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Communiqués de
presse récents
- le salaire du parent au foyer doit être payé à son
juste prix (communiqué du 9 mai 2008)
- les économies sur les AF seront recyclées au
profit des retraités (28 avril 2008)
- GROS mensonge du gouvernement
(communiqué du 16 avril 2008)
- au 1ier mai, les allocations familiales vont diminuer
(communiqué du 14 avril 2008)
-
les familles nombreuses, oubliées de la politique familiale
(communiqué du 13 avril 2008)
- carte de famille nombreuse : le roi est nu !
(communiqué du 11 avril 2008)
- non au "parrainage" par les CM2 des enfants de la
Shoah (communiqué du 14 février 2008)
- le rapport Attali : vieilles recettes, pensée
sclérosée (communiqué du 21 janvier
2008)
- + 4% pour le gaz; + 1% pour les allocations
(communiqué du 30 décembre 2007)
- Pour sortir de la famille standardisée à 2 enfants
(communiqué du 28 décembre 2007)
- L'UNAF à nouveau condamnée
(communiqué du 26 septembre 2007)
- franchise médicale : pourquoi 16 ans ? (communiqué du 24 septembre 07)
- déduction des intérêts d'emprunt : comment rétablir
l'égalité (communiqué du 22 août 07)
- les effectifs de l'UNAF continuent de fondre
(communiqué du 9 août 07)
- OUI à un conseil d'orientation des politiques
familiales (communiqué du 7 août 07)
-
pauvreté des enfants : quelles mesures urgentes ?
(communiqué du 9 juillet 07)
-
emprunts immobiliers : des annonces prometteuses ... mais
(communiqué du 6 juin 2007)
-
intérêts des emprunts immobiliers : créons un crédit d'impôt
(communiqué du 31 mai 2007)
- l'allocation au premier enfant : oui, sans modulation
! (communiqué du
12 mars 2007)
- dotation financière aux jeunes adultes : un
peu de bon sens ! (communiqué du 8 janvier 2007)
- 20000 naissances de plus en 2006 malgré une politique
familiale atone
(communiqué du 28 décembre 2006)
- encore une conférence de la famille consacrée à la
pluie et au beau temps (20
décembre 2006)
- l'instauration d'un salaire du parent au foyer répond
à une réelle attente (2
décembre 2006)
- garde des jeunes enfants : les engagements n'ont pas
été tenus (6 novembre 2006)
-
Sécurité Sociale : la Cour des Comptes désavouée par le Conseil d'Etat
(13 septembre 2006)
-
Non à une PPE encore plus inéquitable!(Communiqué
du 29 août 2006)
-
publicité trompeuse à la CNAF
(communiqué du 23 août 2006)
-
bourses
étudiantes : bravo, Monsieur Wauquiez !
(communiqué du 6 juillet 2006)
-
solidarité à sens unique pour la génération chouchou
(communiqué du 3 juillet 2006)
- hypocrite déficit de la branche famille
(communiqué du 8 juin 2006)
-
Minable
carte Famille nombreuse ! (communiqué du
16 mai 2006)
-
Rien pour les enfants pauvres dans le Plan sur
l'exclusion
(communiqué du 12 mai 2006)
Le salaire
du parent au foyer doit être payé à son juste prix
Communiqué du 9 mai 2008
Selon l’association américaine « salary.com », le travail parental
vaut 76 000 euros annuel.
En
France, cela représente, au bas mot, 96 milliards d’euros, soit
22% des dépenses de préparation des retraites. C’est pourquoi,
l’opinion publique est très favorable au salaire du parent au
foyer.
Deux
enquêtes montrent que l’opinion publique souhaite l’instauration
d’un salaire parental :
* En 2005, l’Union des Familles
en Europe avait interrogé 550 parents, majoritairement des
jeunes et de toutes catégories sociales, s’ils étaient «pour ou
contre le salaire du parent au foyer ? ». 73 %
souhaitaient l’instauration d’un salaire pour le parent au foyer
dès l’arrivée du premier enfant. L’idée faisait un tabac chez les
ouvriers et employés (79 % pour), et chez les jeunes couples (86 %
des moins de 30 ans sont pour) La demande était encore plus forte
pour un salaire à partir du 3ième enfant : 88 %
d’opinion favorables.
* En décembre 2006, un sondage
IFOP pour "Valeurs Actuelles" a aboutit au même résultat :
"l’instauration d’un revenu parental pour les mères au foyer”
était plébiscitée par 83 % des 800 sympathisants de droite
interrogés (36 % "plutôt favorables", 47 % "tout à fait
favorables").
Pourquoi ?
* Parce que l’opinion considère que
l’éducation des enfants est une tâche noble et utile. L’inquiétude
liée à la délinquance et la mauvaise éducation des jeunes se
nourrit de l’idée qu’ils ne sont pas assez encadrés à la maison. (cf
enquête UFE sur la fessée)
*
Parce que l’opinion a bien
conscience que les travaux ménagers et éducatifs ont une valeur
économique : en effet, selon les calculs du Pr BICHOT, chaque
enfant coûte, à ses parents, 493 heures de travail domestique et
éducatif par an. Valorisé au SMIC (sans compter les heures
supplémentaires), cela représente 96 milliards d’euros par an.
A qui
profite ce travail ?
- individuellement à l’enfant :
l’éducation reçue lui permettra, adulte, de gagner sa vie
- collectivement à l’ensemble des
actifs d’aujourd’hui qui comptent sur cet enfant pour leur payer
une retraite. En répartition, en effet, les cotisations
vieillesse ne servent pas à la préparation des
retraites puisqu’elles sont immédiatement dépensées par les
retraités. Ce qui prépare les retraites, c’est l’argent et le
travail domestique qui est investi dans les enfants.
Le travail au foyer représente 22%
du coût annuel de la préparation des retraites.
Qui
l’effectue ? On sait que
les tâches ménagères « de base » sont effectuées à 80% par les
femmes et que les comportements changent très peu : depuis 10
ans, les hommes n’ont augmenté leur contribution que d’une demi
heure par semaine. L’égalité pour 2050 ?
Comment
ce travail est-il valorisé ?
* Magali, comptable ayant élevé
un enfant aura droit à 2 150 € de retraite mensuelle. Anémone qui
en a élevé 5 au mépris de sa carrière de comptable ne recevra que
560 € par mois de retraite
(sources : m@rel)
*
Les plafonds de ressources
sont plus durs pour les familles où la mère est au foyer que pour
les ménages double actifs.
* 86 % des bénéficiaires de la
retraite anticipée prévue par la réforme Fillon sont des hommes et
14 % des femmes. Pourquoi une telle inégalité ? Parce que les
années validées par enfant et celles cotisées au titre de
l’Assurance Vieillesse des parents au foyer ne comptent pas. Mais
le service militaire compte, rassurons-nous !
L’Union des
Familles en Europe demande que le travail des parents au foyer
soit valorisé soit par un salaire parental, soit pas des droits à
la retraite sérieux.
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Les
économies faites sur les allocations familiales seront recyclées
au profit des retraités
Communiqué du 16 avril 2008
Le document d’orientation des retraites, rendu
public le 28 avril 2008, est très clair : les économies faites sur
les majorations pour âge des prestations familiales vont servir à
décharger la branche vieillesse d’une partie de son déficit.
Ce document indique que : « Les
majorations de pension pour enfants sont des avantages
non-contributifs de retraite qu’il peut sembler logique de
prendre en charge dans le cadre de la politique familiale.
L’amélioration de la situation financière de la branche famille
permet aujourd’hui de poursuivre le processus de prise en charge
par la CNAF de ces majorations ou d’autres avantages familiaux de
retraite ».
Depuis 2002/2004, effet, la CNAF se
décharge sur la branche famille de 60% des rétributions
familiales qu’elle verse aux retraités ayant élevé plus de 3
enfants. Cela représente 2,4 milliards d’euros.
*
La
moitié de cette somme a été mise à charge de la branche famille
par le gouvernement Jospin en 2002, sous les huées de la droite
qui avait même saisi le conseil constitutionnel.
* La seconde moitié a été
transférée en 2004 par le gouvernement Raffarin, sous les lazzi de
la gauche.
Or, ce transfert est totalement
injustifié, comme
l’indiquait la commission des affaires familiales du Sénat fin
2007 : « Ces majorations ne sont pas des prestations familiales
et leur financement par la branche famille est donc totalement
injustifié », précisant que « leur lien avec la politique
familiale est inexistant ».
En effet, ces majorations sont strictement contributives
puisque les régimes de retraite n’ont d’avenir que si des enfants
sont mis au monde et élevés pour en devenir les cotisants de
demain. Ceux qui ont élevé davantage de cotisants que les autres
ont donc, naturellement, droit à une contrepartie à cet effort.
Cette contrepartie est d’autant plus légitime que les ménages qui
élèvent une famille nombreuse ont une retraite généralement bien
inférieure à la moyenne. La mère, en effet, sacrifie souvent sa
carrière pour élever ses enfants … qui paieront les pensions des
autres.
Le gouvernement parviendra-t-il à ce
(nouveau) tour de passe-passe ?
-
il lui faudra surmonter la
volonté des députés et des sénateurs
qui s’opposent à ce transfert et estiment que
«Les majorations de pension pour
enfants doivent être retransférées à la branche vieillesse »
-
il lui faudra aussi
surmonter le Conseil Constitutionnel
qui estime que ce transfert ne peut être que partiel. En effet,
saisi par les sénateurs de droite, dans sa décision du n° 2001-453
DC du 18 décembre 2001 sur la loi de financement de la Sécurité
sociale pour 2002, il a jugé qu’« eu égard au montant limité du
transfert de charges critiqué, l'article 60 ne porte pas
atteinte à l'égalité entre familles selon qu'elles élèvent des
enfants ou qu'elles l'ont fait dans le passé »
L’UFE, pour sa part, observe que
la politique familiale du gouvernement est extrêmement constante,
droite et gauche confondue : année après année, l’argent destinée
aux familles passe dans la poche des retraités.
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Gros
mensonge du Gouvernement!
35 millions de dépenses
supplémentaires pour la garde des petits enfants versus 138 millions
d’économie sur les adolescents : Cherchez l’arnaque !
Communiqué du 16 avril 2008
Pris
la main dans la poche des familles, le gouvernement prétend que l’argent
économisé sur les majorations des allocations familiales servira à
améliorer la PAJE, destinée à la garde de jeunes enfants…
Cette amélioration consiste en une revalorisation de 50 euros de la PAJE
pour les familles les plus modestes qui font garder leur enfant par une
nourrice.
Certes,
il y a bien une petite amélioration de prévue mais elle ne coûte que 35
millions d’euros alors que l’économie sur les majorations en rapporte
138 !!!
(chiffres
CNAF)
Quant
au « choix » entre garde d’enfants et adolescents, il est éminemment
contestable : la part des prestations consacrée aux 0-3 ans est passée
de 23% en 1990 à 35% en 2005.
Or,
la
Cour des Comptes a tiré la sonnette d’alarme sur la situation des
familles avec adolescents :
« Les études
relatives à la pauvreté chez les enfants font apparaître que le taux de
pauvreté, après transferts, des 15-17 ans est plus élevé que celui des
enfants de moins de 3 ans et des enfants de 3-14 ans (12 % contre
respectivement 5 % et 7 % à 9 %) ».
La
Cour des Comptes ajoute : « L’insuffisante
compensation du coût de l’adolescent peut être mise en balance avec la
compensation relativement généreuse du coût du jeune enfant »
L’Union
des Familles en Europe dénonce aussi la complaisance des associations
familiales subventionnées
qui ne protestent contre ces économies que du bout des lèvres : la
Ministre de la Famille a déclaré sur TF1 ce soir que, dans son bureau,
la baisse des majorations familiales avait été validée par le président
de l’UNAF en échange d’une « remise à plat ».
Seule association à
s’être insurgée véritablement contre la baisse des allocations
familiales, l’UFE refuse qu’on enfume les familles. Elle les engage
à signer la pétition en ligne sur son site et en appelle aux députés que
la baisse des allocations familiales semble émouvoir.
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AU
1ier mai, les allocations familiales vont diminuer
Communiqué du 14 avril 2008
La
« réforme » des majorations pour âge des allocations familiales va
pénaliser 4,8 millions de familles en leur faisant perdre 600 € par enfant
Depuis les années 60, les
allocations familiales sont majorées lorsque l’enfant grandit. Un
supplément de 34 euros est versé à compter du 11ième
anniversaire. Il est remplacé par un supplément de 60 euros au 16ième
anniversaire.
Au 1ier mai 2008,
ces deux majorations seront remplacées par une majoration unique de 60
euros versée au 14ième anniversaire de l’enfant.
ð
Bilan pour les
familles, 586 euros de moins par enfant
ð
Bilan pour le
gouvernement : 140 millions d’euros d’économies (soit le
double de que qui était
attendu sur la suppression de la carte famille nombreuse)
Il faut savoir qu’en plus,
les allocations familiales ne cessent de perdre du pouvoir d’achat : elles
ont décroché de 22 % par rapport aux revenus depuis 1985, de 14% depuis
l’an 2000 … Elles ont même perdu 3% par rapport aux prix !
Dans ces conditions, cette
nouvelle économie aux dépens de familles est particulièrement
inacceptable.
L’Union
des Familles en Europe lance une pétition nationale contre cette
(nouvelle) mesure d’économie.
Les familles n’acceptent plus
d’être ainsi la cible d’économies incessantes. Si les régimes de retraite
ont un avenir, c’est grâce à elles !
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Les familles
nombreuses, oubliées de la politique familiale
Communiqué du 13 avril 2008
Selon le « prêt à
penser » actuel en matière de politique familiale, le principal
problème des familles est celui de la garde des jeunes enfants.
On a oublié que les
familles nombreuses ont de tout autres besoins. La préférence
donnée aux autres modèles familiaux se traduit pour elles par de
nombreuses discriminations.
Le mode de vie différent
des familles nombreuses fait d’elles les victimes du nouveau
« prêt à penser » en matière de politique familiale (deux
enfants, deux revenus, que des problèmes de garde)
L’Etat en profite pour réduire,
jour après jour, les soutiens mis en place au XXème
siècle au profit des familles nombreuses … la suppression de la
carte famille nombreuse tenant, ici, un rôle de symbole.
Concrètement :
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Les mères de famille nombreuses sont 60% à être au foyer (où
elles font 60 heures de travail domestique par semaine) |
Les plafonds de ressources des prestations familiales sont
plus sévères pour elles que que pour celles qui travaillent
à l’extérieur |
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40% des mères de famille nombreuse n’ont jamais eu
d’activité professionnelle, 79% des mères de 4 enfants ou
plus sont au foyer lorsque le dernier a moins de 3 ans |
Pour toucher l’allocation de parent au foyer (appelée PAJE-CLCA),
il faut avoir travaillé au moins 2 ans dans les 5 ans qui
précèdent la naissance de l’enfant => 60% des mères de
famille nombreuse sont éliminées |
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Un salarié paye en moyenne 580 € par mois de cotisation
vieillesse. Une famille qui élève 5 enfants élève 5
cotisants pour les régimes de retraite. |
Leur mère touchera une retraite de 560 €/ mois. Si elle
n’avait pas sacrifié sa carrière et n’avait élevé qu’un
enfant, elle toucherait 2 175 €/mois. |
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Les familles nombreuses ont besoin de logements plus grands
de sorte que 33% des familles de 4 enfants et plus vivent en
surpeuplement. |
L’Etat ne donne 330 € d’allocation de logement par mois à un
SMICARD pour loger ses 5 enfants … Depuis 10 ans, ces
allocations ont complètement décroché des prix du marché |
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Eloignées de ce fait des centres ville (40% vit en
banlieue), elles consomment des grosses voitures |
merci pour la TIPP à 65% ! Merci pour le
« malus écologique » sur les grosses cylindrées ! |
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Les prestations familiales prennent une place importante
dans le budget des familles nombreuses |
la perte de pouvoir d’achat des prestations familiales est
de 14% depuis l’an 2000 … En 2008, elles n’ont été
revalorisées que de 1% alors que l’inflation est proche de
3% |
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520 000 enfants pauvres
vivent dans des fratries de quatre ou davantage |
RIEN n’est prévu dans le RSA s’agissant des 2 millions
d’enfants pauvres. |
Ce n’est pas fini !
-
dans 15 jours, les
majorations pour âge des allocations familiales vont diminuer
(moins 600 € par enfant entre 11 et 16 ans – 3 600 € pour une
famille de 6 !)
-
la discussion est
ouverte pour savoir comment réduire les rétributions familiales
des retraites pour les pères et mères de famille nombreuse.
-
Eric WOERTH a annoncé
qu’il comptait faire main basse sur les excédents de la branche
famille de la Sécurité Sociale
Présenter la France comme LE
leader européen en matière de politique familiale est
profondément erroné :
notre pays ne tient plus que la 8ième place en Europe
si l’on rapporte les dépenses consacrées aux enfants et à la
famille avec le PIB.
Le (relativement) bon taux de
natalité français s’explique largement par l’apport de
l’immigration. Sans elle,
la fécondité des Françaises « de souche » avoisine les 1,7 enfants
par femmes, soit un taux comparable à la Suède ou aux Pays Bas.
L’UFE appelle les pouvoirs publics à
mener une politique familiale différenciée, adaptée au mode de
vie et aux besoins de familles nombreuses.
NB :
Les familles nombreuses (3 enfants et plus) représentent 15% des
familles – chiffre stable depuis 30 ans – et les familles « très
nombreuses » (4 enfants et plus) sont en régression constate :
de 12% des familles en 1975, elles sont passées à 4,1%
aujourd’hui (2,9% ont 4 enfants, 0,8% en ont 5 et 0,4% en ont 6
ou plus) Il faudrait 15% de familles de 4 enfants et plus pour
assurer le renouvellement des générations. (chiffres DRESS)
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Carte
Famille Nombreuse : le roi est nu !
Communiqué du 11 avril 2008
La pantalonnade provoquée par le projet de suppression de la carte
famille nombreuse dévoile crument la réalité : le pouvoir se fiche
des familles et il prend ses décisions n’importe comment.
La carte famille
nombreuse est avant tout un symbole : elle procure, certes, un
petit avantage financier (bien plus modeste qu’en 1921 où elle
allait jusqu’à 21 ans). Mais, surtout, elle est le seul
« privilège » qui reste encore aux familles nombreuses.
Celle-ci savent, à
juste titre, qu’elles sont méprisées et exploitées. La seule
reconnaissance qu’elles avaient de la valeur de leurs efforts
était cette carte.
=>
En
supprimant la carte, le gouvernement manifeste qu’il se fiche des
familles, de la politique familiale et des familles nombreuses en
particulier. Dans les milieux bien informés, on le sait depuis
longtemps, à force de compter tous les milliards qui passent
d’année en année de la poche des familles à celle des malades ou
des retraités. Mais les gouvernements précédents n’avait pas eu le
culot de l’afficher aussi crument ;
=>
En
supprimant cette carte, puis en changeant de pied dans une belle
cacophonie, en organisant en catastrophe une « concertation »
Elyséenne avec les hiérarques de l’UNAF, le gouvernement montre à
quel point il prépare sérieusement ses décisions. Nommer une
ministre de la famille favorable à l’adoption par les homosexuels
et lui confier en première mission la suppression de la carte
famille nombreuse, c’est manquer sérieusement de gouvernail et
même de bon sens !
Devant tant
d’ignorance et de maladresse, l’Union des Familles en Europe se
propose pour organiser une formation à la politique familiale à
l’usage des ministres et de leurs conseillers.
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Non au "parrainage par les CM2 des enfants de la Shoah
Communiqué du 14 février 2008
La conservation du souvenir de la Shoah ne peut se faire au
détriment de l’équilibre psychique des enfants.
A 10 ans, les enfants sont bien trop
impressionnables pour qu’on leur confie, de façon aussi
personnelle, la charge d’un enfant victime de la Shoah comme vient
de le proposer le Président de la République.
=> Comment
imaginer qu’un enfant de 10 ans ne soit pas hanté par l’histoire
abominable vécue par un autre enfant et dont il aurait à conserver
la mémoire ?
=> qu’il ne
cauchemarde pas à l’idée d’être, lui aussi, arraché à ses parents,
déporté, asphyxié ou fusillé ?
=> Comment
pourra-t-il vivre avec cette tragédie dont il est irresponsable et
qu’il ne peut soulager ?
=> Quel sens
peut-avoir, à un si jeune âge, ce devoir qu’on lui imposerait de
porter l’histoire d’un autre enfant ?
Il est évident qu’il ne faut pas
perdre le souvenir des enfants et des adultes morts, victime des
pires bassesses de l’âme humaine.
Mais ce n’est pas aux enfants de CM2
de les porter, personnellement et nominativement.
La charge psychique en est bien trop
lourde pour eux. Elle ne peut qu’inscrire, dans leur jeune esprit,
une insécurité profonde, une culpabilité inappropriée et même
développer des névroses, chez les plus fragiles.
Nous autres adultes avons la
responsabilité d’assurer la transmission de cette tragédie et d’en
expliciter la morale aux jeunes générations. Mais pas n’importe
comment.
Les parents réunis au sein l’Union
des Familles en Europe sont résolus à protéger leurs enfants de ce
projet inconscient de la réalité psychique des gamins de 10 ans.
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Rapport Attali & la protection sociale : vieilles recettes, pensée
sclérosée
Communiqué du 21 janvier 2008
Faute d’une
analyse sérieuse des fondamentaux de la protection sociale, le
rapport Attali ressasse de vieilles lunes telles que la mise sous
conditions de ressources des allocations familiales, la « TVA
sociale » ou le recours à l’immigration.
Aucun économiste de la protection sociale n’était membre de la
commission Attali.
Il
est vrai qu’en France, on traite le social sous le seul angle de
la charité ou de la bureaucratie !
On reste confondu par l’illogisme de
ce rapport qui préconise tout à la fois d’avoir recours à
l’immigration et de faire des économies sur la politique
familiale : comment peut-on ignorer que nos retraites n’ont
d’avenir que si des enfants naissent pour les payer ? Comment ne
pas voir qu’en basculant des cotisations sur de la TVA, on coupe
le lien (déjà trop ténu) entre le droit aux prestations et le
travail ?
Pourtant, les Français aspirent tous
à davantage de protection sociale. Pourtant, la moitié des
prélèvements obligatoires lui sont déjà consacrés. Et cette
moitié, administrée au doigt mouillé, père lourdement sur la
croissance.
Or, personne, chez Attali, ne s’est
posé LA question :
comment
rendre compatible un haut niveau de protection sociale et
l’économie de marché ?
La piste est pourtant aveuglante dès
lors qu’on se livre à une analyse un peu rigoureuse de la
réalité :
·
la « solidarité »,
constamment invoquée, ne concerne, en fait, que 6% des dépenses
sociales (le RMI, le handicap, l’enfance en danger, le logement).
·
l’assurance
pèse pour 21% (la couverture maladie du cotisant, le chômage,
l’invalidité)
·
c’est
le report qui
représente 73% des dépenses sociales : le report est le fait
d’investir en prévision de ses vieux jours et, une fois vieux, de
profiter, en retour, de cet investissement. En économie de la
protection sociale, les actifs investissent dans la génération des
enfants (via l’éducation nationale, leur couverture maladie, les
prestations familiales, leur entretien privé). Une fois adulte,
cette génération rembourse sa dette en payant retraite et des
soins de santé à ses aînés.
Si cette
analyse avait été faite, des pistes de réforme en auraient
naturellement découlé :
=> il faut « lier la nature
même des régimes de retraite à la constitution du capital humain »
écrivait tout récemment Gérard LAFAY dans « Le Figaro »
=> il faut que la contribution de
chacun soit individualisable afin qu’il bénéficie d’un juste
retour sur son investissement : la protection sociale doit être
achetée et non tomber de la main (prétendument) providentielle de
l’Etat
=> il faut qu’un contrat clair et
équitable soit passé entre les générations afin de mettre fin à
l’exploitation des familles et des jeunes travailleurs
=> et il faut bien sûr,
marginalement, qu’on assure un minimum décent aux populations
défavorisées.
L’Union des
Familles en Europe ne peut retenir sa colère en voyant présentées
comme innovantes les éternelles recettes sclérosées qui
conduisent, depuis 30 ans, notre système de protection sociale à
la ruine.
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+ 4%
pour le gaz ; + 1% pour les allocations familiales
Communiqué du 30 décembre 2007
Cette
année encore, les allocations familiales sont sous-revalorisées … de sorte
qu’elles sont de plus en plus marginales dans le budget des familles
La stricte indexation des prestations familiales sur les
prix, prétendument appliquée chaque année, a grignoté le pouvoir d’achat
réel des allocations familiales dans des proportions considérables.
Voici, en équivalent pouvoir d’achat
(c'est-à-dire par rapport
aux salaires), ce qu’elles représentaient il
y a 54 ans :
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PF
mensuelles en 1954 |
PF
mensuelles en 2008 |
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famille 1 enfant |
|
|
|
ouvrière |
70 € |
0 € |
|
profession intermédiaire |
70 € |
0 € |
|
cadre moyen |
70 € |
0 € |
|
famille 2 enfants |
|
|
|
ouvrière |
464 € |
120 € |
|
profession intermédiaire |
464 € |
120 € |
|
cadre moyen |
464 € |
120 € |
|
famille 3 enfants |
|
|
|
ouvrière |
781 € |
431 € |
|
profession intermédiaire |
781 € |
431 € |
|
cadre moyen |
781 € |
274 € |
|
famille 4 enfants |
|
|
|
ouvrière |
1009 € |
585 € |
|
profession intermédiaire |
1009 € |
585 € |
|
cadre moyen |
< | | |