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Actualité familiale

 

* Pour ou contre les fessées ?

 l'enquête de l'UFE

décembre 07

 

* Comment les enfants sont-ils traités par les minima sociaux ? ? étude UFE janvier 06

 

Notre dernier communiqué de presse :

 

Economies (9,4 milliards) et dépenses nouvelles (3,3 milliards) sur la politique familiale depuis 12 ans => voir notre page spéciale

 

Le salaire du parent au foyer doit être payé à son juste prix

 

Communiqué du 9 mai 2008
 
Selon l’association américaine « salary.com », le travail parental vaut 76 000 euros annuel.
En France, cela représente, au bas mot, 96 milliards d’euros, soit 22% des dépenses de préparation des retraites. C’est pourquoi, l’opinion publique est très favorable au salaire du parent au foyer.

 Deux enquêtes montrent que l’opinion publique souhaite l’instauration d’un salaire parental :

* En 2005, l’Union des Familles en Europe avait interrogé 550 parents, majoritairement des jeunes et de toutes catégories sociales, s’ils étaient «pour ou contre le salaire du parent au foyer ? ».  73 % souhaitaient l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès l’arrivée du premier enfant. L’idée faisait un tabac chez les ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86 % des moins de 30 ans sont pour) La demande était encore plus forte pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 % d’opinion favorables.

* En décembre 2006, un sondage IFOP pour "Valeurs Actuelles"  a aboutit au même résultat : "l’instauration d’un revenu parental pour les mères au foyer” était plébiscitée  par 83 % des 800 sympathisants de droite interrogés (36 % "plutôt favorables", 47 % "tout à fait favorables").

 

Pourquoi ?

* Parce que l’opinion considère que l’éducation des enfants est une tâche noble et utile. L’inquiétude liée à la délinquance et la mauvaise éducation des jeunes se nourrit de l’idée qu’ils ne sont pas assez encadrés à la maison. (cf enquête UFE sur la fessée)

* Parce que l’opinion a bien conscience que les travaux ménagers et éducatifs ont une valeur économique : en effet, selon les calculs du Pr BICHOT, chaque enfant coûte, à ses parents, 493 heures de travail domestique et éducatif par an. Valorisé au SMIC  (sans compter les heures supplémentaires), cela représente 96 milliards d’euros par an.

 

A qui profite ce travail ?

- individuellement à l’enfant : l’éducation reçue lui permettra, adulte, de gagner sa vie

- collectivement à l’ensemble des actifs d’aujourd’hui qui comptent sur cet enfant pour leur payer une retraite. En répartition, en effet, les cotisations vieillesse ne servent pas à la préparation des retraites puisqu’elles sont immédiatement dépensées par les retraités. Ce qui prépare les retraites, c’est l’argent et le travail domestique qui est investi dans les enfants. Le travail au foyer représente 22% du coût annuel de la préparation des retraites.

 

Qui l’effectue ? On sait que les tâches ménagères « de base » sont effectuées à 80% par les femmes et que les comportements changent très peu : depuis 10 ans, les hommes n’ont augmenté leur contribution que d’une demi heure par semaine. L’égalité pour 2050 ?