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Archives des
communiqués de presse

Qui est à la tête du C.O.R. ?
communiqué du 20 décembre 2005
Composé
de 5 femmes pour 34 hommes, le Conseil d’Orientation des
Retraites est-il l’instance appropriée pour réfléchir sur
l'égalité entre
hommes et femmes dans notre systèmes de retraite ?
…
surtout lorsque l’on sait :
·
que la réforme des retraites
de 2003 s’est directement inspirée des propositions du COR
·
et qu’elle a mis la plus
grande partie de l’effort sur le dos des femmes
Déchirante injustice lorsqu’on pense que les retraites des
femmes sont amoindries par leurs maternités alors que, sans les
enfants auxquels elles consacrent tellement de travail (non
payé), … les régimes de retraite par répartition
s’écrouleraient.
Pourquoi
s’emploi-t-on à « palabrer » sur l’égalité homme femmes alors
qu’on fait exactement l’inverse ?
L’Union
des Familles en Europe demande que la composition du COR reflète
la réalité du corps social.
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Le nombre de places de crèche réellement
créées est loin de correspondre aux promesses
communiqué du 8 décembre 2005
En 2000, 2001 et 2002, les gouvernements avaient promis la
création de 75 à 90 000 nouvelles places de crèche. Mais il n’y
en a eu que 29 415 …
Les chiffres relatifs à la création de nouvelles
places de crèche depuis l’an 2000 viennent de tomber1 :
il n’y a eu que 29 415 créations nouvelles entre 2000 et 2004
(dont de nombreuses places en halte garderie)
Pourtant, lors de la conférence de la famille en
juin 2000, le premier ministre JOSPIN et Ségolène ROYAL
avaient annoncé la création de 30 000 à 40 000 places de crèche
supplémentaires grâce au fonds de 150 millions d’Euros qu’ils
venaient de créer.
Lors de la conférence de la famille en juin
2001, l’un comme l’autre tiraient le bilan de la mesure et
déclaraient froidement que 38 000 places nouvelles sortaient de
terre. Ils annonçaient que l’effort se poursuivrait avec
l’octroi de 150 millions d’Euros de plus pour permettre la
création de 25 à 30 000 places de crèche supplémentaires.
Fin 2002,
Jean-Pierre RAFFARIN, devenu premier ministre, annonçait à son
tour, la création de 20 000 nouvelles places, grâce à un
troisième plan doté de 200 millions d’euros.
L’Union des
Familles en Europe observe qu’une nouvelle fois, les familles se
sont fait baratiner… et qu’elle est la seule association à
mettre les pieds dans le plat.
1
« Etudes et
Résultats n° 446 – DRESS – décembre 2005
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Conférence de la famille :
LE
GOUVERNEMENT EXPLOSE SON TAUX DE MENSONGE
(Communiqué de presse du 22 septembre 2005)
Les effets
réels des mesures annoncées par la Conférence de la Famille ne seront
connus que dans 4 ans. Ce n’est pas d’un congé parental raccourci que
les familles ont besoin, mais au contraire de sa prolongation. L’UNION
DES FAMILLE EN EUROPE demande la CREATION D'UN VRAI SALAIRE POUR LE
PARENT AU FOYER.
Depuis 1997, date de création d la première
Conférence de la Famille, les effets d’annonces se succèdent. La
réalité est toute autre. LUNION DES FAMILLES EN EUROPE a mis en
évidence un taux de mensonge moyen de 60 %.
Le millésime 2005 est exceptionnel. En effet, le gouvernement veut
faire croire que :
- 100 000 femmes bénéficieraient du nouveau congé parental. Compte
tenu de son faible montant et des difficultés qu’auront les mères à
trouver une place de crèche à l’issue, l’UFE chiffre le nombre réel
de bénéficiaires a 20 000 maximum
- cette « mesurette » ferait remonter la fécondité alors que
c’est un vrai salaire du parent au foyer que réclame massivement
les jeunes parents (86 % des moins de 30 ans y sont favorables selon
l’étude que vient de réaliser l’UFE)
- la carte de famille nombreuse serait améliorée …parce qu’elle
serait donnée dans les mairies plutôt que dans les gares ? …Alors
qu’elle suppose la bonne volonté de la grande distribution dans le pur
style patronage ? …alors qu’elle reste limitée aux enfants de moins de
18 ans ?
- la lutte contre la pauvreté des enfants se ferait dans un autre
cadre…. alors que le plan de lutte contre l’exclusion est MUET sur
le sujet ?
- il n’y a pas d’argent…. alors que depuis 5 ans la branche
famille a été dépouillée de 9 milliards de recettes annuelles ?
Pour l’UFE, la Conférence de la Famille 2005 serait risible si elle ne
consacrait pas l’abandon, par le gouvernement, de son objectif "zéro
enfant pauvre en 2020" .
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Deux millions
d’enfants pauvres …
et le gouvernement
zappe !
(Communiqué du 18 septembre 2005)
Le sort des deux millions
d’enfants pauvres vient d’être déprogrammé de l’ordre du jour de la
conférence de la famille prévue pour jeudi prochain. Un véritable
scandale
En 2003, un rapport du CERC chiffrait à
deux millions le nombre d’enfants pauvres en France.
Au printemps 2004, le gouvernement annonçait qu’il
ferait du sort des familles fragiles le sujet principal de la
conférence de la famille 2005. Une commission présidée par Martin
HIRSH était chargée de faire des propositions sur le sujet.
Le 22 avril 2005, les services du
Premier Ministre indiquaient que l’objectif central de la conférence
2005 serait la réduction
de la pauvreté des familles.
L’objectif que se fixait Philippe
DOUSTE BLAZY, ministre de la famille à l’époque, était zéro enfant
pauvre en 2020.
Or, cette question Ô combien
importante vient d’être « oubliée » de l’ordre du jour de la
Conférence de la Famille fixée au 22 septembre prochain.
La manœuvre s’est faite en douceur : la
conférence, prévue pour juin, a été reportée plusieurs fois et a fini
par être fixée en septembre. Sa date et son ordre du jour précis n’ont
été annoncés officiellement qu’au dernier moment, soit vendredi
dernier.
Tout a été fait pour que personne ne
proteste :
-
L’opinion publique a eu le temps
d’oublier ;
-
L’UNAF a gardé un silence parfait, se
contentant de divertir l’opinion en proposant une réformette du congé
parental ;
-
Seules sont invitées à la conférence les
associations familiales largement subventionnées …
L’Union des Familles en Europe est
scandalisée.
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L’idée d’un salaire du parent
au foyer
fait un tabac auprès des
jeunes familles
73 % des
parents souhaitent l’instauration d’un salaire pour le parent au
foyer dès l’arrivée du premier enfant. 88 % le demandent à
partir de trois enfants. Cette revendication est d’égale
intensité entre les sexes.
Le 22 septembre prochain, la Conférence de la
Famille va s’ouvrir. Le problème démographique sera un des
thèmes abordés. En effet, il ne naît en France qu’1,8 à 1,9
enfant par femme alors que 2,1
sont nécessaires pour renouveler les générations.
Alors que le discours politiquement correct
limite le débat aux problèmes de conciliation enfants / métier,
l’UFE a osé demander à 550 parents internautes s’ils
souhaitaient ou non la création d’un salaire du parent au foyer.
Leur réponse est éloquente :
ü
73 % des parents sont favorables à
l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès
l’arrivée du premier enfant. L’idée fait un tabac chez les
ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86
% des moins de 30 ans sont pour)
ü
La demande est encore plus forte
pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 %
d’opinions favorables. Les moins convaincues sont les femmes de
plus de 60 ans (62 % de « pour » seulement) … première vague
féministe ou rancœur d’avoir dû se débrouiller sans ?
Et si cette mesure était nécessaire pour
que les familles aient autant d’enfants qu’elles le désirent ?
Pour l’UFE, une politique vigoureuse de
création de crèches et autres modes de garde est indispensable
car elle correspond à la demande des celles qui veulent exercer
leur métier tout en ayant 2 ou 3 enfants.
Mais cette politique ne répond pas aux besoins
de ceux qui désirent une famille plus nombreuse :
avec 5 enfants, qui est capable d’assumer 50 heures hebdomadaire
de tâches domestiques et éducatives en plus de 35 heures au
bureau ? Qui peut se permettre de vivre sur un seul salaire avec
tant de charges ? Et qui va prendre le risque de finir ses jours
avec une retraite croupion … car tel est le sort des parents au
foyer, élevant des enfants qui paieront la retraite des autres ?
Or, l’équilibre démographique suppose
précisément que 15 % au moins des familles mettent au monde 4
enfants et plus (les familles de 3
enfants ne suffisent pas à compenser celles qui n’en ont pas,
qui n’en ont qu’un, non plus que les décès avant l’âge adulte)
Pour que ces familles vivent (juste) décemment,
il faut leur faut un revenu supplémentaire.
Dès lors, l’UFE demande la création d’un
salaire parental. Versé dès le 1ier
enfant, il coûterait 14 milliards d’€. Aussi, dans un premier
temps, il serait raisonnable de ne le verser qu’à compter du 3ième
enfant. Son coût (5 milliards) est tout à fait finançable si les
pouvoirs publics veulent bien cesser de détourner les excédents
de la branche famille de la Sécurité Sociale.
Retour du conservatisme ?
Ce serait une erreur de le croire : au travers de ce
sondage, les parents disent simplement ceci : élever ses
enfants, ça a de la valeur, au point que ça mérite un salaire.
Ils posent une question parfaitement taboue : au nom de quoi le
travail domestique et éducatif ne serait-il pas un vrai travail,
profitable à la société ? Parce qu’il est très largement
effectué par les femmes ?
Les parents interrogés par l’UFE ne disent pas
que « la place des femmes est au foyer ». Mais ils
n’adhérent pas non plus au paternalisme actuel qui veut
que les femmes soient obligées « pour leur bien » de
cumuler travail professionnel et enfants.
A l’aube du XXIième siècle, l’UFE
demande qu’on ait la maturité d’admettre que toutes les femmes
ne sont pas bâties sur le même modèle et qu’on permette à celles
(ou ceux) qui veulent de consacrer à plein temps au « plus
beau métier du monde » de le faire dans des conditions
décentes.
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Discours de politique générale :
Toujours la même langue de bois pour les familles
(communiqué du 9 juin 2005)
Le nouveau Premier Ministre a consacré moins de 10
secondes à tracer ses perspectives pour la politique familiale :
« Pour garder le libre choix des
femmes » a-t-il déclaré
« 15 000 places de crèche vont être prochainement créées ».
Point à la ligne.
Or, ces 15 000 places sont déjà dans les tuyaux en
application de la loi du 18 décembre 2003.
Les familles voulaient pourtant croire au renouveau
promis.
Hélas !
-
à l’heure de la mobilisation pour
l’emploi, le Premier ministre est resté muet sur le nécessaire
renouveau démographique dans l’Europe vieillissante. Pourtant,
l’histoire démontre qu’une relance de la fécondité est LE meilleur
moyen de faire repartir l’emploi.
« Il n’y a pas de meilleur investissement que de mettre du lait dans
des enfants » disait Churchill avec humour
-
à l’heure de la fracture sociale,
2 millions d’enfants vivent sous le seuil de pauvreté sans que le
Premier Ministre ait annoncé quoi que ce soit en leur faveur…
L’UFE fait collection de promesses jamais tenues et de
discours creux. Dominique de Villepin se place d’emblée dans les
premiers ministres à gros potentiel.
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Démographie et libre choix :
un BRIN d'humour ?
(communiqué du 17 mai 2005)
Pour « libérer le
désir d’enfant » l’assemblée des sages, animée par Hubert BRIN, entend
permettre aux femmes de choisir entre une activité professionnelle et
des enfants ou des enfants et
une activité professionnelle.
Le lifting du congé parental qu’il propose n’offre aucune alternative
aux familles Cette posture à la mode fait peu de cas de leur liberté
et de leur bien être. Elle ne répond surtout pas à la bonne question :
l’équilibre démographique suppose que 15 % des familles aient quatre
enfants ou plus. Comment le leur permettre ?
Le groupe de travail qui remet son rapport ce 17 mai,
s’est appuyé sur le constat suivant : les pays où les femmes sont
contraintes de renoncer à leur emploi pour avoir des enfants ont un
taux de fécondité très bas : 1,3 ou 1,4 enfant par femme alors qu’il
faut un taux de 2,1 pour assurer le renouvellement des générations.
C’est vrai.
Mais les pays qui permettent aux femmes de mener
enfants et emploi de front n’assurent pas, pour autant, le fameux taux
de 2,1. En Suède, par exemple, 80 % des femmes ont un emploi mais le
taux de fécondité n’est que de 1,6.
La France fait partie de ces pays. La vie des mères de
famille qui travaillent et élèvent un ou deux enfants sans être
idéale, y est relativement correcte
Dure est, en revanche la vie des femmes qui ont une
famille nombreuse : en effet, à partir de trois et surtout de quatre
enfants, leur activité professionnelle se réduit drastiquement, leurs
revenus aussi.
Or, pour assurer le taux de 2,1 il est mathématiquement
indispensable que 15 % au moins des familles aient 4 enfants ou plus.
En France, seules 8 % des familles sont dans ce cas.
A qui va-t-on faire croire que pour « motiver » les
femmes à mettre en route ce petit 4ième, il faut leur
permettre d’ajouter les joies de 35 heures de travail pour leur
entreprise aux 53 heures de travail domestique et éducatif qu’elles
ont à effectuer ? Lessorties d’école, devoirs scolaires, préparation
des repas, arbitrage des disputes, jeu avec les petits, écoute des
ados, entretien du linge, activités du mercredi, ménage, courses … le
tout multiplié par 4 ou 5…
(Sources :
enquêtes emploi du temps INSEE)
Pour l’UFE, l’équilibre démographique suppose qu’on
mène une politique familiale plurielle :
1) par des mesures qui facilitent la conciliation vie
familiale / vie professionnelle en direction des couples qui veulent 2
ou 3 enfants
2) et par la garantie d’un revenu suffisant pour les
couples qui veulent 4 enfants et plus et dont l’un des parents
souhaite passer quelques années au foyer
Or, les familles nombreuses sont aujourd’hui de plus en
plus maltraitées dans le silence assourdissant de l’Unaf … trop
attachée à ses 25 millions d’euros de subvention pour prendre le
risque de fâcher la main qui la nourrit.
Philippe DOUSTE-BLAZY prendra-t-il le
risque de faire entendre la voix du terrain en invitant l’UFE à la
Conférence de la famille ?
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Journée de la
femme :
Le prix Barbe
Bleue 2005 est attribué à Philippe Douste-Blazy
(communiqué du 7 mars 2005)
Par ce prix, attribué chaque 8 mars, l’Union des Familles en
Europe distingue la personnalité politique qui a manifesté la
plus active misogynie au cours de l’année écoulée.
A l’honneur en 2005 : Philippe Douste-Blasy, auteur d’une
réforme qui devait priver 800 000 femmes de leur pension de
réversion et baisser les droits d’un million d’autres.
Au cœur de l’été, le 24 août 2004, Philippe
Douste-Blasy signait un décret fixant les nouvelles conditions
d’obtention des pensions de réversion du régime général. Il
affectait d’être (un peu) plus généreux avec les jeunes veuves
de moins de 55 ans (200 000 femmes) pour mieux dissimuler le
sort des 2 980 000 autres…
Avant la réforme, en effet, la réversion était
attribuée sous condition de ressources, la retraite et les
salaires de la femme étant seuls pris en compte.
Avec le nouveau texte, devaient être également
prises en compte les pensions de réversion versées par les
régimes complémentaires.
Résultat : 30 à 40 % des bénéficiaires allaient
perdre totalement leurs droits… et la plus part des autres voir
le montant de leur retraite sévèrement écorné
(chiffres CFDT – Philippe
Douste-Blasy n’a publié aucun document chiffré sur le sujet)
Le ministre n’a reculé que devant le tollé
suscité par sa mesure.
Qui sont les
bénéficiaires des pensions de réversion ? A 95 % des femmes …
Bravo, Monsieur le Ministre !
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25
millions pour l'UNAF ?
Les raisons d'un tel privilège
Dans son rapport 2004 qui
vient d’être rendu public, la Cour des Comptes s’interroge sur
la représentativité réelle de l’UNAF et conteste son privilège
de financement public. L’UFE lève le voile sur ce monde opaque.
(communiqué du 2 mars 2005)
Créée en 1942, remaniée en 1945 puis en 1975,
l’UNAF est un organisme auquel la loi confère une
« présomption de représentativité des familles » ; il
bénéficie d’un financement confortable et croissant, dont la
Cour constate qu’il est supérieur à celui des deux directions
ministérielles consacrées à la famille.
La Cour des Comptes s’en émeut et constate :
que l’UNAF n’est
pas représentative
(« Le privilège de financement dont bénéficie l’UNAF lui impose
d’être représentative de toutes les familles de la société
française actuelle. Or ce n’est pas le cas. »),
? que sa
gestion laisse à désirer
(exemple : le trésorier lui-même s’est fait rembourser en une
seule fois tous ses frais de janvier 1998 à mars 2003, pour un
montant de 28 342 euros. « Le motif des dépenses n’est pas
toujours précisé et il est alors impossible de vérifier que la
dépense correspond bien à une activité de l’UNAF », écrit la
Cour),
?que sa subvention
est en partie dépourvue de base légale et
?que l’automatisme
de son financement est un privilège exorbitant.
En 1986, déjà, la Cour avait émis de sévères
critiques. Or, en 20 ans, non seulement l’état
n’a pas renforcé son contrôle sur l’UNAF mais il a augmenté sa
subvention de 30 % ! Dans le même temps, l’UNAF a perdu 200 000
adhérents et ses dirigeants ont encore vieilli, la plupart étant
grands parents.
Quatre faits récents permettent d’expliquer ces
largesses :
- 1999 : l’UNAF vote POUR
l’abrogation d’une loi étendant de 20 à 22 ans l’âge limite de
versement des prestations familiales ;
- 2001 : l’UNAF parvient à museler la seule
association familiale qui avait une audience médiatique et
critiquait l’action du gouvernement ;
- 2002 : l’UNAF vote POUR le
transfert de deux milliards d’euros de la branche famille de la
Sécurité Sociale vers la branche vieillesse ;
- 2004 : la Conférence de la famille
consacrée aux adolescents accouche d’une souris : comme
toujours, l’UNAF se déclare satisfaite.
25 millions d’euros pour acheter la paix sociale,
tel est le calcul du gouvernement.
Comme l’écrit la Cour, « l’état
s’est créé un interlocuteur ». En faisant financer
grassement par la sécurité sociale une institution vieillie et
soumise, en la dotant d’un monopole de représentation des
familles tout à fait extravagant, en attribuant force légions
d’honneur à ses dignitaires, le Gouvernement fait une bonne
affaire : depuis 10 ans, le budget de la politique familiale a
diminué chaque année de plus d’un milliard d’euros. 25 millions
pour pouvoir économiser en fin de course 10 milliards par an
sans heurts, c’est rentable.
En échange de ces moyens et privilèges, l’UNAF
renvoie docilement l’ascenseur et se charge de couper les têtes
des associations familiales qui croient pouvoir agir librement
et critiquer l’action publique en s’appuyant sur une réelle
expertise.
L’UFE est depuis sa création en 2001 la première
de ses cibles. Elle est, en effet, la seule association qui
refuse de se soumettre en échange d’une niche bien moelleuse.
Elle est la seule à avoir l’honneur d' informer librement.
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Bilan 2004 pour
les familles : paroles, paroles, paroles !
(communiqué du 28 décembre 2004)
Le constat vient du Conseil Constitutionnel lui-même qui a
censuré LA disposition famille de la Loi de financement
de la Sécurité Sociale … tellement elle était insignifiante !
En 2004, les ministres « famille » du gouvernement
Raffarin (Jacob, Roig puis Douste-Blasy) n’ont pas été avares de
déclarations pro-famille. Mais les actes n’ont pas suivi, au
contraire :
Les familles et l’argent : toujours moins
* Janvier 04 : premiers départs anticipés à la
retraite pour les salariés ayant commencé à travailler jeunes et
eu de longues carrières : les bénéficiaires sont à 86 % des hommes
et à 14 % des femmes… car les maternités ne sont pas prises en
compte…
* Avril 04 : les allocations de logement sont
revalorisées avec 9 mois de retard et des taux indécents
* Juin 04 : la conférence de la famille sur
l’adolescence accouche d’une mesure phare : la création du
week-end « sport en famille »
* Juillet 04 : les bases ressources des prestations
familiales sont revues à la baisse, le délai de carence en cas de
chômage est allongé, les « faibles » allocations de logement ne
seront pas versées : au total, 680 000 familles sont pénalisées
* Août 04 : le plan Borloo contre la précarité ne
prévoit … RIEN pour
les 2 millions d’enfants pauvres
* octobre 2004 : tentative de quasi suppression des
pensions de réversion. Le gouvernement sera obligé de reculer
* Décembre 2004 : le projet de loi de financement
de la Sécu contient UNE mesure pour les familles : le doublement
de la prime d’adoption. Las ! Le Conseil Constitutionnel juge son
impact financier si faible qu’elle n’a pas sa place dans la loi.
… notons que, comme les années précédentes, la
branche famille de la Sécurité Sociale a été privée de 2 milliards
de ressources qui sont allées dans la poche de la branche
vieillesse.
Les familles et les questions de société :
courage ! fuyons !
* La réforme du divorce supprime les pensions
alimentaires de sorte que la mère au foyer répudiée n’aura que ses
yeux pour pleurer
* Le gouvernement s’oppose à ce que l’homicide
involontaire sur un fœtus soit sanctionné.
Morceau choisi :
« Je pense que le renforcement de notre action en faveur des
familles doit être considérée comme une priorité par les autorités
publiques. » (Jacques CHIRAC – 15 juin 2004) …
… s’il est clair que les représentants de la
famille agréés par l’Etat se laissent bercer par ces paroles
réconfortantes (et par les 23 millions d’€ de subventions qui
suivent), il n’en est pas de même de l’Union des Familles en
Europe.
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Pauvreté des enfants : il était temps d’agir
(communiqué du 20 décembre 2004)
Ph. Douste Blasy, nouvellement en charge de la famille, vient
d’annoncer que sa priorité serait la lutte contre la pauvreté
des enfants. Il était temps après que le plan Borloo contre
l’exclusion ait été muet sur le sujet ! L’UFE propose son
expertise
L’UFE se réjouit
vivement de cette annonce ministérielle et veut croire à sa
sincérité. Elle propose son aide, car ses experts ont été les
premiers à travailler sur le sujet. Dès 1998, ils ont proposé
des solutions.
Pour aider les familles pauvres, il faut sortir du politiquement
correct :
1) les instruments de mesure de la pauvreté sont biaisés :
Depuis 1998, l’INSEE
utilise un mode d’évaluation des niveaux de vie qui sous estime
gravement le coût des enfants. Ainsi, par exemple, estime-t-elle
que trois enfants coûtent moins cher qu’un seul adulte ! Ce
mode d’évaluation fait l’objet de vives critiques en France et
au Royaume Uni mais sert bien ceux qui jettent un voile pudique
sur la réalité de la pauvreté en France. Il faut en changer.
2) Il faut s’occuper des familles monoparentales … mais ne pas
oublier les familles nombreuses : Parmi
les deux millions
d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté, 19 % vivent dans
des familles monoparentales mais 47 % dans des familles de 4
enfants et plus.
3) Le travail professionnel des parents ne doit pas être la
seule réponse à la pauvreté des enfants :
ü Parce
qu’on ne vit pas décemment avec le SMIC et des enfants à charge
Le SMICARD qui élève
4 adolescents ne parvient pas, avec les prestations familiales,
à tirer sa famille au niveau du seuil de pauvreté : sa famille
vit 8 % en dessous de ce seuil selon les critères français, 15 %
selon les critères Européens … et 33 % en dessous si on utilise
une échelle d’évaluation non biaisée
ü
Parce que
les enfants ont besoin d’une présence parentale
Laisser seuls 4, 5
ou 6 enfants et adolescents, dans des quartiers difficiles, pour
travailler à plein temps, n’est-ce pas s’exposer à mettre un
éducateur, un policier et un magistrat derrière chaque jeune ?
Les experts américains l’ont bien compris : ils estiment que la
mère au foyer ou à temps partiel tient le rôle de « door-keeper ».
4) Pas de politique anti pauvreté sans argent :
« le droit à une alimentation équilibrée, l'accès familial à la
culture et aux loisirs, le développement des ‘écoles de parent’
ou encore l'amélioration de l'accès aux services publics »
annoncés par le Ministre sont certes nécessaires, mais il
découlent naturellement d’un niveau de revenu suffisant. Le RMI
et les prestations familiales doivent dont être sensiblement
relevés, particulièrement pour les familles élevant des
adolescents.
C’est parce que la
politique familiale est en régression depuis des années que la
frange la plus modeste des familles a basculé dans la misère.
L’UFE se réjouit de
l’ambition du Ministre DOUSTE BLASY. Elle espère être invitée à
participer au groupe de travail mis en place.
Notre dossier
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Héritage :
les enfants de familles nombreuses pénalisés
Nicolas Sarkozy vient d’annoncer la création d’un abattement de
50 000 € sur la valeur globale de tout héritage. Cet abattement
interviendrait avant les abattements individuels des héritiers.
Cette disposition introduit une discrimination des héritiers en
fonction du nombre de leurs frères et sœurs.
Si
cette mesure est appliquée :
- Au décès de son père, François hérite de
100 000 €, et ne paie pas de droits de succession. Le père de
François n’a eu qu’un enfant.
- Au décès de sa mère, David hérite de 100 000 €,
il paie, lui, 3 300 € de droits de
succession. Le père de David a eu deux enfants.
- Au décès de son père, Fatima hérite de
100 000 €, elle paie, elle, 4 967 € de droits de succession. Le
père de Fatima a eu trois enfants.
- Au décès de son père, Juliette hérite de
100 000 €, elle paie, elle, 5 800 € de droits de succession. Le
père de Juliette a eu quatre enfants.
- Au décès de sa mère, Jacques hérite de
100 000 €, il paie, lui, 6 300 € de droits de succession.
La mère de Jacques a eu cinq enfants… etc ….
Aujourd’hui, chaque enfant bénéficie d’un
abattement de 46 000 €. Ce système, propre à la France, respecte
une stricte neutralité entre les enfants.
Demain, la fratrie bénéficiera dans son ensemble
d’un abattement de 50 000 €, et chaque enfant de 50 000 €
complémentaires, pénalisant ainsi les enfants
proportionnellement à leur nombre dans la fratrie.
L’Union
des Familles en Europe rappelle que l’impôt sur les successions
n’a pas pour but de faire plaisir aux personnes âgées en donnant
la satisfaction de pouvoir transmettre sans droits le capital
accumulé par toute une vie de travail. Les droits successoraux
intéressent les héritiers et rien ne justifie une rupture
d’égalité de traitement. L’Union des Familles en Europe réclame
donc qu’un abattement uniforme soit calculé par enfant.
Notre dossier
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Les vêtements de marque troublent la vie des
collèges
(communiqué du 15 septembre 2004)
L’Union des Familles en Europe a publié le 15
septembre 2004 une enquête réalisée en France auprès de 1000 collégiens et parents de
collégiens sur la dictature du vêtement de marque au sein du collège. Il
en ressort que les marques sont indispensables sur les vêtements de ces
ados âgés de 11 à 15 ans, sous peine de devenir un « rejeté ».
Quelle mode pour les ados ? Les chaussures
sont LA principale pièce de vêtement qui doit être siglée d’après 96 %
des garçons et 76 % des filles (de préférence Nike pour 19 % d’entre
eux). Vient ensuite le sac à dos qui se doit d’être Eastpak pour 73 %
des collégiens. Il faut un pantalon Diesel pour 22 % d’entre eux. Ralph
Lauren, Zara, Lacoste et Von Dutch se partagent leurs faveurs pour les
autres pièces de vêtements.
Pourquoi
sont-ils tellement attachés aux marques ? 55 %
d’entre eux, déclarent qu’ils trouvent ces vêtements beaux, mais les
parents disent à 62 % que leur enfant préfère nettement porter un
vêtement siglé d’une marque précise plutôt qu’un vêtement beau mais non
siglé.
62
% des collégiens connaissent un « rejeté »,
c’est-à-dire un jeune qui ne porte pas de vêtements de marques.
L’impact
financier de cette surenchère est très
lourdement ressenti par 92 % des parents exerçant une profession
intermédiaire, 86 % des parents au foyer (un seul salaire), et 86 % des
parents ouvriers ou employés. La tenue type de l’ado à la mode coûte de
255 à 578 €.
C’est
un sujet tendu à la maison pour les deux tiers
des parents. Si les parents négocient un compromis à 55 % d’entre eux,
c’est qu’ils sont conscients de l’énorme pression sociale que subit leur
enfant (68 % des parents pensent que c’est pour être mieux accepté à
l’école).
Instaurer
un uniforme ?
48 %
des parents y sont favorables. Mais le sujet
est tout de même très débattu puisque 44 % sont contre et 8 % ne savent
pas. Aucun doute en tous cas pour les 9 % de parents dont
l’enfant a déjà été racketté pour un vêtement de marque, et qui
voient dans l’uniforme La Solution anti-racket.
Les
collègiens sont clairement contre l’uniforme à 66 %.
Si un uniforme était imposé, 45 % d’entre eux préfèreraient une tenue
avec un jeans et un pull marine.
L’Union
des Familles en Europe s’inquiète de l’ampleur du phénomène, qui
commence parfois dès l’école primaire. Elle en appelle à l’éthique
morale des marques, dont les méthodes de marketing ne tiennent pas
compte de la fragilité et du mal être propre à l’adolescence. Elle
suggère que des expériences d’instauration d’une tenue uniforme soient
menées dans quelques collèges à condition de permettre aux collégiens de
participer à son élaboration, pour être mieux acceptée. Ces expériences,
si elles s'avéraient positives, pourraient être généralisées à
l'ensemble des collèges.
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Raffarin n'a pas convaincu les jeunes familles
communiqué du 6 août 2004
9 mois après
la création de la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant),
le nombre des naissances est en baisse sensible
L’Union des Familles en Europe
a été la seule association à dénoncer le recul que représente la
PAJE. Les jeunes familles ne s’y sont pas trompées non plus : à
la langue de bois du gouvernement répond la grève des berceaux.
Depuis mars 2004,
le nombre de naissances a reculé de 10 000 bébés. Si cette
tendance se poursuivait, la France métropolitaine ne compterait
que 740 000 naissances en 2004 au lieu de 760 000 en 2003.
Ces chiffres
proviennent d’une enquête réalisée par l’expert de l’Union des
Familles en Europe, M. Jean LEGRAND qui s’appuie sur les
registres des mairies de 60 villes représentatives. Rappelons
qu’en mars 2004, M. LEGRAND a donné le chiffre des naissances
2003 deux mois avant l’INSEE.
L’embellie relative
des naissances qui durait depuis l’an 2000 a donc pris fin.
Pour comprendre ce
qui se passe, il faut remonter 9 mois en arrière … ce qui ramène
à la conférence de la famille de juin 2003 au cours de laquelle
J.P. Raffarin annonçait la mise en place de la PAJE.
Le gouvernement
prétendait que cette nouvelle prestation permettrait d’
« augmenter la natalité » et qu’elle « faciliterait la vie
familiale ».
En réalité la PAJE
fait de nombreuses victimes : les conditions d’accès à la « PAJE-femme au
foyer » sont considérablement durcies aux dépens des familles
nombreuses
(pour avoir
droit à la prestation, les mères de 3 enfants et plus doivent
dorénavant avoir travaillé 2 ans dans les 5 ans qui précèdent
chaque naissance alors qu’avant, il suffisait d’avoir travaillé
2 ans dans les 10 ans qui précédaient la 3ième
naissance)
Or, on sait que la
relative bonne tenue de la fécondité française tient aux
naissances de bébés de rang 3 et plus…
Ajoutons que grâce
au durcissement des conditions de ressources discrètement
effectué cet été – et qui serait passé inaperçu sans la
vigilance de l’UFE - l’Etat va reprendre de la main gauche ce
qu’il a donné de la main droite !
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Placebo
sur le logement étudiant
communiqué du 15 juillet 2004
Le
Ministre du Logement vient d’annoncer diverses mesurettes en
faveur des bourses et du logement étudiant … sans s’attaquer aux
réformes de fond indispensables pour lutter contre la
grandissante précarité des étudiants et de leurs familles.
La situation financière des étudiants ne cesse de
se dégrader ; 45,5 % d’entre eux doivent prendre un emploi
pendant leurs études, contre 37,2 % il y a cinq ans (dernier
rapport de l’Observatoire de le vie étudiante). 100 000
étudiants sont en situation de précarité (chiffres Fage et
Secours Populaire).
Ces jeunes
représentent 35 à 40 % du budget familial
contre 20 à 25 % quant ils étaient plus jeunes. Pour vivre
indépendamment, un étudiant a besoin d’un minimum de 900 €/mois.
S’il vit dans sa famille, il coûte en moyenne 660 € (dont 450 €
en provenance de sa famille). Aussi, les parents « tirent le
diable par la queue ».
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