être prises, mesures qui, l’une comme l’autre, faisaient
partie de la corbeille de mariée de la Droite lorsqu’elle était dans
l’opposition :
· La décote fiscale sur les très bas revenus doit être étendue aux
couples mariés et aux familles avec enfants : c’était l’engagement du
Plan Juppé de 1995. Cette décote est un cadeau fait aux smicards
célibataires mais refusé à ceux qui vivent en couple ou aux familles
dont le niveau de vie est égal au SMIC
· Le plafonnement du quotient familial doit être abrogé car, à
l’autre bout de la chaîne il taxe davantage les couples aisés avec
enfants que les couples aussi aisés qui n’ont pas d’enfants.
L’abrogation de ce plafonnement, accentué par Jospin en 1999 figura,
lui aussi, parmi les promesses des parlementaires de droite.
Les promesses du candidat Chirac en ce qui concerne la création
d’une allocation de libre choix pour la garde des jeunes enfants n’ont
pas été respectées. L’Union des Familles en Europe veut encore croire
aux promesses en matière de fiscalité.
|

Le Conseil d’Etat
donne un coup de pied dans le marigot des associations familiales
conservatrices
En annulant la révocation d’une représentante des
associations familiales du Conseil Economique et Social, démise parce
qu’elle refusait subordination et compromis, l’Assemblée Plénière du
Conseil d’Etat affirme la noblesse et l’indépendance de cette haute
fonction de l’Etat.
Par un important arrêt d’Assemblée Plénière, le Conseil
d’Etat s’est prononcé vendredi 4 juillet sur la nature du mandat de
membre du Conseil Economique et Social : il affirme que les membres du
Conseil ne sont pas les représentants des organismes qui les nomment et
qu’ils ne sont pas révocables, s’ils ont cessé de leur plaire.
Le Conseil Economique et Social est constitué de 240
membres nommés pour 5 ans sur proposition des différents représentants
de la « société civile ». Troisième chambre constitutionnelle, il a pour
fonction de conseiller les pouvoirs publics.
En 2001, Dominique MARCILHACY, représentante des
associations familiales, avait été démise de son mandat car l’Union
Nationale des Associations Familiales (UNAF) lui reprochait d’avoir,
sans son accord, dénoncé à la tribune les injustices dont les familles
sont victimes en matière de retraite et d’allocations familiales.
Cette attitude était insupportable aux institutionnels de
l’UNAF qui ont pour habitude d’avaler toutes les couleuvres subies par
les familles, pourvu qu’on ne remette pas en cause les avantages de cet
organisme : subventions, représentations dans des endroits prestigieux,
légions d’honneur ….
L’UNAF a donc suscité le débarquement de Dominique MARCILHACY et son
remplacement par quelqu’un de plus malléable.
C’est ce que vient d’annuler le Conseil d’Etat : La République n’est pas
à vendre.
Au delà du
contexte navrant des associations familiales conservatrices et de
l’UNAF, malade d’être née sous l’Etat Français en 1942, cette décision
de principe du Conseil d’Etat vient conforter le rôle éminent du Conseil
Economique et Social.
Elle proclame en effet que :
-
l’accession au Conseil n’est pas une gratification qu’on
réserve aux plus dociles et dont on peut les priver s’ils sont
insoumis ;
-
les conseillers sont indépendants et ne sont pas chargés
de représenter les institutionnels qui les désignent. Ils ont pour rôle
de défendre des catégories de citoyens : les familles, les salariés, les
patrons, les agriculteurs, etc …
Le retour au Conseil Economique et Social de Dominique
MARCILHACY, jeune mère de 5 enfants, spécialiste de politique familiale,
est une bonne nouvelle pour les familles. L’Union des Familles en Europe
dont elle est membre fondateur et porte-parole sait que les familles
peuvent compter sur elle.
|

Machisme des
socialistes et réforme des retraites
Le Conseil constitutionnel vient de rejeter
le recours formé par les députés et sénateurs socialistes contre la
réforme des retraites. En effet, les arguments invoqués relevaient du
plus pur machisme, agrémenté d’une grande incompétence.
Pour tenter de convaincre le
Conseil Constitutionnel de l’inconstitutionnalité de la réforme des
retraites, les députés et sénateurs socialistes :
 |
ont
prétendu que le fait d’accorder une bonification d’un an
|
de
cotisation par enfant élevé aux fonctionnaires – hommes
ou femmes –
serait contraire à l’égalité hommes / femmes car
cela
contraindrait les femmes à rester au foyer.
A cet argument atterrant, le Conseil répond «qu'il
appartenait au législateur de prendre en compte les inégalités de fait
dont les femmes ont jusqu'à présent été l'objet ; qu'en particulier,
elles ont interrompu leur activité professionnelle bien davantage que
les hommes afin d'assurer l'éducation de leurs enfants ; qu'ainsi, en
2001, leur durée moyenne d'assurance était inférieure de onze années à
celle des hommes ; que les pensions des femmes demeurent en moyenne
inférieures de plus du tiers à celles des hommes ; qu'en raison de
l'intérêt général qui s'attache à la prise en compte de cette
situation (…) le législateur pouvait maintenir, en les aménageant, des
dispositions destinées à compenser des inégalités normalement appelées
à disparaître ».
On ne saurait mieux dire.
 |
en
revanche, les socialistes n’ont pas dit un mot contre la décote |
(réduction
à terme des pensions de 5 % par année
manquante
pour les fonctionnaire
s qui ont eu
une carrière incomplète). Cette disposition va
pénaliser 65
% des femmes environ contre seulement 15 % des hommes.
S’il
est une discrimination hommes / femmes, elle est bien là
et l’Union
des Familles en Europe, comme les associations
féministes
et les syndicats l’avaient clairement dénoncée.
Faut-il expliquer pareille
omission par le fait que sur les 219 députés et sénateurs socialistes
qui ont saisi le conseil Constitutionnel, on ne trouve que 23 femmes ?
Ou sur l’incompétence de leurs services à qui l’Union des Familles en
Europe avait vainement proposé de son expertise ?
Que
les femmes fonctionnaire se rassurent : la décote nouvellement
instaurée est contraire à la directive Européenne sur l’égalité hommes
/ femmes en ce qu’elle instaure une discrimination indirecte. L’Union
des Familles en Europe a pris des dispositions pour saisir rapidement
les tribunaux compétents.
|

La réforme de l’aide
juridictionnelle déférée devant le Conseil d’Etat
L’Union des Familles en Europe vient de
déposer un recours pour excès de pouvoir contre le décret du 2 avril
2003 réformant les plafonds d’accès à l’aide juridictionnelle : elle
reproche à ces plafonds de ne pas suffisamment tenir compte des
charges de famille des justiciables.
L’aide juridictionnelle assure la gratuité des frais
d’avocat et de justice pour les contribuables les plus modestes.
Les pays Européens sont tenus par la Déclaration
Européenne des Droits de l’Homme de mettre en place cette aide
juridictionnelle afin d’offrir à chaque citoyen, même pauvre, le
« droit à un procès équitable ».
Depuis plusieurs années, les modalités d’accès à l’aide
juridictionnelle sont vivement critiqués notamment par les avocats. En
2001, le Garde des Sceaux avait commandé un rapport (le rapport
Bouchet) dont les conclusions étaient très claires : les plafonds
d’accès tenaient très mal compte des charges de famille :
o
Un justiciable
célibataire pouvait, en effet, avoir accès à l’aide juridique s’il
justifiait de ressources égales à 816 € /mois.
o
Mais un couple
avec 4 enfants n’y avait droit que s’il justifiait d’un revenu
inférieur à 1281 € soit à peine 1,6 fois supérieur.
Or, avec 1281 € par mois, une famille de 4 enfants n’a
pas un niveau de vie de 816 € comme le célibataire mais de 441 € !
La commission Bouchet proposait donc de multiplier ce
plafond par 2,9 pour le porter à 2 366 € . C’est le coefficient de
multiplication appliqué pour la CMU, le RMI et la plupart des
prestations ou services destinés aux citoyens les plus pauvres. Mme
LEBRANCHU, garde des sceaux du précédent gouvernement avait fait
adopter un projet de loi en ce sens par le conseil des ministres. Il
n’a pas pu être voté à cause du changement de majorité.
Dominique PERBEN a repris l’ouvrage mais au lieu de
relever les plafonds de façon équitable, il s’est contenté d’une toute
petite majoration du plafond de la 2ième et de la 3ième
personne à charge. Pour le père de famille de 4 enfants, le
coefficient de multiplication passe de 1,6 à 1,7 seulement !
L’Union des Familles en Europe n’accepte pas que
les économies du gouvernement soient systématiquement faites sur le
dos des familles nombreuses, surtout des plus modestes. Elle vient de
donc, au nom de l’égalité des citoyens et du droit au procès
équitable, de porter l’affaire devant le Conseil d’Etat.
|

Baisse des impôts : réponse à Pierre Méhaignerie
Pierre Méhaignerie veut rendre plus « juste » la baisse des impôts
: c’est possible en réformant la décote fiscale et le plafonnement du
quotient familial
Jacques CHIRAC s’était engagé pendant la campagne électorale à
baisser l’impôt sur le revenu. 1,5 milliard d’€ doit être consacré
l’an prochain à la réalisation de cet objectif. Pierre Méhaignerie
souhaite qu’une partie de cette somme soit consacrée à l’augmentation
de la prime pour l’emploi afin de rendre cette baisse plus équitable.
L’Union des Familles ne partage pas l’objectif d’une baisse de
l’impôt sur le revenu car c’est le seul impôt qui tienne compte des
charges de familles et que sa place au sein de toutes les taxations
est très faible (5,9 % des prélèvements obligatoires en France contre
10,9 % dans l’ensemble de la Communauté Européenne).
Toutefois, si baisse il doit y avoir, l’UFE partage la volonté de
Pierre Méhaignerie de la rendre sélective : deux mesures de justice
peuvent être prises, mesures qui, l’une comme l’autre, faisaient
partie de la corbeille de mariée de la Droite lorsqu’elle était dans
l’opposition :
· La décote fiscale sur les très bas revenus doit être étendue aux
couples mariés et aux familles avec enfants : c’était l’engagement du
Plan Juppé de 1995. Cette décote est un cadeau fait aux smicards
célibataires mais refusé à ceux qui vivent en couple ou aux familles
dont le niveau de vie est égal au SMIC
· Le plafonnement du quotient familial doit être abrogé car, à
l’autre bout de la chaîne il taxe davantage les couples aisés avec
enfants que les couples aussi aisés qui n’ont pas d’enfants.
L’abrogation de ce plafonnement, accentué par Jospin en 1999 figura,
lui aussi, parmi les promesses des parlementaires de droite.
Les promesses du candidat Chirac en ce qui concerne la création
d’une allocation de libre choix pour la garde des jeunes enfants n’ont
pas été respectées. L’Union des Familles en Europe veut encore croire
aux promesses en matière de fiscalité.
|

Les femmes fonctionnaires vont faire les
frais de la réforme des retraites
Les fonctionnaires qui n’ont pas une carrière
complète vont voir leur retraite amputée d’une décote. Un mécanisme
injuste qui va toucher les femmes mères de famille et épargner les hommes
.
Il est normal qu’une personne qui a cotisé ½ carrière ait
droit à ½ retraite. C’est le système en vigueur actuellement dans la
Fonction Publique.
Chez les salariés du privé, il en va différemment : une
personne qui a cotisé ½ carrière n’a pas droit à ½ retraite mais à ¼
seulement. C’est l’effet de la décote. L’idée est de pénaliser ceux qui
ont une carrière incomplète.
Qui est pénalisé par ce mécanisme arbitraire ? 61 % des
femmes et seulement 15 % des hommes. Et quelles sont ces femmes dont la
carrière est incomplète ? Celles qui se sont arrêtées de travailler pour
s’occuper de leurs enfants… Les deux
années gratuites par enfant offertes pour le régime général
(une année pour les fonctionnaires) ne
suffisent pas – les chiffres sont là -
pour combler les pertes liées à
ces interruptions.
Pour réaliser les – nécessaires - économies sur le régime
général des fonctionnaires, le gouvernement veut étendre la décote aux
fonctionnaires. En clair, taxer les femmes fonctionnaires mères de
famille, comme le sont déjà les salariées. On sait, en effet, qu’une très
forte proportion de femmes fonctionnaires ont eu une carrière incomplète.
Faut-il étendre aux femmes fonctionnaires les injustices
dont sont victimes les femmes salariées ? L’UFE s’y opposera avec
détermination, quitte à faire appel à la justice Européenne : en effet,
c’est là clairement une discrimination « indirecte » (c’est à dire une
disposition apparemment neutre qui affecte, en fait, une proportion
nettement plus élevée de personnes d’un sexe). Or, cette discrimination
est contraire aux articles 2, 3 et 141 du Traité d’Amsterdam qui posent le
principe de l’égalité entre les hommes et les femmes.
Le Gouvernement Raffarin dit qu’il fait une grande
politique familiale. Il en veut pour preuve qu’il ne touchera pas aux
bonifications familiales des retraites…
L’Union des Familles en
Europe demande au gouvernement de cesser de faire ses économies sur le dos
des mères de famille.
|

ON TROMPE LES FAMILLES
ON TROMPE LES FAMILLES
avec la PRIME A LA MATERNITE. Ces 800 euros ne sont rien
d’autre que les 5 mensualités de 160 euros d’Allocation pour Jeune Enfant
(APJE) que touchaient déjà les familles et qui vont être supprimés.
ON TROMPE LES FAMILLES
en faisant croire que l’APJE n’était versée qu’à 60 % d’entre elles et que
la nouvelle allocation va profiter à 80 % d’entre elles.
Selon la Cour des Comptes, 76 % des familles
ont déjà l’APJE et non 60 % !
ON TROMPE LES FAMILLES
en disant qu’on élargit le congé parental. C’est vrai pour
les familles de 1 enfant et encore, pendant SIX MOIS seulement !
C’est FAUX pour les 100 000 familles de deux enfants et
plus qui vont perdre cette allocation car on durcit les conditions
d’obtention.
ON TROMPE LES FAMILLES
en déclarant que le complément d’allocation sera universel.
En réalité 350 000 femmes au foyer en seront privées
car elles n’ont pas eu d’activité professionnelle suffisante avant la
naissance de leur bébé.
ON TROMPE LES FAMILLES
en annonçant 1,2 milliard d’euros de dépenses en plus. En
réalité, il n’y aura a priori pas plus de 700 millions.
L’UNION DES FAMILLES EN EUROPE évalue le taux de
mensonge du Gouvernement Raffarin pour l’année 2003 à 36 %.
Il est dans la moyenne basse des mensonges entendus aux Conférences de la
Famille depuis 5 ans.
|

|
Fausse bonne nouvelle
pour les familles ?
communiqué de presse du 28 avril 2003
Les deux mesures phares de la Conférence de la Famille seraient la
création d’une prime à la naissance de 800 € et une allocation de 340 €
pour les mères d’un enfant qui s’arrêtent de travailler. L’UFE veut
croire encore à une fausse rumeur.
JP Raffarin avait déclaré « L’allocation unique d’accueil
du jeune enfant sera accordée, que la mère travaille ou pas, pour
garantir son libre choix ». (discours de
politique générale)
Promesse non tenue :
 |
La création
d’une prime à la naissance de 800 euros serait une bonne mesure si
elle était accordée SANS condition de ressources à toutes les mères.
Rappelons qu’aujourd’hui les familles touchent déjà sous conditions de
ressources 159 euros par mois pendant cinq mois soit 795 euros !
(Allocation pour jeune enfant)
|
 |
L’allocation Parentale de 340 € pour les mères qui
arrêtent de travailler à la naissance de leur premier enfant ne répond
pas à la promesse de RAFFARIN : en effet, elle serait subordonnée à
l’interruption d’une activité professionnelle de sorte que les 20 % de
femmes sans travail avant la naissance en seraient privées. Et
d’ailleurs, avec un si faible montant, l’UFE doute que beaucoup de
parents soient intéressés ! |
 |
Enfin, ces
deux mesures n’apportent aucun changement pour les 225 000 parents de
2 enfants ou plus qui ont choisi de rester au foyer pour s’occuper
d’un enfant de moins de trois ans et qui sont exclus de l’allocation
parentale d’éducation (493 euros par mois) parce qu’on exige d’eux
qu’ils aient travaillé au moins deux ans avant de mettre au monde leur
bébé. Ce sont en majorité les mères, bien sûr, qui choisissent de
rester à la maison, pour 53 % de modestes ouvrières, pour 27 % de
modestes employées ou de professions intermédiaires… Elles ont eu leur
enfant trop tôt pour remplir les exigences de l’APE, elles ont
beaucoup de mal à trouver un emploi stable. On dit même que les
conditions d’activité professionnelles antérieures seraient durcies,
de sorte qu’encore plus de femmes seraient privées d’APE !!!
20 000 places
de crèches nouvelles seraient créées ? Ségolène Royal en avait annoncé
60 000 en 2000 et 4 500 seulement ont été réalisées … |
L’Union des
Familles en Europe réclame qu’on ne se moque pas des jeunes familles par
des effets d’annonce.
Elle reste déterminée à obtenir qu’on respecte la
liberté de choix de ces jeunes familles qui veulent s’occuper elles-mêmes
de leurs tout-petits.
|

Le divorce simplifié ? C’est sur les
enfants que ça retombe !
Aujourd’hui, 39 % des mariages se
terminent par un divorce (1), un chiffre encore jamais atteint en France.
De ce fait, 26 % des adolescents vivent dans des familles séparées.
Le
divorce fait des ravages sur la santé des jeunes (2):
q
17 % des jeunes de
foyers dissociés ont déjà pensé au suicide contre 9 % pour les autres
q
40 % des ados de
foyers dissociés consomment régulièrement du cannabis contre 25 % pour les
autres
q
42 % des ados
vivant dans des familles dissociées ont déjà été ivres, contre 25 % pour
ceux dont les deux parents sont ensemble.
Le divorce pèse aussi lourdement sur
leur scolarité (3) :
q
Les enfants
d’employés sont 16 % seulement à accéder au bac si leurs parents se sont
séparés contre 35 % s’ils sont restés ensemble.
q
Les enfants
d’ouvriers sont 50 % à quitter le système scolaire sans aucun diplôme si
les parents sont séparés contre 37 % dans le cas contraire.
q
45 % des enfants
de cadres obtiendront un second cycle universitaire si leurs parents sont
ensemble contre 25 % s’ils se sont séparés.
Souffriront-ils
moins si tout se passe vite ?
Non !
L’Union des Familles en Europe est très
attachée à l’intervention d’un juge pour contrôler que les « arrangements
à l’amiable » ne soient pas, dans les faits, la soumission du conjoint le
plus faible.
Les experts, psychologues, avocats,
magistrats s’accordent pour dire que les conflits qui font suite aux
divorces par consentement mutuel sont d’autant plus fréquents et virulents
que la souffrance de la séparation et le travail de « deuil » ont été
occultés.
|

Journée de la
Femme :
COMMENT LES FEMMES
FINANCENT LA RETRAITE DES HOMMES
C’est sur le dos des femmes que la Caisse
Nationale d’Assurance Vieillesse réussit à dégager de quoi financer la
problématique retraite à 60 ans… pour les hommes !
EXPLICATION :
1°) Parce que les femmes font de moins
bonnes carrières que les hommes et qu’à niveau de responsabilité égal,
elles sont moins bien payées, leur retraite est déjà inférieure
2°) Parce qu’elles ont des carrières
professionnelles souvent incomplètes du fait de leurs maternités . Les
femmes sont pénalisées au moment de leur retraite. Pourtant, ce
faisant, elles s’occupent des futurs cotisants.
Ce n’est pas tout : le Régime général de
la Sécurité Sociale aggrave le cas des femmes en leur faisant subir
deux autres pénalisations totalement arbitraires :
3°) Ce sont les dernières années de la
carrière qui permettent d’avoir une retraite confortable : en effet,
le montant des retraites que leur verse la Sécurité Sociale n’est pas
proportionnel au montant de leurs cotisations : une femme qui cotise
50 % d’une carrière n’a pas droit à 50 % de la retraite mais à 27 %
seulement.
Les bonifications d’années accordées aux
femmes pour leurs maternités sont insuffisantes car, au final, 61 %
d’entre elles ont eu une carrière incomplète, contre 15 % des hommes…
4°) enfin, les personnes qui n’ont pas une
carrière complète mais qui liquident leur retraite à 60 ans subissent
un abattement de pension très important :
Soit un homme et une femme ayant le même
salaire de référence : 20 000 € par an, l’homme ayant validé 40
annuités, et la femme 25 : l’homme peut espérer toucher une retraite
de 833 €/mois en partant à 60 ans .La femme n’aura droit qu’à 555
€/mois si elle part à 65 ans, mais à 277 €/mois . seulement si elle
part à 60 ans. La CNAV divise sa retraite par 2 !!
Seules 26,4 % des femmes nées en 1930 ont
pu attendre l’âge de 65 ans pour liquider leur retraite dans des
conditions correctes. Les 35 % restantes, malgré leurs carrières
incomplètes ont dû liquider leurs droits à 60 ans.
Or, qui se trouve ainsi contraint de
choisir une pension faible mais immédiate ? Est-ce la femme dont le
mari, ayant eu une bonne situation, a une retraite confortable ? ou
bien celle dont le mari touche peu, celle qui est veuve ou divorcée et
qui perçoit irrégulièrement une pension alimentaire de misère ? C’est
principalement sur le dos des femmes les plus fragilisées que la CNAV
fait ce genre d’économies.
Cette dernière injustice - à elle seule -
rapporte environ 4 milliards d’euros au régime général… de quoi
financer la retraite à 60 ans des hommes …
|

Une
P.A.J.E. QUI SIMPLIFIE TOUT !
Préambule du rapport sur la Prestation
d’Accueil du
Jeune
Enfant :
Démocratie
et rationalité convergeraient donc vers la même exigence : l’invention
de dispositifs qui suscitent, favorisent et nourrissent la possibilité
pour les citoyens de s’intéresser aux savoirs qui prétendent
contribuer à guider et à construire leur avenir
et qui obligent ces
savoirs à s’exposer et à se mettre au risque dans leurs choix, leur
pertinence, les questions qu’ils privilégient, celles qu’ils
négligent.
Isabelle Stengers
Allocation de base :

L’UFE a
constaté à la lecture du préambule et du « tableau d’ordonnancement du
socle de base » à quel point ce projet est limpide et simplificateur.
Une simple
question – peut être trop rudimentaire – n’a pas été abordée : COMBIEN
le Gouvernement compte-t-il mettre pour financer la nouvelle
allocation ?
|

TABAGIE DES JEUNES : Il y a
bien plus efficace que les sanctions proposées contre les buralistes
La PREMIERE MESURE à prendre pour
dissuader les jeunes de fumer, est de faire en sorte qu’ils ne
puissent ABSOLUMENT PAS FUMER AU LYCEE.
Où fument les jeunes ?
Selon l’OFDT (Observatoire Français
des Drogues et des Toxicomanies) s’appuyant sur une enquête de l’IOD
(Institut d’Observation et de Décision) datée de mai 2002 :
-
les cas d’élèves fumant dans l’enceinte
du collège ne concernent qu’une faible minorités d’élèves mais sont
observés dans 4 établissements sur 10. ( 6 % des collégiens se
déclarent fumeurs quotidiens et 8 % fumeurs occasionnels)
-
dans le cas des lycées,
(44 % des élèves se déclarent fumeurs – dont 32 % quotidiennement), le
lycée est un des principaux lieux où ils fument ; 8 sur 10 fument au
lycée et 1 sur 4 fume en dehors des éventuelles zones prévues à cet
effet.
Que se passe-t-il au lycée ?
Contrairement aux collèges, il existe
des zones réservées aux fumeurs, des cours de récréation la plupart du
temps, auxquelles n’auraient théoriquement pas accès les jeunes
de moins de seize ans.
Et si on supprimait complètement ces
zones ? Les établissements où grandissent nos jeunes ne sont-ils pas
un lieu public qui mériterait d’être sacralisé ?
Le gouvernement aime beaucoup rappeler
leurs obligations aux parents en agitant sous leurs yeux des sanctions
en cas de manquement. Il s’en prend maintenant aux commerçants, où
cela s’arrêtera-t-il ? Que le gouvernement commence par agir sur ce
qui est de sa responsabilité directe.
Les parents sont responsables ! Ils
exigent du gouvernement qu’il le soit aussi !
|

Raffarin
veut relever la natalité pour sauver les retraites ...
mais
sans y mettre un euro !
Le Premier Ministre a indiqué dans ses
déclarations du 3 février qu'un relèvement de la fécondité à 2,1 enfants
par femme, au lieu de 1,9 actuellement, permettrait de résoudre 10 % du
problème de financement des retraites à l'horizon 2040. C'est exact, et
c’est même plutôt 20 % du problème qui serait résolu ! L'UFE se réjouit de
ce que le Gouvernement français prenne enfin conscience de cette
réalité.
Mais où sont les mesures pour atteindre
un tel but ? Le Premier Ministre a laissé entendre que la Conférence
de la Famille produirait soit-disant des effets merveilleux pour la garde
des jeunes enfants…
En réalité, l'argent fera défaut
pour encourager les naissances de façon significative, puisque le Premier
Ministre a fait siphonner les caisses de la branche famille d’1,8
milliards d’euros au profit de la branche vieillesse par la Loi de
Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) pour 2003.
Ce qui est tristement comique c’est que la
droite avait vigoureusement attaqué le Gouvernement Jospin, déférant à la
censure du Conseil constitutionnel la LFSS pour 2001 qui avait instauré ce
principe de détournement de fonds de la famille vers la vieillesse.
Conséquence de ce retournement de veste,
hélas commun en politique, le Premier Ministre est dans la situation
d'Harpagon qui demandait à Maître Jacques de faire de la bonne cuisine (de
la bonne politique familiale) avec peu d'argent.
L'excédent prévu de la branche famille pour
2003 étant de 755 millions d'euros, l'UFE demande au Premier Ministre de
montrer sa bonne volonté en promettant solennellement que cet excédent
sera intégralement conservé pour la politique familiale.
|

Notre système de retraite décourage
les naissances
L’INSEE vient de publier
le bilan démographique de la France au moment où le Gouvernement
s’apprête à dévoiler son plan de réforme des retraites. Ce hasard du
calendrier vient à point .
La bonne
tenue de notre natalité conditionne directement l’avenir des retraites
par répartition :
à partir
de 2005, la France va payer la baisse des naissances subie depuis 1974.
Pendant 28 ans, en effet, ce sont les générations de 800 à 880 000
personnes, nées lors du baby boom, qui vont prendre leurs retraites.
Pour les
entretenir, entrent sur le marché du travail les générations de 730
000 à 800 000 enfants nés après 1974.
Un nouveau
baby boom ne permettrait pas de régler la question des retraites à
l’horizon 2020 (il faut 20 ans pour élever un enfant) mais aurait des
effets très sensibles sur les perspectives en 2040 qui sont plus noires
encore.
Or, le système de retraite actuel
donne un signal très clair aux couples : ceux qui ont « trop » d’enfants
seront pénalisés.
Ø
Signal en direction des femmes :
- 60 %
d’entre elles ont eu une carrière incomplète du fait de leurs
maternités. Or,
à une personne qui a cotisé la moitié d’une carrière, la Sécurité
Sociale n’accorde pas à 60 ans la moitié d’une retraite mais
25 % seulement ;
- la femme
qui est restée au foyer pour élever ses enfants et que son mari
abandonne se retrouve dépourvue de droits propres en matière de
retraite : elle dépend du bon vouloir de son ex-mari et … de sa
nouvelle épouse ;
- Les
femmes qui élèvent des enfants leur consacrent en moyenne 35 heures par
semaine en tâches ménagères et éducatives. Les hommes en font beaucoup
moins. Or, ce travail ne compte pas pour la retraite alors qu’il
prépare directement la venue d’une nouvelle génération de cotisants.
Ø
Signal en direction des familles
nombreuses :
● Une
famille qui élève un seul enfant consacre, en moyenne, 142 000 €
nets à son entretien et son éducation.
Cet
enfant, une fois élevé, cotisera aux régimes de retraite pour 290
000 € .
Ses parents toucheront une retraite
moyenne de 573 000 €
● Une
famille qui élève 5 enfants consacre, en moyenne, 496 000 € nets
à leur entretien et leur éducation.
Leurs
enfants cotiseront aux régimes de retraite pour 1 463 000 €.
Leurs parents ne bénéficieront que
d’une retraite de 292 000 € !
Le
caractère anti-nataliste de notre système de retraite vient d’une
conception erronée de la répartition : le système comptabilise
précieusement les cotisations vieillesse des actifs pour leur ouvrir des
droits. Or, ces cotisations ne servent en rien à préparer leurs
retraites, elles sont immédiatement dépensées par les retraités. Ce qui
prépare les retraites des actifs d’aujourd’hui, c’est l’argent qu’ils
investissent dans la génération à venir. Or cet argent ne leur rapporte
rien, au contraire.
La sortie
de ce dilemme ne peut venir que d’une refondation profonde du système de
répartition : c’est l’argent et le temps investi dans ses propres
enfants ou dans ceux des autres qui doit rapporter des droits à pension
parce que c’est ce qui prépare effectivement les retraites.
Les cotisations vieillesse, légitiment
dues aux retraités, ne doivent plus rapporter de droits.
|

Revalorisation des
allocations familiales : et pourquoi pas Zéro pour cent ?
Le Gouvernement a dévoilé son projet de décret visant à relever la BMAF
(Base Mensuelle des Allocations Familiales) de 1,7 % en 2003. Cet indice
sert de base pour le calcul de presque toutes les prestations familiales.
Ne l’augmenter qu’au rythme de la hausse des prix revient à priver les
familles de toute participation à la croissance économique prévue pour
2003.
En
agissant ainsi, le Gouvernement reste parfaitement en ligne avec ce qui
s’est passé depuis 1990 : la hausse de la BMAF n’a pas dépassé d’un iota
celle de l’indice des prix à la consommation. Sur plus longue période,
elle est même inférieure.
Cette insuffisante
revalorisation des prestations familiales est le principal moyen par
lequel la branche famille est mise en excédent pour être ensuite
dépouillée au profit des branches vieillesse et maladie. Le constat vient
de la Cour des Comptes qui indique, dans son rapport 2002 :
« L’amélioration du solde s’explique en bonne partie par l’écart
structurel entre les recettes qui, à législation constante, évoluent comme
la masse salariale et les prestations qui sont, pour 80 % d’entre elles,
réévaluées comme les prix. Sur la base d’un écart moyen de 2 % en longue
période entre ces deux grandeurs, l’amélioration tendancielle du solde de
la branche famille peut être évaluée à 500 M€ par an ».
On ne saurait reprocher
au Gouvernement Raffarin de manquer de suite dans ses idées relatives à la
politique familiale :
- Dans la LFSS 2003, il
ponctionne la branche famille de 900 millions d’euros en lui faisant
prendre en charge 60 % au lieu de 30 % des bonifications de retraites pour
famille nombreuse, (mesure unanimement condamnée par la Droite lorsque la
Gauche en avait pris l’initiative)
- Puis,
par décret, il sous-revalorise la BMAF, il lui fait réaliser les économies
qui permettront de procéder à une nouvelle ponction.
Le
Gouvernement persiste et signe :
consacrer de la salive à la famille, en montant en épingle quelques
gadgets, tant que vous voulez ! Mais de l’argent ? Vous n’y pensez pas !
Ce
faisant, il est dans la continuité des gouvernements Juppé et Jospin qui
ont appliqué exactement la même politique.
Ce sacrifice
de la politique familiale renouvelé chaque année s’explique fort bien : il
n’existe pas de représentation des familles qui les défende réellement
comme les syndicats défendent les salariés.
Quand le projet de décret sur la BMAF a été soumis pour avis au Conseil
d'Administration de la CNAF, l’UNAF, Union Nationale des Associations
Familiales, n’a même pas voté contre (elle a « pris acte »), pas plus
qu’elle n’avait voté contre le projet de loi de Financement qui détournait
les 900 millions d’euros (elle avait voté pour).
La jeune Union
des Familles en Europe,
décidée à militer activement pour la défense des intérêts légitimes des
familles, invite donc tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas se
faire tondre la laine sur le dos sans protester, à venir la rejoindre dans
son action, avec les 25 000 familles qui lui témoignent déjà leur
confiance.
L’UFE félicite le groupe UDF et les deux députés UMP qui ont refusé de
voter la LFSS ponctionnant la branche famille. Elle préconise un plan
quinquennal de revalorisation des prestations familiales, à raison de 2 %
par an de hausse pour la BMAF en sus de l’inflation, ce qui est
parfaitement compatible avec l’équilibre financier de la branche famille
pour peu que le Gouvernement cesse de la ponctionner.
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L’Union
des Familles en Europe classe 2003 « année noire » pour les familles
L’Union
des Familles en Europe observe qu’une fois de plus, le gouvernement au
pouvoir multiplie les discours « pro-famille » et mène la politique
EXACTEMENT contraire.
L’année 2003 s’est caractérisée par 6 mesures anti-familiales qui sont
des régressions sans précédent des droits des familles,
particulièrement en matière de retraite.
Ø
En matière de prestations familiales :
-
le montant des allocations
logement a été gelé (pas de revalorisation depuis juin 2002) alors
que les loyers et charges ont augmenté en moyenne de 3,35 % (source
INSEE).
-
la réforme des aides à la petite
enfance (création de la PAJE)
prive 100 000 mères au foyer du droit au « complément de libre
choix » (pour l’obtenir, elles doivent dorénavant
justifier de 2 ans d’activité dans les 5 ans précédant la naissance
alors qu’avant la réforme 2 ans dans les 10 ans suffisaient)
-
la branche famille a été
dépouillée d’un milliard d’euros
supplémentaire, cette somme étant transférée à la branche
vieillesse. Un milliard d’euros correspond exactement au coût du
prolongement des prestations familiales jusqu’à 22 ans, promesse de
la droite jamais tenue.
Ø
En matière de retraites :
-
une décote a été instituée pour la
retraite des fonctionnaires qui ont eu une carrière courte.
Elle va pénaliser 15 % des hommes et
60 % des femmes, principalement des mères de famille
restées un temps au foyer pour
élever leurs enfants … futurs cotisants
-
les mères de famille qui ont
commencé à travailler très jeunes ont été
écartées du droit à la retraite
anticipée, leurs bonifications familiales n’étant pas
prises en considération : de fait, cette retraite anticipée
bénéficiera à 13 % de femmes et 87 % d’hommes
-
le droit à une année de
bonification pour enfant des femmes fonctionnaires a été
considérablement restreint.
L’Union des Familles en Europe est née fin 2001. Elle
compte déjà plus de 20 000 adhérents en France. C’est la seule
association familiale qui est dirigée par de jeunes parents. Elle est
libre de toute subvention.
L’Union
des Familles en Europe attend 3 mesures d’un gouvernement
véritablement profamille : 1° le prolongement des allocations
familiales jusqu’à 22 ans, 2° le droit à la prestation d’accueil du
jeune enfant pour les mères au foyer et, 3° la suppression de la
décote sur les retraites.
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Formation professionnelle : les députés vont-ils
s’occuper des femmes au foyer qui veulent retravailler ?
Le projet de loi sur la formation
professionnelle tout au long de la vie vient en débat à l’Assemblée
Nationale jeudi 11 décembre. Il ne prévoit rien pour les femmes au
foyer qui veulent retourner sur le marché du travail. L’Union des
Familles en Europe demande que le projet soit complété dans ce sens.
Les ¾ des femmes au foyer qui se sont arrêtées pour
s’occuper de leurs enfants ou de leur vieux parent dépendant
souhaitent reprendre un travail professionnel à la fin de cette
période.
Mais, comme le disait le Ministre Jacob devant le Sénat :
«le
taux de chômage est plus important chez les personnes ayant bénéficié
d'un congé parental : après plusieurs années d'absence, il est
difficile de retrouver une activité professionnelle ».
Cette situation préoccupe le
Président de la République qui déclarait en 2001 : « La
reprise d'emploi après des périodes d'interruption pose cependant de
réels problèmes. Ni l'Etat ni les partenaires sociaux ne se sont
vraiment préoccupés d'accompagner le parcours difficile des mères qui
souhaitent reprendre un emploi après un temps plus ou moins long
d'interruption. »
De fait, il n’existe AUCUN dispositif pour ces femmes.
Une femme qui veut suivre une formation doit la payer de sa poche.
Or, le projet de loi sur la formation
professionnelle continue ne prévoit rien
pour permettre à une femme de se remettre au niveau ou d’acquérir une
nouvelle qualification après des années d’interruption. Il ne se
préoccupe que des personnes qui ont un lien avec une entreprise ou qui
sont en chômage indemnisé.
L’Union des Familles en Europe demande aux députés
d’amender le projet de loi pour ouvrir le droit à formation aux femmes
au foyer et engage le gouvernement à soutenir les amendements qui
seront déposés.
alors qu’elles représentent 46 % de la population active, la part
des femmes dans la demande d’emploi de longue durée s’élève à 50,7
% et celle de la demande d’emploi à 48,6 %.
Ainsi le nouveau « crédit
d’impôt famille » présenté comme la solution au retour après un
congé parental est il destiné … aux employeurs des femmes revenant
dans l’entreprise.
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Une arnaque du gouvernement à 4 milliards d’euros
Chaque année, la Caisse Famille paye 4
milliards d’euros de cotisations vieillesse pour le compte des mères
au foyer. Mais ces cotisations ne comptent pas pour leur retraite !
La CNAF (Caisse Nationale d’Allocations Familiales)
verse la bagatelle de 4 milliard d’euros par an pour assurer au régime
général de la Sécurité Sociale les mères de famille au foyer ne
disposant que de revenus modestes. Cette prestation s’appelle
l’Assurance Vieillesse des Parents au Foyer (AVPF)*.
Depuis 1974, 19 millions de femmes ont vu leur compte
retraite crédité d’une cotisation moyenne de 2 100 € par an.
Or, l’UFE vient d’apprendre que ces années cotisées ne
compteront pas pour ouvrir droit à la retraite anticipée des salariés
ayant commencé à travailler jeunes ! (Rappelons que sur 100
bénéficiaires de cette retraite anticipée 17 seulement seront
des femmes).
Une circulaire vient de préciser, en effet, les
conditions dans lesquelles peuvent partir à la retraite anticipée les
salariés ayant commencé à travailler jeune. Elle indique que seules
les cotisations «à charge» du salarié seront prises en compte.
Autrement dit, les cotisations CNAF versées sur le compte des mères au
foyer ne valent rien.
On savait déjà que pour la retraite anticipée, ne
comptaient pas les 2 années de bonifications par enfant attribuées
habituellement aux mères de familles dans le calcul de leur retraite.
Cette restriction permettait d’écarter 100 000 femmes. Ce sont
maintenant 20 000 femmes de plus qui sont écartées de la retraite
anticipée par cette nouvelle mesure.
L’Union des Familles en Europe considère que cette
assurance des parents au foyer n’est qu’une arnaque de plus parmi les
multiples moyens de vider les caisses d’allocations familiales au
bénéfice des caisses retraite et accuse les pouvoirs publics de
réserver la retraite anticipée aux seuls hommes, sans le dire
franchement.
* déjà cette AVPF est une belle arnaque : d’après le
rapport CHADELAT, pour 4 milliards d’euros de ponctionnés chaque
année, 0,8 milliards seulement est redistribué sous forme de retraite
à des mères de famille modestes.
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Conférence Famille
2004 :
l’Union des Familles
en Europe est sur liste noire
Les groupes de travail qui vont préparer la
conférence de la famille de juin 2004 sont installés aujourd’hui. L’Union
des Familles en Europe (20 000 adhérents) dérange trop pour être
invitée.
Les participants à la prochaine conférence de la
famille sont déjà recrutés et leur nom va être divulgué mercredi 12
novembre.
On y trouvera notamment des membres des Associations
familiales protestantes qui regroupent 2 900 familles ou de l’FA
avec 3 564 familles. UFA
Union des Familles Laïques (UFAL) forte de ses 3 500
adhérents.
L’Union des Familles en Europe
n’a pas été sollicitée. Pourtant, cette association qui regroupait 12
familles en septembre 2001 compte aujourd’hui plus de 20 000 adhérents
répartis sur treize régions en France (Nord-Pas de Calais, Picardie,
Basse-Normandie, Ile de France, Alsace, Champagne-Ardenne, Bourgogne,
Centre, Poitou-Charente, Auvergne, Languedoc-Roussillon,
Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes). De nouvelles implantations
sont en cours. Ce succès
s’explique par le fait que les familles se reconnaissent dans ce
mouvement dirigé par des parents, pour des parents.
L’Union
des Familles en Europe n’est pas invitée car elle dérange :
Ø contrairement aux autres associations, elle est
dirigée par de jeunes parents
qui ont des enfants et des adolescents à la maison et savent de quoi
ils parlent ;
Ø sa connaissance de la vie réelle des familles est
soutenue par l’apport d’experts de haut niveau en matière de politique
familiale ;
Ø sa pugnacité lors de la dernière conférence de la
famille a fait peur : le Gouvernement avait su amadouer les
associations familiales invitées, au point qu’elles ont voté en faveur
de mesures qui dépouillaient les familles. L’UFE a été la seule à
s’opposer et à informer les députés de sorte qu’une fronde
parlementaire de la part de l’UDF en est résulté ;
Ø fonctionnant sans subventions, insensibles aux
légions d’honneur, les membres de l’UFE ne roulent que pour les
familles.
Que pourra-t-il bien ressortir de la consultation
d’apparatchiks rompus aux discours politiciens convenus s’agissant
d’un sujet explosif comme celui de l’adolescence ?
L’Union
des Familles en Europe demande à ce que les jeunes parents aient enfin
leur place à la Conférence de la Famille !
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100 000 femmes exclues de l'abaissement
de
l'âge de la retraite
Le décret
qui organise la retraite anticipée
pour les salariés ayant commencé à
travailler jeunes et eu de longues carrières
vient de paraître au Journal Officiel. Les deux années par enfant
accordées par le Régime Général ne sont pas comptées pour ouvrir le
droit.
Un décret n° 253 du 31 octobre 2003 vient de déterminer
les conditions dans lesquelles les assurés ayant commencé à travailler
jeunes et ayant eu une longue carrière peuvent prendre leur retraite
avant 60 ans s’ils réunissent le nombre d’annuités nécessaires.
Le texte fait un distinguo entre les années «validées»
et les années «cotisées». De la sorte, les femmes qui bénéficient de 2
années validées par enfant élevé sont écartées de la mesure.
L’Union des Familles en Europe
évalue à 100 000 femmes celles qui vont être ainsi écartées du droit à
la retraite.
Par cette mesure, le Gouvernement fait une économie
d’un demi milliard d’Euros …
Ces femmes ont toutes commencé à travailler avant 17
ans, souvent à 14 ans. Leur tort ? S’être arrêtées quelques années
pour élever des enfants (c’est à dire de futurs cotisants) ou pour
s’occuper de leur vieux parents dépendants.
Après la décote qui vole aux femmes plusieurs années de
cotisations, le gouvernement poursuit sa « politique familiale » … et,
dans le même temps, se plaint qu’il n’y ait pas assez d’enfants et que
les vieillards meurent solitaires …
L’Union des Familles
ne cache pas son écoeurement d’autant plus que l’année de service
militaire de ces messieurs est validée, elle
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