signez la pétition contre la baisse des allocations familiales au 1ier mai prochain

 

 

Communiqués de presse récents

 

- le salaire du parent au foyer doit être payé à son juste prix (communiqué du 9 mai 2008)

- les économies sur les AF seront recyclées au profit des retraités (28 avril 2008)

- GROS mensonge du gouvernement (communiqué du 16 avril 2008)

- au 1ier mai, les allocations familiales vont diminuer (communiqué du 14 avril 2008)

- les familles nombreuses, oubliées de la politique familiale (communiqué du 13 avril 2008)

- carte de famille nombreuse : le roi est nu ! (communiqué du 11 avril 2008)

- non au "parrainage" par les CM2 des enfants de la Shoah (communiqué du 14 février 2008)

- le rapport Attali : vieilles recettes, pensée sclérosée (communiqué du 21 janvier 2008)

- + 4% pour le gaz; + 1% pour les allocations (communiqué du 30 décembre 2007)

- Pour sortir de la famille standardisée à 2 enfants (communiqué du 28 décembre 2007)

- L'UNAF à nouveau condamnée (communiqué du 26 septembre 2007)

- franchise médicale : pourquoi 16 ans ? (communiqué du 24 septembre 07)

- déduction des intérêts d'emprunt : comment rétablir l'égalité (communiqué du 22 août 07)

- les effectifs de l'UNAF continuent de fondre (communiqué du 9 août 07)

- OUI à un conseil d'orientation des politiques familiales (communiqué du 7 août 07)

- pauvreté des enfants : quelles mesures urgentes ? (communiqué du 9 juillet 07)

- emprunts immobiliers : des annonces prometteuses ... mais (communiqué du 6 juin 2007)

- intérêts des emprunts immobiliers : créons un crédit d'impôt (communiqué du 31 mai 2007)

- l'allocation au premier enfant : oui, sans modulation ! (communiqué du 12 mars 2007)

- dotation financière aux jeunes adultes : un peu de bon sens ! (communiqué du 8 janvier 2007)

- 20000 naissances de plus en 2006 malgré une politique familiale atone (communiqué du 28 décembre 2006)

- encore une conférence de la famille consacrée à la pluie et au beau temps (20 décembre 2006)

- l'instauration d'un salaire du parent au foyer répond à une réelle attente (2 décembre 2006)

- garde des jeunes enfants : les engagements n'ont pas été tenus (6 novembre 2006)

- Sécurité Sociale : la Cour des Comptes désavouée par le Conseil d'Etat (13 septembre 2006)

- Non à une PPE encore plus inéquitable!(Communiqué du 29 août 2006)

- publicité trompeuse à la CNAF (communiqué du 23 août 2006)

- bourses étudiantes : bravo, Monsieur Wauquiez ! (communiqué du 6 juillet 2006)

- solidarité à sens unique pour la génération chouchou (communiqué du 3 juillet 2006)

- hypocrite déficit de la branche famille (communiqué du 8 juin 2006)

- Minable carte Famille nombreuse ! (communiqué du 16 mai 2006)

- Rien pour les enfants pauvres dans le Plan sur l'exclusion (communiqué du 12 mai 2006)

 

Le salaire du parent au foyer doit être payé à son juste prix

 

Communiqué du 9 mai 2008
 
Selon l’association américaine « salary.com », le travail parental vaut 76 000 euros annuel.
En France, cela représente, au bas mot, 96 milliards d’euros, soit 22% des dépenses de préparation des retraites. C’est pourquoi, l’opinion publique est très favorable au salaire du parent au foyer.

 Deux enquêtes montrent que l’opinion publique souhaite l’instauration d’un salaire parental :

* En 2005, l’Union des Familles en Europe avait interrogé 550 parents, majoritairement des jeunes et de toutes catégories sociales, s’ils étaient «pour ou contre le salaire du parent au foyer ? ».  73 % souhaitaient l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer dès l’arrivée du premier enfant. L’idée faisait un tabac chez les ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86 % des moins de 30 ans sont pour) La demande était encore plus forte pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 % d’opinion favorables.

* En décembre 2006, un sondage IFOP pour "Valeurs Actuelles"  a aboutit au même résultat : "l’instauration d’un revenu parental pour les mères au foyer” était plébiscitée  par 83 % des 800 sympathisants de droite interrogés (36 % "plutôt favorables", 47 % "tout à fait favorables").

 

Pourquoi ?

* Parce que l’opinion considère que l’éducation des enfants est une tâche noble et utile. L’inquiétude liée à la délinquance et la mauvaise éducation des jeunes se nourrit de l’idée qu’ils ne sont pas assez encadrés à la maison. (cf enquête UFE sur la fessée)

* Parce que l’opinion a bien conscience que les travaux ménagers et éducatifs ont une valeur économique : en effet, selon les calculs du Pr BICHOT, chaque enfant coûte, à ses parents, 493 heures de travail domestique et éducatif par an. Valorisé au SMIC  (sans compter les heures supplémentaires), cela représente 96 milliards d’euros par an.

 

A qui profite ce travail ?

- individuellement à l’enfant : l’éducation reçue lui permettra, adulte, de gagner sa vie

- collectivement à l’ensemble des actifs d’aujourd’hui qui comptent sur cet enfant pour leur payer une retraite. En répartition, en effet, les cotisations vieillesse ne servent pas à la préparation des retraites puisqu’elles sont immédiatement dépensées par les retraités. Ce qui prépare les retraites, c’est l’argent et le travail domestique qui est investi dans les enfants. Le travail au foyer représente 22% du coût annuel de la préparation des retraites.

 

Qui l’effectue ? On sait que les tâches ménagères « de base » sont effectuées à 80% par les femmes et que les comportements changent très peu : depuis 10 ans, les hommes n’ont augmenté leur contribution que d’une demi heure par semaine. L’égalité pour 2050 ?

 

Comment ce travail est-il valorisé ?

* Magali, comptable ayant élevé un enfant aura droit à 2 150 € de retraite mensuelle. Anémone qui en a élevé 5 au mépris de sa carrière de comptable ne recevra que 560 € par mois de retraite (sources : m@rel)

* Les plafonds de ressources sont plus durs pour les familles où la mère est au foyer que pour les ménages double actifs.

* 86 % des bénéficiaires de la retraite anticipée prévue par la réforme Fillon sont des hommes et 14 % des femmes. Pourquoi une telle inégalité ? Parce que les années validées par enfant et celles cotisées au titre de l’Assurance Vieillesse des parents au foyer ne comptent pas. Mais le service militaire compte, rassurons-nous !

 

L’Union des Familles en Europe demande que le travail des parents au foyer soit valorisé soit par un salaire parental, soit pas des droits à la retraite sérieux.

 

 

 Les économies faites sur les allocations familiales seront recyclées au profit des retraités
Communiqué du 16 avril 2008

 

Le document d’orientation des retraites, rendu public le 28 avril 2008, est très clair : les économies faites sur les majorations pour âge des prestations familiales vont servir à décharger la branche vieillesse d’une partie de son déficit.

 

 

Ce document indique que : « Les majorations de pension pour enfants sont des avantages non-contributifs de retraite qu’il peut sembler logique de prendre en charge dans le cadre de la politique familiale. L’amélioration de la situation financière de la branche famille permet aujourd’hui de poursuivre le processus de prise en charge par la CNAF de ces majorations ou d’autres avantages familiaux de retraite ».

 

Depuis 2002/2004, effet, la CNAF se décharge sur la branche famille de 60% des rétributions familiales qu’elle verse aux retraités ayant élevé plus de 3 enfants. Cela représente 2,4 milliards d’euros.

*  La moitié de cette somme a été mise à charge de la branche famille par le gouvernement Jospin en 2002, sous les huées de la droite qui avait même saisi le conseil constitutionnel.

*  La seconde moitié a été transférée en 2004 par le gouvernement Raffarin, sous les lazzi de la gauche.

 

Or, ce transfert est totalement injustifié, comme l’indiquait la commission des affaires familiales du Sénat fin 2007 : « Ces majorations ne sont pas des prestations familiales et leur financement par la branche famille est donc totalement injustifié », précisant que « leur lien avec la politique familiale est inexistant ».

 

En effet, ces majorations sont strictement contributives puisque les régimes de retraite n’ont d’avenir que si des enfants sont mis au monde et élevés pour en devenir les cotisants de demain. Ceux qui ont élevé davantage de cotisants que les autres ont donc, naturellement, droit à une contrepartie à cet effort.

Cette contrepartie est d’autant plus légitime que les ménages qui élèvent une famille nombreuse ont une retraite généralement bien inférieure à la moyenne. La mère, en effet, sacrifie souvent sa carrière pour élever ses enfants … qui paieront les pensions des autres.

 

Le gouvernement parviendra-t-il à ce (nouveau) tour de passe-passe ?

-          il lui faudra surmonter la volonté des députés et des sénateurs qui s’opposent à ce transfert et estiment que «Les majorations de pension pour enfants doivent être retransférées à la branche vieillesse »

-          il lui faudra aussi surmonter le Conseil Constitutionnel qui estime que ce transfert ne peut être que partiel. En effet, saisi par les sénateurs de droite, dans sa décision du n° 2001-453 DC du 18 décembre 2001 sur la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2002, il a jugé qu’« eu égard au montant limité du transfert de charges critiqué, l'article 60 ne porte pas atteinte à l'égalité entre familles selon qu'elles élèvent des enfants ou qu'elles l'ont fait dans le passé »

 

L’UFE, pour sa part, observe que la politique familiale du gouvernement est extrêmement constante, droite et gauche confondue : année après année, l’argent destinée aux familles passe dans la poche des retraités.

 

 Gros mensonge du Gouvernement!

 

35 millions de dépenses supplémentaires pour la garde des petits enfants versus 138 millions d’économie sur les adolescents :  Cherchez l’arnaque !
Communiqué du 16 avril 2008

 Pris la main dans la poche des familles, le gouvernement prétend que l’argent économisé sur les majorations des allocations familiales servira à améliorer la PAJE, destinée à la garde de jeunes enfants… Cette amélioration consiste en une revalorisation de 50 euros de la PAJE pour les familles les plus modestes qui font garder leur enfant par une nourrice.

 Certes,  il y a bien une petite amélioration de prévue mais elle ne coûte que 35 millions d’euros alors que l’économie sur les majorations en rapporte 138 !!! (chiffres CNAF)

 Quant au « choix » entre garde d’enfants et adolescents, il est éminemment contestable : la part des prestations consacrée aux 0-3 ans est passée de 23% en 1990 à 35% en 2005.

 Or, la Cour des Comptes a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des familles avec adolescents : « Les études relatives à la pauvreté chez les enfants font apparaître que le taux de pauvreté, après transferts, des 15-17 ans est plus élevé que celui des enfants de moins de 3 ans et des enfants de 3-14 ans (12 % contre respectivement 5 % et 7 % à 9 %) ».

 La Cour des Comptes ajoute : « L’insuffisante compensation du coût de l’adolescent peut être mise en balance avec la compensation relativement généreuse du coût du jeune enfant »

 L’Union des Familles en Europe dénonce aussi la complaisance des associations familiales subventionnées qui ne protestent contre ces économies que du bout des lèvres : la Ministre de la Famille a déclaré sur TF1 ce soir que,  dans son bureau, la baisse des majorations familiales avait été validée par le président de l’UNAF en échange d’une  « remise à plat ».

Seule association à s’être insurgée véritablement contre la baisse des allocations familiales, l’UFE refuse qu’on enfume les familles. Elle les engage à signer la pétition en ligne sur son site et en appelle aux députés que la baisse des allocations familiales semble émouvoir.

 

 AU 1ier mai, les allocations familiales vont diminuer

Communiqué du 14 avril 2008

 

La « réforme » des majorations pour âge des allocations familiales va pénaliser 4,8 millions de familles en leur faisant perdre 600 € par enfant

 

Depuis les années 60, les allocations familiales sont majorées lorsque l’enfant grandit. Un supplément de 34 euros est versé à compter du 11ième anniversaire. Il est remplacé par un supplément de 60 euros au 16ième anniversaire. 

 

Au 1ier mai 2008, ces deux majorations seront remplacées par une majoration unique de 60 euros versée au 14ième anniversaire de l’enfant.

ð     Bilan pour les familles, 586 euros de moins par enfant

ð     Bilan pour le gouvernement : 140 millions d’euros d’économies (soit le double de que qui était attendu sur la suppression de la carte famille nombreuse)

 

Il faut savoir qu’en plus, les allocations familiales ne cessent de perdre du pouvoir d’achat : elles ont décroché de 22 % par rapport aux revenus depuis 1985, de 14% depuis l’an 2000 … Elles ont même perdu 3% par rapport aux prix !

 

Dans ces conditions, cette nouvelle économie aux dépens de familles est particulièrement inacceptable.

 

L’Union des Familles en Europe lance une pétition nationale contre cette (nouvelle) mesure d’économie.

 

Les familles n’acceptent plus d’être ainsi la cible d’économies incessantes. Si les régimes de retraite ont un avenir, c’est grâce à elles !

 

Les familles nombreuses, oubliées de la politique familiale

 

Communiqué du 13 avril 2008

     Selon le « prêt à penser » actuel en matière de politique familiale, le principal problème des familles est celui de la garde des jeunes enfants.

     On a oublié que les familles nombreuses ont de tout autres besoins. La préférence donnée aux autres modèles familiaux se traduit pour elles par de nombreuses discriminations.

 

Le mode de vie différent des familles nombreuses fait d’elles les victimes du nouveau « prêt à penser » en matière de politique familiale (deux enfants, deux revenus, que des problèmes de garde)

L’Etat en profite pour réduire, jour après jour, les soutiens mis en place au XXème siècle  au profit des familles nombreuses … la suppression de la carte famille nombreuse tenant, ici, un rôle de symbole.

 

Concrètement :

 

Les mères de famille nombreuses sont 60% à être au foyer (où elles font 60 heures de travail domestique par semaine)

Les plafonds de ressources des prestations familiales sont plus sévères pour elles que que pour celles qui travaillent à l’extérieur

40% des mères de famille nombreuse n’ont jamais eu d’activité professionnelle, 79% des mères de 4 enfants ou plus sont au foyer lorsque le dernier a moins de 3 ans

Pour toucher l’allocation de parent au foyer (appelée PAJE-CLCA), il faut avoir travaillé au moins 2 ans dans les 5 ans qui précèdent la naissance de l’enfant => 60% des mères de famille nombreuse sont éliminées

Un salarié paye en moyenne 580 € par mois de cotisation vieillesse. Une famille qui élève 5 enfants élève 5 cotisants pour les régimes de retraite. 

Leur mère touchera une retraite de 560 €/ mois. Si elle n’avait pas sacrifié sa carrière et n’avait élevé qu’un enfant, elle toucherait 2 175 €/mois.

Les familles nombreuses ont besoin de logements plus grands de sorte que 33% des familles de 4 enfants et plus vivent en surpeuplement.

L’Etat ne donne 330 € d’allocation de logement par mois à un SMICARD pour loger ses 5 enfants … Depuis 10 ans, ces allocations ont complètement décroché des prix du marché

Eloignées de ce fait des centres ville (40% vit en banlieue), elles consomment des grosses voitures

merci pour la TIPP à 65% ! Merci pour le « malus écologique » sur les grosses cylindrées !

Les prestations familiales prennent une place importante dans le budget des familles nombreuses

la perte de pouvoir d’achat des prestations familiales est de 14% depuis l’an 2000 … En 2008, elles n’ont été revalorisées que de 1% alors que l’inflation est proche de 3%

520 000 enfants pauvres vivent dans des fratries de quatre ou davantage

RIEN n’est prévu dans le RSA s’agissant des 2 millions d’enfants pauvres.

 

Ce n’est pas fini !

-          dans 15 jours, les majorations pour âge des allocations familiales vont diminuer (moins 600 € par enfant entre 11 et 16 ans – 3 600 € pour une famille de 6 !)

-          la discussion est ouverte pour savoir comment réduire les rétributions familiales des retraites pour les pères et mères de famille nombreuse.

-          Eric WOERTH a annoncé qu’il comptait faire main basse sur les excédents de la branche famille de la Sécurité Sociale

 

Présenter la France comme LE leader européen en matière de politique familiale est profondément erroné : notre pays ne tient plus que la 8ième place en Europe si l’on rapporte les dépenses consacrées aux enfants et à la famille avec le PIB.

Le (relativement) bon taux de natalité français s’explique largement par l’apport de l’immigration. Sans elle, la fécondité des Françaises « de souche » avoisine les 1,7 enfants par femmes, soit un taux comparable à la Suède ou aux Pays Bas.

 

L’UFE appelle les pouvoirs publics à mener une politique familiale  différenciée, adaptée au mode de vie et aux besoins de familles nombreuses.

 

 NB : Les familles nombreuses (3 enfants et plus) représentent 15% des familles – chiffre stable depuis 30 ans – et les familles « très nombreuses » (4 enfants et plus) sont en régression constate : de 12% des familles en 1975, elles sont passées à 4,1% aujourd’hui (2,9% ont 4 enfants, 0,8% en ont 5 et 0,4% en ont 6 ou plus) Il faudrait 15% de familles de 4 enfants et plus pour assurer le renouvellement des générations. (chiffres DRESS)

 

 

Carte Famille Nombreuse : le roi est nu !

 

Communiqué du 11 avril 2008

 

La pantalonnade provoquée par le projet de suppression de la carte famille nombreuse dévoile crument la réalité : le pouvoir se fiche des familles et il prend ses décisions n’importe comment.

 

La carte famille nombreuse est avant tout un symbole : elle procure, certes, un petit avantage financier (bien  plus modeste qu’en 1921 où elle allait jusqu’à 21 ans). Mais, surtout, elle est le seul « privilège » qui reste encore aux familles nombreuses.

 

Celle-ci savent, à juste titre, qu’elles sont méprisées et exploitées. La seule reconnaissance qu’elles avaient de la valeur de leurs efforts était cette carte.

 

=>    En supprimant la carte, le gouvernement manifeste qu’il se fiche des familles, de la politique familiale et des familles nombreuses en particulier. Dans les milieux bien informés, on le sait depuis longtemps, à force de compter tous les milliards qui passent d’année en année de la poche des familles à celle des malades ou des retraités. Mais les gouvernements précédents n’avait pas eu le culot de l’afficher aussi crument ;

 

=>    En supprimant cette carte, puis en changeant de pied dans une belle cacophonie, en organisant en catastrophe une « concertation » Elyséenne avec les hiérarques de l’UNAF, le gouvernement montre à quel point il prépare sérieusement ses décisions. Nommer une ministre de la famille favorable à l’adoption par les homosexuels et lui confier en première mission la suppression de la carte famille nombreuse, c’est manquer sérieusement de gouvernail et même de bon sens !

 

Devant tant d’ignorance et de maladresse, l’Union des Familles en Europe se propose pour organiser une formation à la politique familiale à l’usage des ministres et de leurs conseillers.

 

Non au "parrainage par les CM2 des enfants de la Shoah

 

Communiqué du 14 février 2008

 

La conservation du souvenir de la Shoah ne peut se faire au détriment de l’équilibre psychique des enfants.

 

A 10 ans, les enfants sont bien trop impressionnables pour qu’on leur confie, de façon aussi personnelle, la charge d’un enfant victime de la Shoah comme vient de le proposer le Président de la République.

 

=>     Comment imaginer qu’un enfant de 10 ans ne soit pas hanté par l’histoire abominable vécue par un autre enfant et dont il aurait à conserver la mémoire ?

=>     qu’il ne cauchemarde pas à l’idée d’être, lui aussi, arraché à ses parents, déporté, asphyxié ou fusillé ?

=>     Comment pourra-t-il vivre avec cette tragédie dont il est irresponsable et qu’il ne peut soulager ?

=>     Quel sens peut-avoir, à un si jeune âge, ce devoir qu’on lui imposerait de porter l’histoire d’un autre enfant ?

 

Il est évident qu’il ne faut pas perdre le souvenir des enfants et des adultes morts, victime des pires bassesses de l’âme humaine.

Mais ce n’est pas aux enfants de CM2 de les porter, personnellement et nominativement.

La charge psychique en est bien trop lourde pour eux. Elle ne peut qu’inscrire, dans leur jeune esprit, une insécurité profonde, une culpabilité inappropriée et même développer des névroses, chez les plus fragiles.

 

Nous autres adultes avons la responsabilité d’assurer la transmission de cette tragédie et d’en expliciter la morale aux jeunes générations. Mais pas n’importe comment.

Les parents réunis au sein l’Union des Familles en Europe sont résolus à protéger leurs enfants de ce projet inconscient de la réalité psychique des gamins de 10 ans.   

 

Rapport Attali & la protection sociale : vieilles recettes, pensée sclérosée

 

Communiqué du 21 janvier 2008

 

Faute d’une analyse sérieuse des fondamentaux de la protection sociale, le rapport Attali ressasse de vieilles lunes telles que la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, la « TVA sociale » ou le recours à l’immigration.

 

Aucun économiste de la protection sociale n’était membre de la commission Attali.

Il est vrai qu’en France, on traite le social sous le seul angle de la charité ou de la bureaucratie !

 

On reste confondu par l’illogisme de ce rapport qui préconise tout à la fois d’avoir recours à l’immigration et de faire des économies sur la politique familiale : comment peut-on ignorer que nos retraites n’ont d’avenir que si des enfants naissent pour les payer ? Comment ne pas voir qu’en basculant des cotisations sur de la TVA, on coupe le lien (déjà trop ténu) entre le droit aux prestations et le travail ?

 

Pourtant, les Français aspirent tous à davantage de protection sociale. Pourtant, la moitié des prélèvements obligatoires lui sont déjà consacrés. Et cette moitié, administrée au doigt mouillé, père lourdement sur la croissance.

 

Or, personne, chez Attali, ne s’est posé LA question : comment rendre compatible un haut niveau de protection sociale et l’économie de marché ?  

 

La piste est pourtant aveuglante dès lors qu’on se livre à une analyse un peu rigoureuse de la réalité :

·        la « solidarité », constamment invoquée, ne concerne, en fait, que 6% des dépenses sociales (le RMI, le handicap, l’enfance en danger, le logement). 

·        l’assurance pèse pour 21% (la couverture maladie du cotisant, le chômage, l’invalidité)

·        c’est le report qui représente 73% des dépenses sociales : le report est le fait d’investir en prévision de ses vieux jours et, une fois vieux, de profiter, en retour, de cet investissement. En économie de la protection sociale, les actifs investissent dans la génération des enfants (via l’éducation nationale, leur couverture maladie, les prestations familiales, leur entretien privé). Une fois adulte, cette génération rembourse sa dette en payant retraite et des soins de santé à ses aînés.

 

 Si cette analyse avait été faite, des pistes de réforme en auraient naturellement découlé :

=> il faut « lier la nature même des régimes de retraite à la constitution du capital humain » écrivait tout récemment Gérard LAFAY dans « Le Figaro »

=> il faut que la contribution de chacun soit individualisable afin qu’il bénéficie d’un juste retour sur son investissement : la protection sociale doit être achetée et non tomber de la main (prétendument) providentielle de l’Etat

=> il faut qu’un contrat clair et équitable soit passé entre les générations afin de mettre fin à l’exploitation des familles et des jeunes travailleurs

=> et il faut bien sûr, marginalement, qu’on assure un minimum décent aux populations défavorisées.  

 

L’Union des Familles en Europe ne peut retenir sa colère en voyant présentées comme innovantes les éternelles recettes sclérosées qui conduisent, depuis 30 ans, notre système de protection sociale à la ruine.   

 

+ 4% pour le gaz ; + 1% pour les allocations familiales

 

Communiqué du 30 décembre 2007

 

Cette année encore, les allocations familiales sont sous-revalorisées … de sorte qu’elles sont de plus en plus marginales dans le budget des familles

 

La stricte indexation des prestations familiales sur les prix, prétendument appliquée chaque année, a grignoté le pouvoir d’achat réel des allocations familiales dans des proportions considérables.

Voici,  en équivalent pouvoir d’achat (c'est-à-dire par rapport aux salaires), ce qu’elles représentaient il y a 54 ans :

 

 

PF mensuelles en 1954

PF mensuelles en 2008

famille 1 enfant

 

 

ouvrière

70 €

0  €

profession intermédiaire

70 €

0 €

cadre moyen

70 €

0 €

famille 2 enfants

 

 

ouvrière

464 €

120 €

profession intermédiaire

464 €

120 €

cadre moyen

464 €

120 €

famille 3 enfants

 

 

ouvrière

781 €

431 €

profession intermédiaire

781 €

431 €

cadre moyen

781 €

274 €

famille 4 enfants

 

 

ouvrière

1009 €

585 €

profession intermédiaire

1009 €

585 €

cadre moyen

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