Le salaire
du parent au foyer doit être payé à son juste prix
Communiqué du 9 mai 2008
Selon l’association américaine « salary.com », le travail parental
vaut 76 000 euros annuel.
En
France, cela représente, au bas mot, 96 milliards d’euros, soit
22% des dépenses de préparation des retraites. C’est pourquoi,
l’opinion publique est très favorable au salaire du parent au
foyer.
Deux
enquêtes montrent que l’opinion publique souhaite l’instauration
d’un salaire parental :
* En 2005, l’Union des Familles
en Europe avait interrogé 550 parents, majoritairement des
jeunes et de toutes catégories sociales, s’ils étaient «pour ou
contre le salaire du parent au foyer ? ». 73 %
souhaitaient l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer
dès l’arrivée du premier enfant. L’idée faisait un tabac chez les
ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86 %
des moins de 30 ans sont pour) La demande était encore plus forte
pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 %
d’opinion favorables.
* En décembre 2006, un sondage
IFOP pour "Valeurs Actuelles" a aboutit au même résultat :
"l’instauration d’un revenu parental pour les mères au foyer”
était plébiscitée par 83 % des 800 sympathisants de droite
interrogés (36 % "plutôt favorables", 47 % "tout à fait
favorables").
Pourquoi ?
* Parce que l’opinion considère que
l’éducation des enfants est une tâche noble et utile. L’inquiétude
liée à la délinquance et la mauvaise éducation des jeunes se
nourrit de l’idée qu’ils ne sont pas assez encadrés à la maison. (cf
enquête UFE sur la fessée)
*
Parce que l’opinion a bien
conscience que les travaux ménagers et éducatifs ont une valeur
économique : en effet, selon les calculs du Pr BICHOT, chaque
enfant coûte, à ses parents, 493 heures de travail domestique et
éducatif par an. Valorisé au SMIC (sans compter les heures
supplémentaires), cela représente 96 milliards d’euros par an.
A qui
profite ce travail ?
- individuellement à l’enfant :
l’éducation reçue lui permettra, adulte, de gagner sa vie
- collectivement à l’ensemble des
actifs d’aujourd’hui qui comptent sur cet enfant pour leur payer
une retraite. En répartition, en effet, les cotisations
vieillesse ne servent pas à la préparation des
retraites puisqu’elles sont immédiatement dépensées par les
retraités. Ce qui prépare les retraites, c’est l’argent et le
travail domestique qui est investi dans les enfants.
Le travail au foyer représente 22%
du coût annuel de la préparation des retraites.
Qui
l’effectue ? On sait que
les tâches ménagères « de base » sont effectuées à 80% par les
femmes et que les comportements changent très peu : depuis 10
ans, les hommes n’ont augmenté leur contribution que d’une demi
heure par semaine. L’égalité pour 2050 ?